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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 08:44

silenceGlasgow, de nos jours. Deux jeunes voyous blancs masqués font irruption dans la maison cossue d’une famille pakistanaise de la banlieue résidentielle en réclamant « Bob ». Quelques hurlements plus loin, le pater familias (un commerçant estimé et aisé) est embarqué par les jeunes voyous, ligoté et bâillonné. Arrivée sur les lieux, l’inspectrice Alex Morrow - qui cherche à se faire une place au soleil de la brigade malgré les rebuffades machistes de ses collègues - sent que quelque chose cloche. D’abord, il n’y a pas de Bob en la demeure, et l’on pourrait croire à une erreur si certains regards et certaines attitudes ne l’incitaient à penser que quelqu’un ment ; en tout cas, tout le monde a quelque chose à cacher. Elle la première… 
Etude du racisme ordinaire en milieu écossais, Le silence de minuit rejoint la tradition des romans policiers d’action où du nouveau surgit à chaque page, jusqu’au dénouement final, totalement imprévu.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier News Book et Le Masque pour ce partenariat.

Une famille de Glasgow, d’origine étrangère, en pleine nuit est prise en otage par deux hommes cagoulés. Ils recherchent Bob. Ils s’enfuient en emportant avec eux le père, un vieux monsieur, commerçant sans histoire, pratiquant. Ils le libèreront en contrepartie d’une rançon.

Alex Morrow est sergent dans la police mais à son grand désarroi c’est à son collègue qu’est confiée l’affaire. L’enquête commence de manière étrange, pourquoi une famille sans problème est concernée par une affaire aussi grave de grand banditisme.

Le roman est agencé en deux parties. Un chapitre suit les preneurs d’otage, un chapitre suit le sergent Morrow dans son enquête. Ainsi, de cette manière, le lecteur lit l’histoire du point de vue de chaque partie. La fin de chaque chapitre amorce une suite surprenante, et le lecteur se retrouve dans le chapitre suivant focalisant sur un autre personnage, et ainsi de suite. L’enquête avance, paisiblement, amenant ses contradictions, ses certitudes, donnant au lecteur de découvrir en même temps, sans aller trop vite, sans perdre une miette, son dénouement.

Denise Mina écrit avec une grande fluidité, de manière très descriptive de l’environnement pour s’imprégner de manière complète dans ce roman. Les personnages sont décrits aussi bien physiquement que psychologiquement, avec beaucoup de profondeur et de réalisme. Ils sont parfois très contradictoires et l’atout de ce roman réside dans ces personnages de tous les jours, aussi bons que mauvais, avec leurs émotions positives ou négatives. Elle prête aussi énormément d’attention au comportement des individus, même anodin le clignement des yeux, donnant toujours plus d’authenticité au texte.

Le dénouement perturbe, il est différent, et encore un fois, les personnages nous étonnent. Un roman très intéressant et travaillé. A lire...

Je remercie News Book et Le Masque pour ce partenariat.

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newsbook

 

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