Retrouvez sur ce blog des résumés et des critiques de romans de je lis.
Je n'ai pas eu le choix, pardon.
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Bableio et les éditions Julliard pour ce partenariat.
Une bonne raison de se tuer nous raconte la vie durant quelques jours de Laura et Samuel. Laura, mère au foyer divorcée, a pris la décision de se donner la mort. Samuel, dont le fils vient de se suicider, se rend à son enterrement. Nous sommes aux Etats-Unis, pendant la semaine qui précède l’élection d’Obama.
De ce roman ressort l’effroyable abattement des personnages qui dans les deux cas est lié au suicide. Laura est un personnage simple, effacé, qui s’en remet constamment aux autres, et qui après un divorce et des enfants qui ont grandit n’arrive plus à trouver la flamme de la vie. Pour elle, tout a disparu. Samuel souffre de la mort de son fils, une horrible souffrance, qui le paralyse, le jette à terre et l’assomme.
Autant, j’ai compris Samuel, la mort d’un enfant est une des choses les plus horribles qu’ils soient, autant, Laura m’aura agacé, à se plaindre presque que sa vie a été ratée. Il fallait plus d’ambition, mais elle se contente d’attendre que la vie passe.
L’écriture est assez fluide, malgré des phrases longues, avec une ponctuation surchargée de virgules.
Je retiendrais de ce roman une étude de la vie, l’opposition de deux personnages, l’un qui souhaite se donner la mort, sans réelle raison, l’autre qui la vit par procuration, elle aussi donnée sans aucune raison. Le suicide serait une raison de s’effacer de la vie, sans aucune raison. Deux être tenus par un fil ténu à la vie alors qu’autour d’eux, la vie bat son plein.
Un roman lent, presque trop mou, qui veut que l’on s’apitoie sur le sort de personnes pas si différentes.
Je remercie Babelio et Julliard pour ce partenariat.
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