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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:46

elricfindestempsVous voulez suivre Elric dans sa quête éternellement recommencée à la pointe de Stormbringer, son infidèle épée ? C'est l'occasion : le voici englouti dans une fracture du continuum, affrontant les habitants de la fin des temps... ou les derniers Danseurs, qui sont assez puissants pour changer leur univers à volonté (ce qui peut devenir lassant)... ou même les Seigneurs du Chaos qui, raillant les lois de la vérité, mettent les intrus au défi de les distraire par leur bons mots. Car au terme du temps, au bout de l'univers, au-delà des plus lointaines limites, il y a la dérision ! Elle vous suivra jusqu'à une courte aventure que l'empereur déchu, porteur d'une épée affamée, n'aurait jamais osé illustrer : ce héros bien composite sera-t-il capable de donner le bonheur à sa dulcinée par la force de tous ses membres ? Et vous refermerez le volume, marqué à jamais par la Chose de Pierre.

 

Ce dernier roman de la saga d'Elric est un recueil de quelques nouvelles se situant dans l'univers d'Elric ou dans un univers similaire.
La première nouvelle consiste plutôt à traiter Elric comme sortant de l'esprit de personnes, Elric étant finalement le fruit de l'imagination débordante. Ce personnage qui l'imagine essaye de lui fournir une histoire, un quête, un but dans la vie.
La deuxième nouvelle se déroule dans un univers dont le héros se nomme Sojan. Un mercenaire qui traverse les continents pour découvrir le monde et le sauver à sa manière. Ses découvertes sur les origines de l'homme sont la suite logique que nous pouvons donner à Elric. La dernière nouvelle, qui ne fait que quelques pages, se termine sur une chute humoristique.
L' écriture de Michael Moorcock est devenu au fil de ses romans de plus en plus accomplie. En revanche, ces nouvelles sont assez décevantes. En toute honnêteté, elles ne méritaient pas une édition, encore moins une proposition de leur auteur. Elle sont sans intérêt et n'apporte rien de plus à la saga d'Elric, sauf à montrer son créateur s'en moquer ouvertement.
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 08:52

 

stormbringer-copie-1Et ce fut l'Ère des jeunes Royaumes. Des héros se dressèrent. Des prophéties s'accomplirent. Près du Désert des Larmes, Elric au funeste renom crut trouver un sursis en compagnie d'une femme. Le Chaos et la Loi rassemblaient leurs forces en vue de l'assaut. Qui serait l'ultime victime ? Le prince albinos regardait la lame noire qu'il avait tant haïe ; elle avait tué ses amis et ses maîtresses, volé leurs âmes pour soutenir ses forces évanescentes. Cette fois elle voudrait plus. Il se sentait nargué. Alors il crut entendre un rire sauvage emplissant l'univers des échos de sa joie impie. Et quand vint l'heure, il comprit que c'était dérisoirement simple, et qu'il savait depuis toujours.

Ce roman est le dernier de la saga d'Elric. L'empereur de Melniboné apprend enfin quel est son destin, destin lié à celui de la Terre, aire de jeu des Dieux. Elric et son âme soeur, son épée Stormbringer, liés dans un destin tragique.
Le Chaos est en train de prendre le dessus, mais Elric va devoir le combattre, lui-même fils du Chaos, pour établir une nouvelle destinée.
Notre héros albinos a trouvé la paix auprès de sa femme mais le Théocrate de Pan-Tang a sign é un pacte odieux avec les Dieux du Chaos qui est en train de submergé le monde. Seul Elric va pouvoir le combattre en s'alliant avec les Dieux de la Loi.
Ce destin est étrangement lié à l'épée Stormbringer, douée d'une intelligence, oeuvrant en réalité pour le destin. Elle est celle qui aura tué Cymoril, mais aussi nombre d'amis d'Elric. Dans ce récit, encore une fois, elle prend la vie aux êtres chers d'Elric.
Les dernières lignes sont tragiques et Elric atteint enfin la plénitude en comprenant pourquoi est-il né, et quel est son vrai destin.
Ce roman est certainement le meilleur et le plus abouti de la saga. Il est bien structuré et finit comme il doit finir, contrairement à de quantités de romans dont la fin est décevante.
Une saga finalement assez inégale mais dont on gardera quelques parties, chapitres ou récits complets, vraiment intéressants.
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:24

lepeenoireLe sorcier fou, revenu de l'enfer sain et sauf, frissonnait de peur, il voyait un peu l'avenir et savait qu'Elric l'attaquerait. Alors il nomma la créature et elle s'éveilla. Bientôt elle goûterait l'appétissante saveur de l'âme humaine. La plainte du Géant du vent déchaîna le chaos sur toute la Terre, l'épée d'Elric se leva et s'abattit en hurlant un chant de mort. Partout les combattants luttaient, saignaient et mouraient. L'épée noire, échappant au prince albinos, prenait racine dans les chairs et gémissait de plaisir en lapant la substance des vivants. Elric n'était pas responsable, il jouait son rôle, il était le Porte-Epée.

 

Ce roman de la saga d'Elric est divisé en plusieurs parties qui sont autant de nouvelles. Les premières nouvelles nous content un Elric toujours en proie à ses doutes et ses faiblesses, la dernière nouvelle est différente puisque d'Elric, il n'en ai fait la mention qu'une seule fois. L'archer rouge étant le personnage principal.
Dans les premières nouvelles, Elric tente de trouver la paix et réalise un rêve qu'il ne pensait ne pas pouvoir réaliser. Premièrement, il trouve l'amour et la quiétude auprès de sa princesse. Accompagné de Tristelune, il parvient à repousser une dernière fois les assauts du sorcier de Pan-Tang, mais surtout, il arrive à se passer de sa noire épée, Stormbringer.
Ces nouvelles nous permettent de découvrir un personnage qui évolue vers la paix. L'écriture est différente, encore plus mature que les épisodes précédents et surtout le récit est mieux construit, se rapprochant plus d'un vrai style fantasy.
La dernière nouvelle traite de la sauvegarde de Tanelorn avec des aspects un peu nébuleux mais dont les explications le sont beaucoup moins que d'habitude.
Ce roman est intéressant même si ce n'est pas le meilleur de la saga. Il nous permet de découvrir un héros évoluant dans son esprit et ses aspirations. L'écriture est plus mature ainsi que les thèmes et la construction du roman. Enfin, on y découvre surtout un vrai conquérant, chevauchant une dernière fois les dragons, mais aussi, une arme traîtresse qui ne peut se passer de son maître.
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 08:49

revancheroseSouvent Elric se retire à Tanelorn en se disant que pour une fois, c'est sûr, il va enfin pouvoir prendre un peu de repos, mais ça ne dure pas : très vite, il doit repartir dans des voyages sans trêve. Là il se dirige vers l'est à la recherche a un globe ou, semble-t-il, on peut voir toute la Terre future. Pourra-t-il y apprendre un peu de son propre avenir ? Ou bien sera-t-il éternellement condamné à éprouver sans cesse l'horreur de son passé Il faudrait qu'il retrouve l'âme de son père afin de pouvoir se détacher de son fantôme et échapper au malheur qui le poursuit. Dans cette quête lancinante, qui le conduit un peu partout dans le Multivers, il n'aura qu'une alliée : la Rose, seule survivante d'un peuple disparu, et qui n'a qu'une idée - se venger.

 

Dans ce roman de la saga d'Elric, le Melnibonéen part à la recherche des Trois Soeurs qui possèdent un coffret contenant l'âme de son père, caché afin de pouvoir échapper à Arioch le Seigneur des Ténèbres et ainsi retrouver sa femme tant aimée dans la Forêt des Ames. Mais les Trois Soeurs ne sont pas recherchées uniquement par Elric, mais par Gaynor, un guerrier du Chaos qui convoite une mort que les Dieux lui refusent.
Ce roman est légèrement différent des précédents romans de la saga. Nous retrouvons Elric encore plus humain, plus proche de ses sentiments et des aspirations des autres. L'auteur s'éloigne progressivement d'un univers purement fantasy pour y mêler de la magie et des divinités permettant aux personnages de voyager à travers l'espace et le temps. Le concept de la nation Tsigane dans la première partie est intéressant. L'histoire finalement présente trop souvent d'étrangetés et devient un peu nébuleuse quant aux souhaits de l'auteur et la lecture paraît parfois bizarres. Les lieux, le temps, les personnages, se mêlant joyeusement dans un terrible capharnaüm chaotique. Il apparaît toutefois que Michael Moorcock établit une importance plus présente de la Balance, de la Loi et du Chaos, que le personnage d'Elric et de sa quête initiale.
Ce roman, bien que l'écriture est mieux travaillée que les premiers romans, n'est pas le plus intéressant de la saga, l'auteur s'éparpillant parfois un peu trop facilement.
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:56
lasorcieredormanteLes regards rouges du prince albinos percent l'apocalypse et défient l'entropie, les monstres assoiffés de sang, les tourbillons furieux des barbares en sueur quêtant n'importe quoi! Mais son plus mortel ennemi, c'est peut-être sa propre épée, Stormbringer, au pouvoir maléfique, buvant les âmes de ses victimes et communiquant leur force à l'homme qui la porte... Est-il son maître ou son esclave ? A-t-elle partie liée avec Arioch des Sept Ténèbres, seigneur du Chaos, qu'il s'épuise à combattre ? Faible et sarcastique, maladif et sans scrupules, fataliste à ses heures, poète et désespéré, Elric doute. Il dit : " La justice n'existe pas. Il faut l'inventer. "

