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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:44

ledernierloupJake Marlowe est un loup-garou, le dernier de son espèce. Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d'arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière. "Va où tu peux, meurs où tu dois". Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu. Le dernier loup-garou, traduit en quinze langues, est le premier tome d'une trilogie qui, notamment par l'humour et l'émotion - sans oublier une pincée de sexe ! -, dépoussière, voire dynamite, le mythe du lycanthrope.

 

Jack est apparemment le dernier loup-garou existant sur terre. C'est un loup-garou différent, plus cérébral que les autres membres de sa race. Mais sa nature le rattrape trop souvent. Il est poursuivi par un groupe qui chasse les chimères, les loups-garous mais aussi les vampires, mais il se rend compte que les vampires tentent de le sauver pour des raisons inconnues.

Ce roman arrivent à point nommé. Après la mode des romans de vampires et puis des zombies, enfin les loups-garous sont au rendez-vous. L'auteur vogue sur la vague et nous produit ici un roman qui se veut original.

Le personnage est loin du type même du loup-garou, individuel et violent, il pense, réfléchit, écrit son journal intime, et refuse presque la violence.

Le roman décrit une histoire assez pauvre dans son contenu. Il y a peu de choses qui se déroulent et les rebondissements sont rares. Le personnage principal est ennuyeux, sans vraiment de fonds intéressant. L'histoire est assez lente et tourne beaucoup en rond.

L'écriture quant à elle est très correcte, presque trop littéraire. Malheureusement, le style ne colle pas du tout avec le genre qui se veut assez violent à plusieurs égards. En somme, le style est trop bien pour un roman de loup-garou nous éloignant ainsi de l'histoire, ne nous permettant pas de nous impliquer dans l'histoire.

FInalement, le roman est certes bien écrit, mais l'histoire est ennuyante.

Je remercie Babelio et Folio pour ce partenariat.

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babelio

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:43

http://idata.over-blog.com/2/88/64/74/lecture401/coraline.jpgLa famille de Coraline vient d'emménager dans une vieille maison loin de tout, avec pour seuls voisins deux anciennes actrices à la gloire fanée et un monsieur bizarre qui élève des rats. Délaissée par ses parents accaparés par leur travail, la jeune fille, au fil de ses explorations, ne tarde pas à découvrir une porte mystérieuse. De l'autre côté l'attend un monde fantastique où tout est étrangement semblable, mais en mieux...

 

Ce court roman de Neil Gaiman nous raconte ce qu'il arrivera à Coraline, une petite fille, les derniers jours d'un été avant la rentrée scolaire. Arrivée dans une vieille maison avec ses parents, elle décide pour éviter l'ennui d'explorer les recoins de la bâtisse et du jardin. Elle fait la connaissance des voisins mais découvre aussi une vieille porte. Lorsqu'elle la franchit, elle se retrouve dans un monde parallèle, semblable en tout point et pourtant si différent. Elle devra user alors d'ingéniosité pour pouvoir s'en échapper.

Ce roman n'est pas destiné qu'à un seul public, mais à tout le monde. Mêlant l'imaginaire et le rêve, il nous transporte dans un univers tel Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. Récompensé par de multiples prix, ce roman fantastique vous emmène rapidement dans son monde et ne vous lâche pas jusqu'à la dernière page.

L'écriture de Neil Gaiman est irréprochable, fluide et rapide, dans la peau d'une petite fille, sans user de mots trop enfantins, nous nous prenons au jeu et finissons par nous identifier à ce personnage.

Coraline est une petite fille unique, comme toutes les autres petites filles et garçons de son âge, elle s'imagine des mondes dans lequel elle joue et croit, à tort, que ses parents ne l'aiment pas suffisamment, ou plutôt, moins que les autres parents avec leurs enfants. Coraline est attachante, pourvue de défauts et de qualités, courageuse et à la fin, reconnaissante.

La petite héroïne, peureuse, altruiste, part en guerre, sans utiliser d'arme, contre une sorcière malveillante. Un roman fantastique intéressant, bien écrit, bien structuré, avec une morale plus que jamais contemporaine.

