Retrouvez sur ce blog des résumés et des critiques de romans de je lis.
« Dans Paris prostitué souvent le soir je les vois / les princes dérisoires de la nuit les beaux étalons / castrés qui raclent le sol de leurs sabots précieux / avant de s’élancer trotteurs hystériques efféminés / dans les courses poussives des prix crépusculaires / je sens le souffle idiot de leurs naseaux camés / je vois leurs yeux aveugles se noyer en souriant / dans l’effondrement des paupières et des cernes / au fond boueux exsangue de leurs tristes orbites / et par ennui je mise quelques heures précieuses / sur l’une de ces carnes qui fuit sans fin l’abattoir […] »
Par ces vers s’ouvre Larrons, un long poème épique formé de quatre chants. Chaque chant est le monologue d’un larron de notre temps, petite frappe ou grand seigneur de la nuit, vivant de forfaits, d’embrouilles ou de crimes éclatants.
La parole est à l’accusé. Qu’il nous parle de sa vie, de son ennui, de ses gloires passées, de ses grands souvenirs, de son espérance. Qu’il ne nous épargne rien. Mais qu’il nous en parle avec vérité, que l’on entende l’éternité dans sa voix. Qu’il déploie devant nous le courant de ses pensées, quand il vole, quand il mange, quand il aime. Qu’il nous raconte sa routine, qu’il nous fasse sentir avec simplicité l’étrangeté de sa vie, qu’il nous explique comment vivent ceux qui vivent comme si le salut n’existait pas.
Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les éditions Aux Forges de Vulcain pour ce partenariat.
Larrons est l'histoire de gens vivant en marge de la société, se droguant ou se prostituant. C'est un long poème dans la peau de ces personnages hors normes nous contant leurs péripéties, un poème urbain, écrit comme un rap ou un slam, en lisant les premières lignes, on s'imagine un rythme musical, et on fredonne les paroles. Tout est brut(e), les mots , leur vie et leurs souffrances. Mais malheureusement, j'ai eu de grosses difficultés à lire cette poésie. Il n'y aucune ponctuation ce qui m'a énormément perturbé dans ma lecture au point d'en être lassé et d'arrêter avant la fin de l'ouvrage.
C'est un petit peu décevant parce que les histoires, la vie des ces personnages, sont intéressantes et donnent envie d'en savoir plus. J'ai l'impression de passer à côté d'une belle expérience littéraire mais cette absence de ponctuation est vraiment troublante.
Je le garde sous le coude et m'y replongerais de temps à autre à tête reposée. J'ai envie de le finir, d'aller jusqu'au bout, quelque soit le temps que ça prendra.
Je remercie BoB et les éditions Aux Forges de Vulcain pour ce partenariat.
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