Dans cet épisode de la saga d'Elric, le melnibonéen poursuit le sorcier de Pan Tang pour qui il a une haine féroce. Plusieurs fois, il se retrouve confronté au sorcier, tantôt à Kaneloon, tantôt à Tanelorn, qui sont pour l'une le chateau de la sorcière dormante, pour l'autre la cité qui se retrouve sur tous les plans d'existence.
Dans ce roman, Elric est une nouvelle fois confronté à ses sentiments ambigus et contradictoires, mais finalement, un trait de caractère ressort plus fort que tous les autres, c'est un personnage loyal envers les gens qu'il aime, même si à chaque fois, ces personnes décèdent dans des conditions tragiques.
Nous avons aussi la sensation d'une adaptation du conte de la Belle au Bois dormant version fantasy avec cette sorcière endormie que seule une personne peut réveiller.
Nous le retrouvons donc aux prises à des sentiments mitigés mais Elric est un personnage qui va toujours de l'avant. Ce roman reprend malheureusement trop d'idées déjà romancées dans des romans précédents de cette même saga.
Ce n'est pas le meilleur de la saga et encore moins du fait de se retrouver avec des thèmes déjà utilisés.
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:10

bilboBilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug.

 

Bilbo le hobbit... une de mes lectures préférées de mon adolescence. L'adaptation au cinéma m'a donné envie de redécouvrir le roman originale, et une nouvelle fois, je n'ai pas été déçu.
Bilbo le hobbit est un roman de fantasy avec de l'aventure, des combats, de la peur, de la magie. Thorin, un nain descendant du Roi sous la montagne monte une expédition pour récupérer son trône, volé par Smaug le dragon. Gandalf réunit cette troupe de nains chez Bilbo, un hobbit, une sorte de semi-homme. Bilbo est un être gentil, qui souhaite vivre paisiblement, loin de toute agitation. Mais Gandalf le magicien reconnaît en lui potentiel énorme.
Comment un être d'une race pacifiste, sans valeur au combat ni dans la magie, va changer la face du monde, par son grand coeur ?
Bilbo le hobbit, c'est le commencement du Seigneur des Anneaux, parce que sans Bilbo, il n'y a pas d'anneau, pas de dragon tué, pas de communauté de l'anneau...
Le roman est écrit de manière presque enfantine, ce qui explique pourquoi il a été classé pendant longtemps dans la littérature jeunesse, mais il ne faut pas s'y méprendre. Autant Bilbo est facile et rapide à lire, autant le SdA est plus compliqué et complexe. L'écriture de Tolkien est à la mesure de l'être dont il raconte l'histoire, simple et au coeur énorme. Mais malgré ce style enfantin, il reste des nains se battant contre des gobelins, du sang et des armes qui s'entrechoquent, des morts et des cadavres pourrissants, un dragon horrible tuant femmes et enfants...
Le roman est court, comparé au SdA, mais bien rempli, puisque la troupe n'a pas de répit tout au long du récit. Il n'existe aucune lourdeur ni longueur dans le récit, faisant de cette histoire une quête passionnante pleine d'actions et de rebondissements.
Bilbo le hobbit, c'est un être presque insignifiant qui change la face du monde. L'un des meilleurs romans de fantasy jamais écrit, à lire absolument...
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 08:12

elricnecroLe Glorieux Empire de Melniboné s'est effondré sous l'assaut des Puissances surnaturelles. Ses fils se sont dispersés à la surface de la Terre et s'éteignent lentement, haïs et craints des hommes, perdant le souvenir de leur antique fortune. Elric, le prince des ruines, descendant des empereurs, est le dernier adorateur de leurs dieux grotesques et merveilleux aux temples à demi oubliés. L'Ordre cède lentement au Chaos. Elric est l'héritier de secrets terribles qui désormais ne peuvent que retarder l'échéance et portent surtout malheur à celui qui les détient. Alors il vit d'expédients, d'orgies et d'aventures, pillard sans scrupules, tueur cynique et désabusé, hanté par le remords et la mélancolie. Il nargue la mort, en attendant qu'elle le rattrape.