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:58

http://idata.over-blog.com/2/88/64/74/lecture201/magasinsuicide.jpgVous avez raté votre vie ?
Avec nous, vous réussirez votre mort !
Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

 

Le magasin des suicides raconte la vie d'une famille qui tient une boutique proposant tous les outils utiles au suicide, de la corde de pendu, aux poisons en passant par le kit pour hara-kiri. Mais cette famille, qui d'ordinaire si triste et renfrognée, en somme si paisible, voit ses journées perturbées par le dernier enfant de la famille, Alan, qui est malheureusement trop heureux et optimiste.

Ce court roman de Jean Teulé est un récit burlesque où se côtoient le ridicule et une certaine forme de critique. Avec beaucoup d'humour, de l'humour noir bien sûr, mais pas que, l'auteur par le biais de ce personnage fondamentalement opposé au reste de la famille, nous démontre que la vie ne doit pas se voir sous un seul angle. Il n'est pas utile de s'enfermer dans une seule et unique vision mais d'essayer de découvrir les autres. C'est ce que le cadet de la famille va tenter de faire auprès de ses parents et de ses frères et sœurs.

L'originalité de ce roman est indéniable, d'une idée assez saugrenue au départ, l'auteur arrive à tirer un récit humoristique, bien construit et facile à lire.

Les personnages de la famille sont attachants et malgré leur côté un peu caricatural, ils sont amusants. Lentement, les croyances familiales évoluent et les gens changent, comme par exemple, le fils aîné, anorexique,qui retrouve l'appétit.

Ce livre est une belle leçon sur la vie, un roman bien écrit, qui vous fera passer un bon moment de lecture, un peu court certes, mais rafraîchissant.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 08:53

laviesecreteLorsque Laszlo, jeune noble hongrois, arrive à Paris en 1866 pour travailler comme médecin assistant à la Salpêtrière, il est jeune, plein de fougue et d'ambition, et un peu naïf. Depuis son adolescence, il est amoureux de sa belle cousine Nichole qui vit à Paris et qu'il espère bien revoir et, si possible, conquérir. Mais il n'est qu'un soupirant parmi d'autres, dépourvu des ressources. Lothar, un jeune homme de bonne famille, prend le provincial sous son aile. A sa façon, puisqu'il l'entraîne dans des endroits malfamés, l'initie à l'alcool et au sexe grâce à Stacia, jeune prostituée qui, le jour, sert de cobaye aux expériences du professeur Charcot. Laszlo s'éprend de la jeune femme qui est atteinte de syphilis. Persuadé qu'il est lui aussi condamné, il sombre de plus en plus dans la déchéance. Quand il compre qu'il ne lui reste rien et que Stacia le trompe avec Lothar, il tue la jeune femme. C'est à cet instant qu'il découvre une partie de lui-même qu'il ne soupçonnait pas : la vue du sang, encore chaud, jaillissant de la gorge tranchée de Stacia lui procure un plaisir étrange et inconnu...

 

Ce récit n'est pas un roman fantastique comme le Dracula de Bram Stocker pourrait le prétendre mais plutôt un roman psychologique. Le Comte n'est pas le vampire effrayant ou magnifique qui se repaît de ses victimes dans les rues sordides des villages de Transylvanie ou des grandes villes d'Europe. Composé d'une manière presque identique au roman de Bram Stocker, l'auteur nous propose donc le journal intime du Comte, et uniquement du Comte. Il n'y a que lui qui communique par le biais d'un journal étalé dans le temps, et à aucun moment une autre personne de son entourage ne vient étayer l'histoire.

Étudianten médecine à Paris pendant sa jeunesse, il s'éprend d'une jeune prostituée manipulatrice, Stacia. Cette histoire d'amour se termine tragiquement par le meurtre de la femme. Lazslo fuit la capitale française pour retrouver son pays, la Hongrie, et reprendre les rennes du domaine, son frère aîné étant mort pendant la guerre. Mais ses vieux démons le pourchassent, et l'envie de chair fraîche devient irrésistible.

Sousla forme d'un journal, avec un vocabulaire soutenu et un style se donnant des airs bourgeois, ce roman nous trace plutôt la carte de la psychologie d'un aristocrate hongrois face à ses tourments. Atteint d'une maladie mentale heureusement rare, ce Comte Dracula est un psychopathe qui découvre ses pulsions meurtrières auprès des jeunes femmes. Son journal qui commence à Paris et se termine en Hongrie nous livre tous les secrets qu'il tente d'enfouir comme ses envies de faire couler le sang. Bien sûr, il n'est pas le meurtrier bête qui tranche à tour de bras, mais plutôt un homme instruit qui combat sa pathologie du mieux qu'il peut sans pouvoir ni vouloir y renoncer complètement. Après les premiers assassinats dans son village, les paysans libèrent des vieilles traditions ancestrales, un vampire rôde et s'attaque aux belles jeunes filles. Le mythe du vampire des Carpates est né.

