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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 19:26

polynieOn a retrouvé le corps sans vie de Rosaire Nicolet dans une chambre d’hôtel de la ville d’Iqaluit, une toute petite bourgade près du cercle polaire. Qu’est-il arrivé ? Tout le monde aimait Rosaire, cet ardent défenseur de la cause des Inuits, ce robuste gaillard toujours joyeux, ce beau parleur qui racontait aux dames de si jolies histoires. Quand il apprend cette mort, Léandre est bouleversé. Il part à Iqaluit reconnaître le corps de son frère. Mais une fois sur place les certitudes de Léandre fondent comme neige au soleil. Sans être un parfait salaud, Rosaire n’était pas un ange non plus. Sa mort demeure étrange…

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Robert Laffont pour ce partenariat.

Dans le grand nord canadien, un homme apprend que son frère vient de mourir, certainement assassiné. Il relate ses souvenirs qu’il a avec son défunt frère, sa timidité avec les femmes, et cette carte volée par un ancêtre dont la victime aura laissé un indice sur son bras.

L’auteure nous fait découvrir une région, l’île de Baffin, où se déroule le roman avec des anecdotes, la beauté des paysages mais aussi la vie des autochtones.

Ses réminiscences nous permettent de comprendre et d’apprécier Ambroise, le personnage principal, et Rosaire, le frère décédé, et s’accaparent la première moitié du roman.

L’enquête débute réellement, alors qu’il s’interroge déjà sur le mobile du meurtre, lorsqu’il rencontre une journaliste qui lui fait visionner une vidéo concernant l’interrogatoire du suspect qui n’est d’autre que la petite amie.

Le roman de deux frères au caractère opposé. L’enfance, l’adolescence, les relations avec les femmes, le travail, tout y passe, Ambroise raconte sans pudeur, sans se cacher quoi que ce soit, son amour fraternel pour ce frère meneur, à qui la vie souriait, mais qui finit refroidi dans une chambre d’hôtel, et il se raconte, lui, l’éternel suiveur.

Polynie, c’est aussi la vie chez les peuples arctiques. La profondeur du blanc des neiges qui ne fondent jamais, des jours qui n’en finissent, et des nuits longues de plusieurs mois. C’est aussi la faune dangereuse, mythique, avec ces licornes des mers ou ces ours polaires au pelage immaculé.

Ce roman, c’est aussi beaucoup de réflexion de la part de l’auteure sur la vie et l’objectif que chacun veut lui donner. J’ai eu beaucoup de plaisir à la découvrir en lisant ces pages, à les recopier aussi.

Un roman à l’écriture belle et soignée, facile à lire, qui se dévore littéralement.

Je remercie Livraddict et Robert Laffont pour ce partenariat.

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Le bonheur est un choix, un état qui se construit avec le temps. Parfois, le hasard demande qu'on s'y consacre avec plus d'ardeur, parce qu'il faut lutter avec rigueur contre des instincts qui portent vers la destruction. Il est plus facile de devenir toxicomane que de courir un marathon.

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