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Retrouvez sur ce blog des résumés et des critiques de romans de je lis.

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Il n'y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur - François Szabowski

sparadrapsFrançois Chabeuf est un jeune homme doté d'un talent inné pour l'intrigue et d'une mauvaise foi à toute épreuve. Expert en manipulation, son seul désir est d'être entretenu. Il est parvenu à séduire une retraitée puis à chasser son mari pour s'installer avec elle, mais au jour le jour la cohabitation s'avère plus difficile que prévu. Sombrant dans la misère la plus complète, il fait alors la rencontre de Vera, une jeune femme russe à la dérive, aux yeux bleu vodka et aux secrets trompeurs. Cette rencontre change sa vie et, mû par un sens de l'héroïsme que nul ne soupçonnait, il se lance dans une quête rocambolesque, mêlant intrigue amoureuse, roman policier et humour au vitriol. François Chabeuf, l'antihéros mythomane des Femmes n'aiment pas les hommes qui boivent, franchit un nouveau palier dans la démesure, avec ce roman porté par un souffle épique et une frénésie euphorique.

 

Ce roman est le deuxième tome du copiste écrit sous la forme d'un journal intime où un individu du nom de l'auteur ( ? ), copiste de métier, nous raconte les péripéties de sa vie. Dans le premier tome, nous avions découvert le personnage. Calculateur et manipulateur, il est aussi mythomane et écrivain, mais je m'égare, et ne serait-ce pas la même chose en somme.

Dans ce deuxième roman du copiste mais pas le deuxième de l'auteur, nous suivons François dans la suite de ses aventures. Paranoïaque, il entraîne dans ses délires tout un groupe de gens à peine moins désœuvrés que lui. Après avoir fait le deuil de sa relation avec Clémence et la propriétaire de soixante ans, le voilà reparti dans une nouvelle histoire d'amour avec Vera, une belle jeune femme russe, ancienne artiste de cirque. Dans le même temps, son roman, celui d'un pan de sa vie, sort et se rendant compte qu'il est exploité par son éditeur négocie violemment une avance pour son deuxième roman, celui de son journal. Il exploite aussi les filles de Clémence qu'il retrouve presque par hasard et se lie d'amitié avec une bande de punks.

Ce roman est dans la veine du premier et notre anti-héros s'enfonce encore plus dans la délinquance et l'alcoolisme. Manipulateur et peureux, il finit par passer à l'acte de violence et de vandalisme. Il tombe réellement amoureux et voit enfin un avenir dans sa vie malheureuse mais qu'il s'évertue à croire fantastique. Le personnage est un merveilleux cas d'école pour les étudiants en psychologie et il serait curieux de savoir comment l'auteur s'est inspiré pour dénicher ce François.

Au fil des pages, il est des questions qui se posent irrémédiablement, d'où vient-il ?, mais le personnage y répond avec tellement d'humilité qu'on irait presque le plaindre, que veut-il réellement ?, et nous ne le comprenons réellement qu'à la fin, et est-il au moins une fois sobre ?, l'auteur ayant certainement des parts dans une petite distillerie de province spécialisée en alcool de prune ou de mirabelle.

L'écriture est toujours aussi fluide et use d'un vocabulaire assez relevé tout en étant dans un style simple mais efficace. San vouloir offenser François le personnage, je dirais qu'il y a du Jeunet dans ce roman.

Ce roman a été lu dans le cadre de la dixième édition Un éditeur se livre en partenariat avec Libfly et  Aux forges du Vulcain.

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Z
Je n'ai pas apprécié ce livre arrêté en cours de lecture, trop verbeux.<br /> Lorsque j'écrirai ma chronique je mettrai un lien vers ton blogue.
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