Le roman est long et bien écrit, mais subit quelques longueurs parfois qui peuvent rebuter plus d'un lecteur. Malgré tout, le récit est soigné et extrêmement bien mené. L'auteur nous fait découvrir une des facettes de ce Comte Dracula, bien loin des sentiers battus maintes fois utilisés. Dracula, ce prédateur, n'est pas un vampire mais un loup.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 08:43

dieuestunpoteL'un a une barbe de quelques jours, l'autre de millions d'années.

L'un vit sur terre, l'autre dans les nuages.

L'un est vendeur dans un sex-shop, l'autre a un métier qui réclame le don d'ubiquité.

L'un n'a pas beaucoup d'amis, l'autre aimerait parfois se faire oublier d'eux…

Vous ne voyez toujours pas de qui il s'agit ?

Et si Dieu avait décidé de faire de vous son meilleur ami ?

 

Ce récit raconte l'histoire d'un homme assez banal, d'une trentaine d'années, travaillant dans un sex-shop. Il fait la rencontre de Dieu. Ou c'est plutôt Dieu qui vient le voir pour discuter, ne pas s'ennuyer. La vie de cet homme continue, il rencontre l'âme soeur, et la vie se déroule comme elle se déroule pour tout un chacun, avec des hauts et des bas. Mais avec une particularité, c'est que cet homme discute avec Dieu régulièrement.
Dieu est un pote à moi démarre sur une idée très originale. Le personnage principal est attachant, touchant, et réel. On s'y reconnaît, et on comprend les réactions. L'écriture est légère, fluide, sans lourdeur et est un réel atout à la lecture, c'est un vrai plaisir. Ce court roman est à mettre en toutes les mains, à lire et à relire, c'est un vrai bouffée d'oxygène. Tantôt, vous riez, tantôt, vous pleurez, vous passerez par toute la palette des émotions dans ce récit, la joie, comme la tristesse, mais aussi l'incompréhension, et la haine (quelques lignes sont choquantes, et je n'ai pas eu de la haine envers l'auteur, mais envers les acteurs des scènes décrites). La morale est belle, et magnifique, simple pourtant, mais tellement nécessaire à notre survie. On dit régulièrement que l'homme est un loup pour l'homme, mais seul l'homme pourra se sauver grâce à ... non, lisez ce livre, et vous comprendrez, vous aussi, et vous remercierez l'auteur. Un roman de ce niveau, c'est rare, une perle parmi les perles. Enfin, vous l'aurez compris, lisez-le, et dépêchez-vous.
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 20:07

lederniervampireCarmilla est une vampire qui a des idées bien arrêtées sur les morts-vivants. Pour elle, ils ont besoin d’un sang neuf, au sens propre, comme au figuré. Avec toutes ces nouvelles épidémies, financer des recherches sur la purification du sang et créer un véritable réseau de l’or rouge semble à Carmilla une idée d’avenir. Mais ses travaux suscitent la fureur des Anciens vampires fondamentalistes, entichés de magie noire. La guerre du sang fait bientôt rage...

 

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat.

Le dernier vampire nous fais suivre une histoire de meurtres en série qu'un mystérieux personnage,  se prenant pour un vampire né pendant la révolution, met en scène pour une femme travaillant dans la police et dont il croit être son premier amour.

L'auteur se tente à une histoire alliant le fantastique et le polar. Les personnages, comme celui de Christine, sont bourrés de paradoxes, de secrets sombres et donc, extrêmement réalistes. Ils sont loin des héros de ce genre de littérature et ne sont ni beaux, ni parfaits.

L'histoire est une enquête dont on connaît le meurtrier à l'avance, mais la recherche pour le lecteur ne se situe pas à la découverte du tueur, mais de qui il est réellement, malgré les indices laissés sur la piste.

Quelques chapitres sont des réminiscences du vampire sur sa vie avant son passage dans le monde des immortels au moment de la révolution française. L'auteur s'est documentée suffisamment pour largement combler notre manque de connaissance dans ce sujet pour nous informer intelligemment et avec intérêt. Ce vampire est rongé par le remords, le rendant fou depuis des siècles. C'est une manière de nous expliquer la déchéance psychologique d'une tueur en série. Le personnage principal, Christine, est assez complet. Sa description physique est assez succincte mais suffisante pour s'en faire une idée précise. Sa description psychologique est par contre complète, nous faisant découvrir ce qui la poussé à devenir ce qu'elle est, par la souffrance, les regrets et l'envie de changer des événements du passé.

L'écriture est fluide et se lit avec aisance. Le roman est original, du moins suffisamment, malgré la pléthores de romans qui utilisent la vague du vampire romantique ou esseulé, pour vous surprendre.

Ce roman se situe dans la moyenne. J'ai trouvé que les souvenirs d'un autre temps ralentissaient le rythme de l'enquête. Les souvenirs deviennent de plus en plus récurrents alors que la fin approche. La déception a la fin est grande tant le rythme effréné du début est cassé trop régulièrement. L'impression de lire un livre d'histoire devient importante et dépasse même le sentiment de parcourir un roman mettant en scène un vampire. Une petite déception en refermant ce livre qui m'aura laissé croire à une course contre le temps mais qui s'enlise dans l'étalement de connaissances sur la période de la Révolution Française.

Je remercie Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:23

livredeschosesLa Seconde Guerre mondiale gronde. Oppressé par l'atmosphère familiale, le jeune David se réfugie dans les livres. Une nuit, il pénètre dans un univers parallèle peuplé de créatures inquiétantes, hybrides de ses lectures et de ses terreurs. Égoïstes, violentes, elles s'entredéchirent pour la mainmise du royaume. Poursuivi par un mystérieux être malfaisant, David se trouve plongé au coeur d'une terrible lutte de pouvoirs.

 

L'histoire débute à Londres à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. David est un petit garçon dont la mère, très malade, décède. Il se réfugie dans la lecture tandis que son père au fil des mois se lie avec une autre femme, Rose. Ils se marient et quelques temps plus tard, Georget, le petit frère de David, naît. Mais David commence à entendre les livres murmurés et un personnage sombre apparaît, qui l'épie. La guerre fait des ravages, Londres essuie les bombardements de l'armée allemande. Un soir, il pense entendre sa mère dans le jardin. Pour éviter la chute d'un bombardier, David se réfugie dans une large fissure d'un muret et ressort de lautre côté. Un monde parallèle, fait d'histoires et de contes, dont le Roi possède un livre, le Livre des Choses Perdues.

Ce roman de John Connoly est un conte pour adulte. David est le jeune héros qui rencontre des monstres et des personnages mythiques. Mais au lieu de se retrouver dans un univers où tout est bien qui finit bien, David est confronté à l'interprétation cynique et noire des contes de notre enfance. C'est ainsi que nous retrouvons les sept nains et Blanche-Neige, les loups, le chevalier errant et d'autres encore. Mais le chevalier préfère fuir le danger que d'aller chercher la mort courageusement, les sept nains ont tenté d'empoisonner l'immonde Blanche-Neige... Nous sommes loin des histoires apaisantes, pleine d'héroïsme, de compassion et de bons sentiments. Ce roman est un conte sombre et cruel.

Les personnages sont très réalistes, bien que caricaturés comme dans les contes. On se retrouve avec un enfant, David, avec ses contradictions, ses moments de doute et de colère. Les autres personnages sont là pour faire ressortir les qualités de David, le mettant toujours en difficulté pour qu'il puisse se surpasser.

Enfin, l'écriture de John Connoly est très fluide, d'une lecture rapide et sans accroche. En d'autres termes, ce roman se dévore.

