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Retrouvez sur ce blog des résumés et des critiques de romans de je lis.

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Essai sur l'art de ramper à l'usage des courtisans - Baron D'Holbach

essaicourtisansLe propre de l’ironie est le double discours. Sous la forme elle-même ambiguë de l’essai, d’Holbach fait ici l’apologie de l’art singulier de ramper, nécessaire au maintien du courtisan dans la Cour du Roi. Art du maintien, de la bonne façade et du savoir-vivre hypocrite, ramper est une manœuvre subtile, fondée sur l’abnégation. D’Holbach moque l’intelligence des conventions sociales, tissées d’hypocrisie et d’arrivisme. Car c’est n’avoir que peu d’orgueil et de passion que de devoir revêtir le costume de l’hypocrite pour, au fond, conforter le pouvoir des puissants. La position de l’auteur à l’égard de ces courtisans n’a d’égale que celle des courtisans face à leurs pairs et à leur maître. En décrivant les masques dont doit se revêtir le courtisan, d’Holbach met bas les mécanismes mêmes de la dissimulation et de la pantomime.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et les Editions Allia pour ce partenariat.
Cet essai du Baron D'Holbach est une réflexion sur les courtisans. Le petit livre propose en plus du récit d'une vingtaine de pages, une biographie assez complète et intéressante sur ce personnage cultivé.
Le courtisan, à l'époque de l'auteur, est une sorte de cancrelat de la société, qui s'agrippe au pouvoir pour en recevoir quelques miettes. Bien sûr, ce n'est pas en ces termes que l'auteur nous détaille son point de vue, mais l'idée est identique. La lecture de cet essai au style très classique, vocabulaire et grammaire d'un autre temps, nous fait vivre quelques instants de cette époque révolue où le faste indécent cotoyait sans gêne la pauvreté la plus crasse... Ce qui fait en réalité de cet essai une réflexion toujours autant d'actualité.
Le deuxième partie traite donc de l'auteur uniquement. Nous apprenons qu'il participait à des moments d'intenses réflexions et de contestations du système avec ces amis que furent par exemple Diderot. Nous retiendrons qu'il hérite d'une fortune et d'un titre par alliance -c'est plus facile de critiquer avec les moyens et les soutiens adéquats que sans-, compensé par une intelligence qu'il met à profit de la société.
Je remercie Libfly et les Editions Allia pour ce partenariat. Ce livre a été lu dans le cadre d'une opération "Livre voyageur".
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Z
A cette époque, malheureusement, les manants ne savent ni lire ni écrire.<br /> Les critiques contre la royauté étaient sévèrement puni, fils de prince ou fils de manant.<br /> J'ai bien aimé le ton de l'écriture de cet essai
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