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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 08:47

lacrim1912 – 2012 La brigade criminelle à travers 10 affaires mythiques.
La Crim’ est bien plus qu’une institution judiciaire, c’est une mine d’histoires. Un puits de romans en tout genre. La caverne d’Ali Baba des journalistes et des écrivains.

L’usine de mort du docteur Satan, l’Étrangleur vous salue bien, Tueurs nés… Autant de faits divers qui nous fascinent en nous emmenant chaque fois jusqu’au bout de la haine et de l’horreur, quand le mal mène sa danse.
Sans la Crim’, la littérature aurait dû se passer de Georges Simenon et de tant d’autres. Sans elle, nous n’aurions pas tant appris sur le côté sombre de notre espèce en général, et de l’âme humaine en particulier.

À l’occasion des 100 ans de la Crim’, ce hors-série du Point réalisé en collaboration avec la Revue Alibi raconte quelques-uns des plus grands faits divers de son histoire, de Petiot à Nozière, de Richard Durn au gang des Barbares. De ces histoires qu’il est impossible de lire sans flageoler ni trembler.

 

Ce hors-série présente un court historique de la brigade criminelle, reconnue pour son efficacité, et logeant au 36 quai des orfèvres à Paris. Simenon y aura trouvé son inspiration pour le commissaire Maigret. Sont ensuite relatés les faits les plus marquants de l'histoire de la Crim'. Les meurtriers les plus médiatisés, les histoires les plus traumatisantes connus du grand public, sont romancés dans de courtes nouvelles de quelques pages. Leur passé est survolé, seule la quête du meurtrier reste le centre d'intérêt des auteurs mettant en valeur les qualités des hommes et femmes de la Crim'.

Bien qu'assez bien relaté, ces histoires manquent de substance. Trois ou quatre pages pour relater la cavale d'un meurtrier, comment il se fait piéger, trop peu de choses sur la psychologie du tueur, ou son passé, font que chaque figure du mal incarné par un Docteur Petiot ou encore Durn, reste superficielle.

Le sentiment d'avoir fait un hors-série commercial pour vendre du sensationnel est réellement présent dès les premières pages. Des informations incomplètes qui obligeront les lecteurs intéressés à trouver d'autres sources pour satisfaire leur curiosité.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:30

facecacheeduvinLe vin est un produit vivant. Il est l’expression d’un terroir et le reflet du travail des vignerons. Pourtant, en à peine cinquante ans, il a quitté le domaine du vivant pour devenir un produit industriel : aseptisé, stable dès sa mise en bouteille et consommable immédiatement. Dans les rayons des hypermarchés, stocké à la verticale, le vin ne craint plus ni la chaleur, ni la lumière.

La chimie a fait des miracles pour répondre aux besoins de sociétés commerciales souhaitant un produit stable et uniforme. Seul le marketing compte. Et c’est bien là le paradoxe : tandis que l’on a essayé de créer une dynamique qualitative par le biais des AOC, l’industrie alimentaire s’est engouffrée dans les failles du système, l’étiquette prenant le dessus sur le vin, et le contenant sur le contenu.

Pourtant, tous les vignerons n’ont pas cédé à cette facilité. Et on assiste aujourd’hui au renouveau de certains petits vignobles et de vins de table aux qualités et aux spécificités étonnantes. Ce sont eux que La Face cachée du vin souhaite vous faire découvrir… pour le plaisir.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et François Bourin Editeur pour ce partenariat.

Je suis loin d'être un amateur de vin. En réalité, je ne bois jamais de vin et très peu d'alcool en général. De temps en temps, un petit blanc moelleux comme un Monbazillac par exemple fait largement l'affaire. Habitant dans une région où le rosé est le vin par excellence, le choix est large et pourtant le goût ne me plaît pas, mes papilles gustatives sont assez réfractaires au vin et au champagne en général. C'est donc avec certains a priori que je me suis faits au fil des années que j'ai commencé à lire cet ouvrage. Mes "a priori" ont fondu comme neige au soleil pour finalement être revenu comme une certitude que je ne boirais plus de vin.

Cet ouvrage traite du moment où le "paysan" fait pousser ses plants de vigne à la mise en vente en bouteille dans les rayons d'un caviste ou d'un supermarché. Tout est passé au crible. Le constat est ahurissant.

Entre les produits utilisés sur la vigne contre les maladies et les insectes pertubant les sols et imbibant le raisin de pesticides, ceux utilisés pendant la vinification, sa mise en bouteille, son stockage, jusqu'au concours, le vin est loin d'être ce que l'on s'imagine. Il est loin d'être représentatif du terroir tellement il en devient homogène au niveau du goût.

Je me suis permis de citer quelques extraits alors que je n'en ai pas l'habitude mais cette étude mérite qu'on en parle, et parmi toutes les révélations contenues, en voici quelques unes...

Je cite, "Le Centre International de Recherche sur le Cancer a trouvé dés 1976 des fibres d'amiante dans 50% des échantillons des vins analysés.", ça fait froid dans le dos, non !

Je cite "LVMH n'était pas vraiment un groupe qui fabriquait des produits de luxe, plutôt un groupe qui vendait une image de luxe.", au prix où on les paye, ils pourrait au moins nous vendre quelque chose de qualité, non !

C'est horrifiant d'accepter au vin ce que l'on accepterait pas pour n'importe quel autre produit comme les fromages, ou même pourquoi pas, les jus de fruits et les biscuits.

Encore plus impressionnant, sur plus de 110 000 exploitations, les auteurs n'auront réussi à nous trouver que 44 vignerons passionnés de leur travail et voulant donner une nouvelle dimension au vin en respectant la nature, la vigne et le raisin, la vinification, le produit fini et surtout le consommateur. Ce petit échantillon est bien petit, je dirais même ridicule par rapport à la totalité, et j'ai été encore plus étonné qu'en Provence, et plus particulièrement dans le Var (à la campagne, entouré de vignes, où j'habite), un seul exploitant n'ait retenu l'attention des auteurs. Ils en auront certainement oublié, je n'en doute pas, mais malheureusement, je pense que ce nombre ne sera pas beaucoup plus important.

Enfin, cette étude n'est pas un pavé mais un tsunami, je pensais m'ennuyer en la lisant, pas du tout, j'y ai pris un grand plaisir, et surtout elle m'a ouvert les yeux sur les dérives dans l'univers du vin.

A lire que vous soyez amateur ou non de vin...

Je remercie BoB et François Bourin Editeur.

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