 

Dans ce quatrième roman de la saga d'Elric, le dernier empereur melnibonéen réunit une flotte immense pour mettre à sac la ville qui rêve, Imrryr. La prise de la ville a lieu, mais les melnibonéens se défendent en réveillant les dragons.
Dans cet épisode, l'auteur nous propose un récit encore plus épique que les précédents et encore plus dramatique. Elric revient sur l'île des dragons pour récupérer Cymoril, sa bien-aimée. Il est l'initiateur de la chute définitive de l'empire. Elric n'est plus qu'un empereur sans trône, ni empire à gouverner. Dans sa folie meurtrière, il arrive enfin à se débarrasser de son cousin Yyrkoon l'usurpateur, mais son épée noire tue sa cousine. Elric est donc voué à ne jamais trouvé la paix, car chaque acte lui permettant de s'en rapprocher le repousse toujours d'autant de son but ultime.
Dans ce roman, il trahit aussi un ami et en retrouve un autre. Tue son amour, mais fuit la femme qui l'aime. Michael Moorcock donne encore plus de vigueur au paradoxe de l'albinos, jamais de bonheur sans un malheur.
L'écriture est mieux travaillée que les précédents épisodes de la saga, l'auteur maîtrise de mieux en mieux son personnage et son récit.
Un quatrième épisode qui est de loin, pour l'instant, le plus intéressant et le plus abouti.
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 08:56

elric3Recruté par un mystérieux capitaine aveugle, le prince albinos s'embarque pur un navire nimbé d'une étrange brume... Aux côtés de nombreux guerriers, il devra affronter deux redoutables sorciers venus d'une autre dimension qui dévoraient l'énergie de son univers. Puis Elric sera appelé à naviguer de nouveau vers une ancienne cité oubliée, d'où son peuple est sans doute originaire. Là-bas attendent un géant de jade et l'Etre Condamné à Vivre, âgé de dix mille ans, ainsi que des sauriens lanceurs de disques mortels... Destin, errance, violence et trahison sont le quotidien de la vie d'Elric, pâle silhouette dans le brouillard du monde.

 

Dans ce troisième roman de la saga d'Elric, l'empereur Melnibonéen est pourchassé, mais un mystérieux navire le sauve et vogue sur des mers hostiles, des mers des différents plans de réalité. Elric se retrouve à devoir sauver le monde en découvrant Tanelorn en ruine. Il fait la rencontre de Smiorgan, un prince des Jeunes Royaumes, qui l'accompagne dorénavant dans ses aventures.
Ce troisième épisode est bien meilleur que le précédent. Le récit est moins linéaire et Elric est confronté à des dilemmes pour pouvoir sauver l'univers et les personnes qu'ils croisent. C'est dans ce roman qu'il avoue réellement le pourquoi de son départ du trône au bénéfice de son cousin. Tiraillé entre le caractère mauvais et sadique de son peuple, et ses défaillances physiques l'albinos possède une générosité et une bonté typiquement humaine, et donc dégénératrice pour les Melnibonéens.
Dans ce récit, Moorcock se fait rencontrer les héros de ses différentes sagas, c'est un événement majeur, mais le plus marquant est la rencontre avec son ancêtre, qui fut, si l'auteur a voulu le placer là, le premier a éprouvé des sentiments nobles comme l'amour, même si la jalousie, la haine, la soif de vengeance et la cruauté auront repris le dessus.
Un troisième roman qui relève le niveau du précédent et qui mène notre héros Elric dans un combat contre lui-même, un héros loin d'être ordinaire et très attachant.
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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:01

forteresseperleElric s'est perdu dans le Désert des Soupirs, le voici à Quarzhasaat, ville engloutie par la marée des dunes. Trop tard peut-être: Elric délire, Elric agonise. Où est l'élixir qui lui rendra ses forces ? Et s'il boit l'élixir, où trouver l'antidote? Finalement il accepte un pacte: il va quérir la Perle au cœur du Monde. Le voilà donc parti pour l'Oasis Fleur d'Argent, où Varadia, la Sainte Fille des nomades bauradim, dort d'un sommeil surnaturel. De là part le chemin vers les royaumes du Rêve, où se dresse, dit-on, la Forteresse de la Perle. Un voyage inouï attend le prince albinos: il explore des domaines où nul ne s'était risqué avant lui.

