Retrouvez sur ce blog des résumés et des critiques de romans de je lis.
Prévue le 21 décembre 2012 (selon les Mayas ou Hollywood) ou pour dans 3 milliards d’années (selon les astrophysiciens) ; consécutive à un désastre écologique (toujours Hollywood) ou à la collision de notre galaxie avec sa voisine (toujours les astrophysiciens) ; qu’elle soit d’origine humaine ou d’intervention divine... la fin du Monde a toujours été au cœur de nos fantasmes et de nos peurs.
Avant de commencer cette chronique,je tiens à remercier l'association Les artistes fous associés pour ce partenariat.
Fin(s) du monde est un recueil de nouvelles et comme son titre l'indique, toutes les fins possibles du monde y sont relatées, du moins les plus créatives. Un virus décimant la population ne laissant que quelques humains seulement survivants, ou alors un virus, plus bizarre, faisant que les gens contaminés deviennent des zombies «morts» de faim. Mais la fin du monde, c'est aussi la fin d'un jeu vidéo dans lequel héros plombier parvient à sauver sa princesse des griffes d'un monstre bête en traversant plusieurs mondes jusqu'au huitième et dernier qu'il détruit. C'est aussi la fin annoncée, proclamée mais qui n'arrive pas, une erreur de calcul, et la fin vue par des astronautes dans l'espace lorsque la Terre est percutée par un astéroïde détruisant toute vie sur la surface.
Les nouvelles recueillies ont toutes un point commun, leur originalité. Mais certaines utilisent la vague du zombie, très à la mode en ce moment, avec aisance. D'autres poussent la réflexion sur la réaction de ces survivants, leur comportement. Je suis impressionné par cet employé qui récolte les souvenirs des gens disparus mais non connus, ou dans cette station orbitale où avec une grande crédibilité la loi du plus fort s'impose au détriment des plus faibles et de la seule femme de l'équipage.
Les textes sont illustrées par des œuvres d'artistes différents. J'ai été sensible à certaine de ses illustrations, à d'autres un peu moins. Un travail a été accompli avec énergie et passion. Mais malheureusement, elles ne sont qu'en noir et blanc.
J'ai apprécié, pour des récits amateurs, sans être péjoratif bien sûr, de découvrir des pages à la syntaxe irréprochable et sans coquille (fautes d'orthographe ou de frappe). L'atout n'est pas négligeable et prouve le sérieux de cette jeune association qui publie donc un premier recueil de qualité.
Un recueil donc fort intéressant qui propose des récits visionnaires d'une fin du monde hypothétique ou bien réelle. A découvrir pour la qualité de ces textes et leur originalité.
Je remercier Les artistes fous associés pour ce partenariat.
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