Je remercie Marmelade de livres pour sa gentillesse.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 08:18

pirates1665. La Jamaïque est un poste avancé de Sa Très Gracieuse Majesté, une petite colonie perdue au milieu des immenses possessions de l'empire espagnol. Port Royal, capitale de l'île, un véritable coupe-gorge où se bousculent les tavernes, les rhumeries, et autres bordels, n'est pas un endroit où s'établir si l'on veut vivre centenaire. Quand ce ne sont pas les maladies tropicales, un poignard où une hache plantés dans votre dos peuvent interrompre votre vie à tout moment. Du point de vue du capitaine Edward Hunter, cependant, la vie sur l'île est riche de promesses. Il faut juste s'y entendre un peu en matière de piraterie. Et savoir par exemple qu'au nom du roi Charles II d'Angleterre, sur tout galion mal défendu, l'or espagnol peut être saisi. Dans ces eaux, ceux qui possèdent l'or font la loi.
À Port Royal, la nouvelle circule bientôt que El Trinidad, un navire regorgeant de trésors en provenance de la Nouvelle-Espagne, est à quai dans le port voisin de Matanceros. Cette possession espagnole réputée imprenable est gouvernée par le sanguinaire Cazalla, l'un des chefs militaires favoris du roi d'Espagne, Philippe IV. Hunter met rapidement sur pied une petite équipe qui aura la mission de s'infiltrer dans l'île ennemie pour s'emparer du galion espagnol. L'aventure sera plus périlleuse encore qu'on pouvait s'y attendre, et Hunter perdra plus d'un homme avant de devoir se rendre en personne sur les rivages de Matanceros, où la jungle et les canons de l'infanterie espagnole s'interposeront encore entre lui et El Trinidad.
Avec l'aide de ses hommes et laissant quelques cadavres dans son sillage, Hunter parvient finalement à mettre la main sur le galion et échapper à l’impitoyable Cazalla, mais ses malheurs ne font que commencer.

 

A l’époque de la conquête des Amériques par les Anglais et les Espagnols, le gouverneur britannique de Port-Royal participe financièrement à des expéditions maritimes. Les Corsaires ne font pas de piraterie, ils pillent, violent et brûlent pour la Couronne, respectant des règles dictées tacitement. Le Capitaine Hunter souhaite prendre une citadelle espagnole, inexpugnable. Il se lance à bord du Cassandra, avec son équipage hétéroclite, mais rapidement, rien ne se passe comme prévu. Pendant leur trajet, un navire de guerre espagnol les capture.

J’avoue prendre énormément de plaisir à lire ce genre de récit, comportant le vocabulaire propre aux marins, on se retrouve très rapidement emporté par l’histoire. Après quelques chapitres indispensables pour comprendre les conditions géopolitiques des port et des comptoirs dans les caraïbes, en prenant place aux côtés de Sir James, gouverneur de Port-Royal, puis du Capitaine Hunter, nous découvrons ensuite la dure vie des marins à bord des petits ou grands navires de cette époque. Une vie bien difficile, tenaillée entre la faim et la maladie, la condition humaine n’est guère respectée, seul le talent compte.

La quête du Capitaine Hunter est épique, faite de batailles, de tempêtes et de trahisons. Le goût de la mer sur les lèvres, le soleil brûlant des Caraïbes sur la peau, un récit entraînant, haletant, aux vrais airs de pirates.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:02

vivants.jpgLe monde est dévasté par une étrange épidémie. Les Morts se relèvent, les Vivants se cloîtrent à l'intérieur de forteresses. Une guerre sans merci les opposent.
R est un Mort. Comme tous les Morts, R n'a pas de souvenirs, pas d'émotions, et, animé par une faim irrépressible, dévore les Vivants. Mais R rencontre Julie. R l'emmène avec lui. Et bafoue les règles des Vivants et des Morts pour rester avec elle. Mais leur monde ne les laissera pas faire.

 

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat.

R est mort, mais il vit encore, c’est un zombie. Il habite un aéroport avec ses congénères. Parfois, ils ont faim. Ils se rendent alors dans la ville d’à-côté pour manger… des vivants. Durant les expéditions, les morts tombent sur des vivants, les dévorent, et ramènent des cadavres encore chauds pour ceux qui ne peuvent se rendre en ville. Un jour, c’est un groupe d’adolescents qu’ils rencontrent. Dans la boucherie qui s’ensuit, R sauve une vivante, Julie. Il la cache et la ramène chez lui. R est amoureux de Julie, de sa vie qui palpite en elle, et de la vie bien sûr.

Le récit est écrit à la première personne, R narrant sa vie au jour le jour, ce qu’il fait et entreprend, ce qu’il pense et ses sentiments naissants pour une vivante. R rêve aussi, un fait particulier pour un non-vivant. R est un être différent, comme quelques autres morts comme lui, il a une conscience et il pense avoir la solution au problème de l’humanité, espèce en voie d’extinction, mais ne sait comment la trouver.

