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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 08:09

démencesTous les pensionnaires de l’asile, de dangereux criminels, avaient brusquement disparu sans laisser de trace. La police ne les avait jamais retrouvés. Comment aurait-on pu imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’ils s’étaient réfugiés à l’intérieur des murs de l’asile ?
Il n’y a que les fous pour croire sérieusement à l’efficacité de la magie noire. Et les fous furieux pour s’en servir.

 

Ce roman de Graham Masterton date de 1989. Jack, chef d'entreprise qui dirige plusieurs garages, percute lors d'une fin d'après-midi pluvieuse sur une route calme au milieu de la forêt, ce qu'il pense être un enfant. Mais en sortant de son véhicule, il n'y aucune trace de cet enfant. Après quelques recherches sur les bas-côtés et à la lisière de la forêt, il s'enfonce un peu plus entre les arbres et tombe sur une vieille bâtisse. Pour un homme d'une quarantaine d'années un peu blasé par une activité professionnelle ennuyeuse et une vie de famille monotone, il s'imagine devenir le gérant d'un complexe de loisirs pour gens fortunés en réhabilitant cette vieille maison, un ancien asile psychiatrique. Obnubilé par ce projet, il mène son fils de neuf ans dans cette maison, mais ce dernier tombe sur un certain Lester, un homme emprisonné dans les murs, qui le met en garde contre les autres... les autres qui sont, eux aussi, enfermés dans les murs.
Après un début un peu difficile d'une cinquantaine de pages, l'histoire s'installe lentement et prend du volume petit à petit pour finir à un rythme haletant. L'histoire mêle action, recherche, abattement et espoir, dans un écheveau bien tissé. Le personnage principal, Jack, est une homme comme tous les autres, sans particularité, qui fait des erreurs, même si certaines me paraissent complètement absurde, mais il est tout de même attachant, justement parce qu'il n'est pas parfait. Les autres personnages qui gravitent autour, comme Karen, sont aussi bien travaillés par l'auteur pour être suffisamment crédible malgré une histoire très surréelle.
Masterton nous concocte un roman d'horreur et de frisson digne d'un bon film de terreur. Fidèle à lui-même, il propose, en partant d'une légende ou d'un mythe religieux, une histoire à vous faire avoir la chair de poule. Sa manière d'écrire, très cinématique, vous lancera dans des images très marquantes, choquantes, allant crescendo jusqu'au chapitre final.
Un bon roman de terreur qui ravira les amateurs du genre, qui ne décevra pas les lecteurs habituels de Masterton, et qui mettra du piment dans les lectures des autres.

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