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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:44
cosplayADAMAS, milliardaire cynique et haï de tous, rachète une ancienne gloire de l’industrie au bord de la faillite : 1T. Le redoutable prédateur déclare vouloir la détruire. Cela n’a aucun sens. Le même jour, par un invraisemblable concours de circonstances, KATIE DÛMA parvient à se faire recruter par 1T. Comme les trois mille autres employés, KATIE est invitée à plonger dans l’univers virtuel du COSPLAY : un jeu de masques où chacun agit et communique sous le couvert de l’anonymat. Le COSPLAY n’a pas de règles : ce jeu de simulation prône une liberté totale. Protégé par son masque, chacun révèle sa véritable humanité : calomnies, délations et règlements de compte se déchaînent dans une explosion de violence sans précédent. Le COSPLAY est la bombe envoyée par ADAMAS pour anéantir 1T. Mais depuis l’intérieur du jeu, KATIE organise la résistance.

Cosplay est un roman qui se situe dans un futur proche et différent. Des catastrophes ont bouleversé le monde et seuls les habitants de la Capitale ont été épargnés. Un mur entoure la cité et au-delà de ce mur, la Zone, les populations s'entassent. Un requin de la finance, Zoran Adamas, rachète 1T, une société qui invente et fabrique des nouvelles technologies. Son objectif est de la détruire en obligeant les employés à jouer à un jeu vidéo, le Cosplay.
Il est difficile de résumer ce pavé tellement dense mais le récit, bien écrit, pr ésente une multitude de personnages bien construit. Le rôle du jeu vid éo est très important dans cette histoire et va bien sûr bien au-del à du simple jeu. Il révèle les personnages du roman, les caractères, les talents, les compétences. En faisant participer des personnes à ce jeu, Zoran Adamas donne une chance aux employés de la société 1T de se montrer tels qu'ils sont, sous un masque. Premièrement, en choisissant le masque qu'ils voudront porter et quel héros ou personnage mythique par lequel ils souhaiteront être représentés, puis deuxièmement, sans la crainte de représailles dans le monde réel, dans l'anonymat, se r évéler, être le poltron ou le meneur, être l'inventeur ou l'abruti.
Bien sûr, par ce roman, l'auteur émet une critique assez vive sur la société qui nous entoure. Il est possible qu'il persiste encore quelques entreprises dans lesquelles les bassesses permettent à des hommes et des femmes de progresser dans la hiérarchie malgré leur incompétence, mais j'espère qu'elles ne sont qu'une infime partie, en revanche, il est "agréable" de constater que le monde politique d'aujourd'hui fonctionne toujours comme au temps du moyen-âge. De bonnes connaissances, être l'héritier de, baisser son pantalon ou soulever la jupe, ont l'air d'être des pratiques courantes.
Finalement, l'auteur dénonce ces pratiques féodales pour un monde où la méritocratie y régnerait au détriment des mauvais et des escrocs.
Un roman qui se lit avec plaisir, qui donne envie que ce genre d'idées émerge et prenne son essor dans toutes les couches de la société, à tous les niveaux, dans les petites entreprises, dans la fonction publique ou dans quelques ministères. Il y en aurait bien besoin.
Un bon roman à lire, contrairement à ce que prétend le Videl du Nouvel Obs.
Je remercie Babelio et HC éditions pour ce partenariat.
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babelio
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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:28

kaddishDeux hommes, une nuit de l’été 1957, en pleine guerre d’Algérie. Ils ont le même âge, sont nés dans la même région. Le premier, orphelin de père, vit loin de la géhenne coloniale. Il sait manier les mots : ses phrases sont comme des coups de poing. Le second, ancien matelot, est un homme plongé dans la misère et la violence du temps. Le premier s’appelle Albert Camus. Le second est le grand-père du narrateur. Ils sont « frères de bled et de tourment ».

 

Ce livre est un hommage, un magnifique hommage à l'homme qui fut son grand-père, mort pendant la guerre d'Algérie. Ce récit se refuse de devenir un roman, l'auteur recherchant l'authenticité. Il parle de cet homme qu'il n'a pas connu, dont sa mère n'a plus de souvenir. Ce kaddish est un retour aux sources, en Algérie, l'Algérie, colonie française, qui cherche à s'émanciper d'un état qui la fait ployer, qui l'humilie, qui ne la respecte pas. Ce kaddish est pour l'auteur une manière de remercier cet inconnu qu'est son grand-père. Ils ont le même sang, peut-être même se ressemblent-ils, et des questions qui le taraudent, il cherche une réponse, une explication.

Ce kaddish est écrit avec finesse, l'auteur manie les mots avec justesse, la lecture en devient délicieuse. Il en ressort un amour puissant, profond, hérité. Un amour pour ce pays d'Afrique, de l'autre côté de la Mediterranée, l'Algérie. Un amour pour la famille, le grand-père mort il y a très longtemps maintenant, la grand-mère qui vécut dans le deuil, et surtout pour sa propre mère, un hommage pour l'homme qu'elle n'a pas connu, tant adoré, mais qui ne revint jamais de cette guerre.

Emmanuel Ruben écrit tel un Tahar Ben Jelloun.

Je remercie Libfly et Les éditions du sonneur pour ce partenariat.

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voiedesindés2013

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