 

Ce deuxième épisode d'Elric mène notre héros albinos dans une cité décadente et méprisante, dans le Désert des Soupirs à Quarzhasaat. Retrouvé par Anigh, épuisé, il est recueilli par un homme influent qui lui propose un marché. Retrouvé la Perle au Coeur du Monde contre la vie d'Anigh et la sienne, empoisonnée par un élixir. Elric se retrouve dans le désert et découvre l'Oasis Fleur d'Argent où pour sauver Varadia et son peuple doit s'enfoncer dans le monde des rêves.

Ce deuxième tome de la saga d'Elric présente le Prince de Melniboné sous un nouveau jour, en proie à des sentiments louables et bons, loin de la déchéance et de la violence tant demandées par les Seigneurs du Chaos. Elric se retrouve donc à devoir prendre des décisions difficiles, pour lesquelles, dans tous les cas, il y aura autant des effets bénéfiques comme un prix à payer. La première partie du roman, avant de pénétrer dans l'univers onirique, qui fera étrangement pensé à une nouvelle de Lovecraft, est très intéressante où l'on voit le héros aux prises avec sa propre conscience.

La deuxième partie, lorsqu'il se retrouve dans les rêves, à la poursuite de Varadia, est beaucoup plus linéaire et ennuyante. Elle est trop longue et n'apporte pas grand chose à l'histoire.

Dans l'ensemble, ce roman n'est pas à la hauteur du premier volet de la saga mais permet au lecteur de mieux connaître Elric.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 08:33
lavoiedelacolere.jpgLe général Dun-Cadal fut le plus grand héros de l’Empire, mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, une lamentable épave au fin fond d’une taverne.
C’est là qu’une jeune historienne vient le trouver. Elle est à la recherche de l’Épée de l’Empereur, disparue dans le chaos des derniers jours de son règne, et que Dun-Cadal aurait cachée en un lieu secret.
Pour elle, le vieux guerrier va ressasser ses souvenirs de gloire et ses regrets amers, à commencer par sa rencontre avec ce garçon qui lui sauva la vie et fit sa fierté avant qu’ils ne basculent tous deux dans le drame et le tourbillon de l’Histoire.
C’est alors qu’un assassin sans visage se met à frapper au cœur de la République. Les fantômes du passé refont soudain surface, ravivant les anciennes rancœurs et la soif de vengeance d’un homme perdu sur la voie de la colère.

 

Ce roman de fantasy se déroule dans la cité républicaine de Masalia. Une historienne cherche à découvrir où se situe une épée frappée par les dieux en se renseignant auprès d'un vieux soldat de l'Empire. Il apparaît que ce soldat n'est autre qu'un général, héros de la guerre qui a permis aux révoltés de faire chuter l'Empire. Ce général raconte sa vie, ainsi que ce qui la rendu si célèbre, son élève Grenouille.

Ce roman est un pavé à lire. Assez long et fastidieux tant l'auteur prend son temps pour aller d'un point à un autre, en passant par des détours ennuyeux. Bien que l'écriture soit assez fluide, il est à noter que des répétitions parsèment le roman et en deviennent rapidement agaçantes, tel que le regard torve que tous les personnages se lancent les uns aux autres.

La trame, vous l'aurez compris, est finalement assez réduite si nous ôtons les écarts pris par l'auteur, qui parfois ne servent pas à la compréhension de l'histoire, mais retardent uniquement le moment redouté de tous les lecteurs qui se disent « Je le savais ». En effet, les points forts du roman sont prévisibles plusieurs dizaines de pages avant qu'ils se déroulent tellement l'auteur posent des jalons annonciateurs. L'effet de surprise est anéanti par cette facilité à découvrir avant l'heure le dénouement.

Les personnages, dont les deux principaux, le général et Grenouille, sont quant à eux, atypiques, un héros débile et un tueur menteur et amoureux. Nous aurions pu appeler ce roman non pas Le livre et l'épée mais plutôt Le benêt et le psychopathe. Les personnages sont tous caricaturés dans leur points forts ou leurs faiblesses alors que l'auteur s'évertue à leur donner un sens. Le général est bête, obtus, sans une once d'intelligence, alors que son élève Grenouille, est rancunier au point de vouer sa vie à prendre sa revanche, il est tellement obstiné qu'il vit avec des œillères. C'est assez pathétique. Le seul personnage qui mérite une attention, alors qu'il n'est qu'un personnage secondaire, est Aladzio, l'inventeur, qui ajoute un peu de naïveté et de fraîcheur quand il apparaît.

En somme, ce roman se classe en dessous de la moyenne et ne donne sérieusement pas envie de continuer la saga annoncée.

Je remercie Babelio et Bragelonne pour ce partenariat.

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babelio

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