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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:10

icelanderC’est jour de fête à New Crúiskeen : on honore la mémoire d’Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley MacGuffin a été assassinée ; tous s’attendent à ce que Notre Héroïne, meilleure amie de la défunte et fille d’Emily Bean, se charge elle-même de l’enquête. Sauf que Notre Héroïne se moque bien de pourfendre le mal et de redresser les torts… Pourtant, bien qu’elle n’ait aucune envie d’affronter les redoutables Refurserkir, guerriers mystiques du Vanaheim, elle va devoir reprendre du service.
Hommage étourdissant aux pulps et à la mythologie nordique, entre Pynchon et Jasper Fforde, Icelander comporte en outre un auteur nabokovien, un duo de détectives métaphysiques, un royaume souterrain situé sous l’Islande et une scène mémorable de karaoké scaldique.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Babelio et Asphalte pour ce partenariat Masse Critique.

Icelander c'est un Tarantino littéraire, le Pulp Fiction qui se lit. L'histoire démarre tout de même sur une intrigue, le meurtre d'une femme, l'ami de l'Héroïne. Une Héroïne qui ne sera jamais nommé d'ailleurs. D'un prélude qui fait le tiers du livre, nous menant dans des références sur une oeuvre littéraire qui n'existe pas, à des personnages qui ne sont que fictifs, on part ensuite sur une enquête hachée par les points de vue différents des personnages avec des passages qui n'ont rien à voir avec l'histoire, ou alors de loin. Et on finit sur la découverte, par hasard quand même, du meurtrier et d'un dieu humain, ou d'un humain qui se prend pour un dieu "avec une nouvelle fluidité dans son élocution".

L'auteur nous prend sur le fil, et nous tient la main jusqu'au bout. L'exercice est difficile et il y arrive merveilleusement bien, alors qu'il aurait pu nou lâcher, nous nous serions écrasés lamentablement dans une totale incompréhension de son oeuvre. Jusqu'à la dernière page, je me suis demandé "mais qu'est ce que c'est que cette histoire" et pourtant, j'y ai pris énormément de plaisir. L'écriture est très fluide et facile à lire. Un roman décalé pour ceux qui veulent s'amuser.

Je remercie Babelio et Asphalte.

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babelio

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