Ce roman, c’est un Roméo et Juliette post-apocalyptique, un amour impossible entre deux personnages différents, un zombie, qui se repaît de chair fraîche et de morceaux de cerveau pour vivre, et une vivante, recluse dans un gigantesque stade où s’entassent les survivants d’une épidémie. Un amour impossible qui prend racine dans l’espoir de deux êtres diamétralement opposés.

Ce roman, c’est aussi un avenir sombre promis à l’humanité alors que des hommes et des femmes, derniers bastions d’une civilisation moderne, tentent de survivre et de faire renaître la vie par tous les moyens. Moyens qui leur feront préférer la violence à l’éducation, les armes à l’amour. Revenir à des méthodes préhistoriques sont a priori le seul espoir. Mais la conscience de R, les rêves qu’il fait, empruntés à ces victimes, lui laissent entrevoir un avenir serein. Comme si l’humanité enfermée dans sa propre survie, serait sauvée par l’ennemi qui l’y aura poussé.

L’auteur, Isaac Marion, écrit là un premier roman bien travaillé, abouti. Son écriture est aussi maîtrisée bien que trop littéraire pour un zombie, et reste agréable à la lecture. Nous sommes loin d’un roman type de zombie avec beaucoup de sang ou des descriptions gores. Bien que certaines scènes, nécessaires par le contexte particulier d’une épidémie de zombies, l’atout ne se trouve dans pas dans l’horreur et les morceaux sanguinolents arrachés, mais dans l’approche sentimentale entre les deux êtres que sont R et Julie, R comme Roméo et Julie comme… Juliette bien sûr !

Ce Vivants est un classique revisité, avec beaucoup plus d’optimisme, avec toujours du romantisme, en trois actes. Une belle lecture pleine d’espoir loin des clichés du genre.

Je remercie Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 13:39

lesradleyIls n'ont qu'une addiction : le sang...

Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur pêché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d’être un vampire urbain au XXIème siècle !

Dans une banlieue british tout ce qu'il y a de plus respectable, la famille Radley essaye désespérément de se comporter comme des "gens normaux".

Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr...

 

Les Radley ou comment revisiter le mythe du vampire. J'avoue être très friand de fantastique et ce roman m'a paru intéressant en lisant le quatrième de couverture. J'avais déjà lu quelques mois plus tôt une nouvelle version de ces vampires que toutes et tous chérissons et j'avais été plus qu'agréablement surpris. Alors, est-ce que Matt Haig en fera autant... Verdict...

Pour commencer, ce livre est divisé en quantité pléthorique de chapitres, allant de quelques lignes à quelques pages. Chaque chapitre est donc une scène, souvent dans la peau d'un des personnages principaux. Je n'est pas été désorienté de changer aussi souvent de personnages, et l'écriture très fluide, sans aucune lourdeur, très facile à lire, aide énormément à cette sensation d'aisance de lecture.

Quant à l'histoire, nous nous retrouvons avec des vampires qui s'abstiennent de boire du sang, qui se baladent à la lumière du jour, qui mangent et qui boivent comme tous les humains normaux. En somme, des gens normaux. Bon, l'idée est plutôt intéressante. Mais la famille Radley est confrontée à une crise, l'adolescente qui ne sait pas qu'elle est une vampire et qui donc n'a jamais goûté une goûtte de sang, se retrouve agressée et se défend de manière bestiale, à son insu... et les problèmes commencent, des gros problèmes... Les Radley vont à leur manière se sortir de cette crise.

J'avoue que l'histoire, quand j'ai finit de lire la dernière page, m'a un peu déçu. Il n'y a pas beaucoup de rythme dans ce roman, l'auteur enjolive beaucoup pour remplir, et l'histoire reste pauvre et c'est dommage. Le début est entraînant mais on s'enlise et très vite on se rend compte que la fin sera bâclée. J'imagine que le concept pourra se retrouver adapter pour le petit écran en une série traitant d'une famille différente, mais l'auteur n'a pas su, et c'est regrettable, utiliser le filon qu'il a dévouvert pour nous servir un roman qui restera gravé dans notre mémoire.

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