Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 19:04

indelicatesse02Terre-Zéro, année 9kp du 6e Cycle après Ô².
Des millénaires d’une paix furieuse avaient plongé la terre dans un calme effrayant… Jour et nuit, des hommes et des femmes s’assuraient du bon fonctionnement de la machine sociétale, tandis que d’autres s’acquittaient du sabotage prévu au contrat. Entre deux Crush-parties, les plus zélés travaillaient l’hypocrisie. Les meilleurs éléments finissaient au gouvernement. Maitre Moya devait ainsi son élection à avoir promis d’endiguer la sclérose planétaire, la démographie galopante et l’inquiétante diminution de la misère. Son idée ? Trouver l’ennemi extra-terrestre porteur du chaos idéal ! Ensemble, ils vaincraient la pâle fatalité d’un horizon sans vague… N’en déplaise à L’INDÉLICATESSE DU COSMOS !

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

Dans un futur très lointain, l’humanité vit une paix durable et… ennuyeuse. Des employés veillent au bon fonctionnement de la société, d’autres, sous contrat et zélés sabotent le système. Terre-zéro décide d’envoyer une expédition dans l’espace à la rencontre d’une civilisation avec qui il serait souhaitable d’engager une guerre pour le bien-être de tous.

L’indélicatesse du Cosmos est un roman de Science-fiction décalé, une parodie, le futur probable de l’homme, s’il n’arrive pas se détruire avant bien sûr, poussé dans ses paradoxes les plus extrêmes. Par le biais de personnages secondaires, l’auteur lance des réflexions intéressantes, philosophiques, mais malheureusement ne les poussent pas plus loin, à moins qu’il ne les ait survolé uniquement pour nous donner une base de travail. Dans leur quête, l’expédition ne se rend même plus compte des outrages faits à une civilisation supérieure qui tente de prendre contact avec eux. L’auteur nous montre par le biais de cette civilisation rencontrée nos propres travers. Traité avec beaucoup d’humour, il nous montre aussi les défauts de manière satirique d’une société imbue d’elle-même.

Ecrit avec une grande fluidité, le roman se lit facilement. Le genre Sci-Fi comique n’étant pas si facile à traiter, l’auteur s’en sort remarquablement bien, sans lourdeur ni passage ennuyeux, il nous mène jusqu’à la conclusion si logique et pourtant si difficile à atteindre.

Un récit de Science-fiction se situant loin des sentiers battus qui ravira tous les adeptes de ce genre mais aussi les autres pour son approche philosophique de notre société de maintenant et du futur. Un premier roman prometteur pour cet auteur à suivre, une belle découverte.

Je remercie Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

---

bibliofolie-2011-logo-1501


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Science-Fiction
Retour à l'accueil

Les lectures du moment

Juste une ombre
Karine Giebel
justeuneombre.jpg

Les sites à visiter

logo-libflybis

Kyblos

logo liv

babelio

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés