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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 20:27

zippo-600Dans une ville nord-américaine d'un avenir pas si lointain se prépare un grand sommet économique que le journaliste-militant Nuovo Kahid est chargé de couvrir. Quand l'économie va, tout va, dit-on. Mais les pornoputes disparaissent, les autorités se durcissent, les clochards claquent des dents et la ville tombe en ruine. Par-dessus le marché, une comète fonce sur la terre. Avait-on vraiment besoin de ce caillou sidéral pour annoncer sans crainte de se tromper que la première heure de la fin du monde avait déjà sonné ?
Polar noir d'une écriture sèche comme des rafales d'automatiques, ZIPPO est le roman de la nouvelle gauche québécoise, une gauche ouverte sur le monde, informée, informatisée et peu encline au romantique. Mais… La désillusion parcourt les pages de ce livre comme un indicateur de civilisation alarmant. Car les protestataires prennent de l'âge et redoutent ce moment où, vaincus, ils devront rentrer dans le rang pour rejoindre leurs aînés, ces vautours qui se sont engraissés sur le cadavre du monde.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Kyklos pour ce partenariat.

Zippo se situe dans un futur proche, dans une ville, Villanueva, nord-américaine, sur laquelle un météorite va tomber. Les quartiers sont bouclés laissant les habitants dans la plus grande misère et la violence urbaine. Un journaliste, qui comble sa solitude avec l'alcool, est envoyé à un sommet international pour couvrir l'événement.

Zippo critique la société qui parque la fange de la société dans des quartiers sordides. Dans cette ville, la justice est sommaire, toute personne tentant de s'en échapper est tuée, sans sommation. Un état policé à outrance, où les disparus et les morts n'apparaissent même plus dans les quotidiens, les violences passent totalement inaperçues.

L'écriture est incisive, nette et précise, presque chirurgicale, au mot près, sans fioriture. Le texte peut paraître parfois trop juste, rapide, mais le ton que veulent donner les auteurs est là, nous sommes sur le fil, tout le temps.

Les personnages veulent garder un espoir, celui de survivre à la météorite, mais au fond d’eux, ils le savent, la fin est proche, et finalement, c’est le fatalisme qui prend le dessus. La machine est en route, elle va tout balayé sur son passage, et rien ni personne ne peut changer quoique ce soit.

Le texte est sombre, violent, pessimiste, ne laisse pas beaucoup d’espace à la vie, l’amour, où dans une ville, la faim est omniprésente, la mort parcoure les rues, la vie s’efface.

J’ai un avis mitigé. Le récit est original, écrit d’une manière qui ne laisse pas indifférent, mais l’insinuation politique est trop présente, s’immisce trop, pour adopter l’idée des auteurs et ne pas laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Un livre engagé qui veut alerter. En cette période de bataille électorale et de crise, il tombe à point nommé.

Je remercie Kyklos pour ce partenariat.

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Kyblos

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:01

hautlieuUn grand appartement oublié de l'île Saint-Louis dont les portes et les pièces disparaissent les unes après les autres...
Un bureau secret du ministère de l'Intérieur chargé d'explorer la banlieue parisienne pour y trouver les preuves de l'existence de Dieu. Une entreprise géante qui fait surveiller ses employés par des espions semi-visibles. Une ville utopique construite d'après Fritz Lang et hantée par un mystérieux "Charbonnier"...
Six histoires étranges, drôles, tragiques, métaphysiques. Six plongées dans l'abîme pour découvrir ce qui se cache de l'autre côté de la réalité. À mi-chemin entre Jules Verne et Jorge Luis Borges : bienvenue dans le monde de Serge Lehman.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Folio pour ce partenariat.

Le Haut-Lieu est un recueil de nouvelles de Serge Lehman, auteur de Science-Fiction doué.

Dans Le Haut-Lieu, le personnage principal est confronté à son propre esprit, il s’enferme psychologiquement et physiquement entre les murs d’un appartement. Dans Le gouffre aux chimères, une équipe d’agents secrets traquent l’essence même de l’art chez les citoyens.

Dans La chasse aux ombres molles, le personnel d’une entreprise d’un service particulier se doit de connaître les attentes de tous les employés, mais l’un d’eux se pose une question primordiale. Dans Supersience, Metropolis est une ville construite sur une base artistique. Il en ressort que suite à l’hitlérisme dont on n’imagine que les idées ont été poussées jusqu’à leur finalité, la ville retrouve les œuvres de ce monde parallèle qu’est le nôtre. Dans Origami, un employé en passe d’une promotion d’une société participe à un séminaire particulier. Dans La régulation de Richard Mars, un esprit supervise l’univers et collabore avec un peuple de rats, dont la correspondance avec l’homme est aisée.

Dans ce condensé de l’œuvre de Serge Lehman par ses nouvelles, on ressent une forte inspiration de H.P. Lovecraft pour les univers que l’homme crée par la seule force de son esprit, et les mondes parallèles dans lesquels pullulent des monstres abjects. Mais son écriture est bien différente. Malgré son étrangeté et l’originalité de ces nouvelles, la plume de l’auteur est fluide. La première nouvelle, qui dure une centaine de pages, sur le seul thème de l’enfermement en est le parfait exemple. Elle se lit d’une seule traite sans décrochage à la lecture, l’auteur arrivant à tenir en haleine le lecteur alors que la fin reste assez prévisible. D’ailleurs, ces nouvelles ne se lisent pas pour un dénouement déroutant mais pour la complexité des idées mises en œuvre. Mais la référence de Lovecraft n’est pas unique. Les rats reviennent souvent dans son œuvre ainsi que les références à George Orwell dans 1984. On imagine alors que certaines de ces nouvelles sont une vision probable de notre futur très lointain, une manière de créer un univers possible et effrayant.

Des nouvelles d’une grande qualité, à l’originalité marquée, la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas fut un réel plaisir de lecture.

Je remercie Livraddict et Folio pour ce partenariat.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:06

freyt1Frey est le capitaine de l’aéronef Ketty Jay et le chef d’une petite bande d’aventuriers. Séducteur invétéré et fripouille notoire, il vit, avec son équipage, d’activités illégales en se cachant des frégates de la Coalition. Aussi, lorsque Frey entend parler d’un navire chargé d’un trésor qui a tout d’une proie facile, il croit que sa fortune est faite. Mais l’opération tourne mal et il devient l’ennemi public numéro un, avec toutes les forces de la Coalition à ses trousses.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Milady pour ce partenariat.

Frey est un roman qui mélange plusieurs styles, c’est de la Science-Fiction qui se lie à de la Fantasy. C’est l’histoire de Dorian Frey, un pirate qui travaille parfois à la solde de notables ne voulant pas dévoiler leurs petites affaires louches au grand jour. Frey et son équipage accepte une mission, qui tourne mal. Il devient alors l’homme le plus recherché de l’univers. Derrière ce complot se cache apparemment le père de sa petite amie.

Frey allie donc les styles de manière intelligente. Magie et voyages en aéronefs cohabitent avec fusillages et golem féroce. L’auteur a su faire ce mélange qui pourrait en rebuter certain et rapidement vous êtes pris dans la spirale énergique du roman. Entre moment de détente dans un bouge et action à bord d’un vaisseau, vous n’aurez pas le temps de souffler. La lecture de ce livre, bien qu’imposant par ses plus de 500 pages, est rapide et fluide. L’auteur sait garder l’attention du lecteur en alternant les moments d’adrénaline et ceux qui permettent d’avancer dans la quête. Dorian Frey est un personnage finalement plus riche qu’on ne peut se l’imaginer au premier abord, tout comme chaque membre de son équipage. Au début, de simples pirates, ils se dévoilent petit à petit pour laisser apparaître leurs faiblesses. L’histoire, quant à elle, reste passionnante, faite de rebondissements, vous surprend à chaque chapitre. De l’action, de la romance, des confessions, tous les ingrédients sont présents pour vous permettre de passer un très bon moment de lecture. Ce premier tome des aventures de Dorian Frey pose des bases solides, en espérant que la suite sera tout aussi entraînante. Un très bon roman qui marie plusieurs genres à la perfection.

Je remercie Livraddict et Milady pour ce partenariat.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:22

memoriaIl travaille pour le compte des grandes Compagnies qui se partagent l'univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité. Immortalité qu'il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tous comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Au point d'en menacer ses missions. Des souvenirs dont il ne sait même pas s'ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d'un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l'engloutir.
Le compte à rebours est engagé...

 

Avant de commencer ce billet, je tiens à remercier Livraddict et Folio pour ce partenariat.

Mémoria est un roman de Science-Fiction se déroulant dans une époque lointaine. Par un heureux hasard, des recherches spatiales ont permis de découvrir des portes permettant de traverser l’univers et de se retrouver à des milliers d’années-lumière de la Terre, le Berceau, en quelques heures. Cette découverte donne une chance à l’homme de coloniser des milliers de planètes. La technologie progresse dans le même temps, puis stagne et régresse même dans certaines colonies.

Un être en possession d’une technologie extrêmement avancée l’utilise pour posséder les corps d’hôtes en y chargeant son esprit. Cet être ne vit qu’en empruntant les corps de quelques jours à quelques mois et ce depuis des centaines d’années. Il est aussi un tueur à gages qui utilise cette particularité pour approcher ses victimes sans se faire remarquer. Mais l’un de ses hôtes le remet en question. Qui est-il vraiment ?

D’hôte en hôte, est ce qu’il a perdu sa vraie conscience. Après avoir vécu des centaines d’années, des centaines de vies, qui est-il vraiment ? Est-il lui même ou est-il une partie de tous ces êtres empruntés ? Voici les questions qu’il se pose.

Mémoria, bien qu’oeuvrant dans un univers de Science-Fiction, aurait très bien pu s’adapter facilement à un univers contemporain. Le roman est tout de même pourvu d’un lexique, qui pour ma part, ne m’aura été d’aucune utilité, le contexte permettant de comprendre les nouveaux termes employés sans grande difficulté. Un contexte et un univers bien menés, proposés au lecteur, ajoutez à cela une écriture efficace, fluide et facile, vous pourrez, même si vous n’êtes pas un adepte du genre vous plaire dans la lecture de ce roman.

Qui est-il vraiment ? Nous nous en doutons rapidement, et cela se confirme, mais c’est le comment y est-il parvenu, par quel concours de circonstances l’a-t-il fait, que ce roman prend vraiment toute son ampleur. Malheureusement, pour ne pas gâcher votre prochaine lecture, je ne pourrais en dévoiler plus au risque de la compromettre.

Mémoria est un roman visionnaire. Par l’utilisation d’un corps par sa propre conscience, ne sommes-nous pas en train de lire une probable évolution du clonage humain ?

Je remercie Livraddict et Folio.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:04

indelicatesse02Terre-Zéro, année 9kp du 6e Cycle après Ô².
Des millénaires d’une paix furieuse avaient plongé la terre dans un calme effrayant… Jour et nuit, des hommes et des femmes s’assuraient du bon fonctionnement de la machine sociétale, tandis que d’autres s’acquittaient du sabotage prévu au contrat. Entre deux Crush-parties, les plus zélés travaillaient l’hypocrisie. Les meilleurs éléments finissaient au gouvernement. Maitre Moya devait ainsi son élection à avoir promis d’endiguer la sclérose planétaire, la démographie galopante et l’inquiétante diminution de la misère. Son idée ? Trouver l’ennemi extra-terrestre porteur du chaos idéal ! Ensemble, ils vaincraient la pâle fatalité d’un horizon sans vague… N’en déplaise à L’INDÉLICATESSE DU COSMOS !

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

Dans un futur très lointain, l’humanité vit une paix durable et… ennuyeuse. Des employés veillent au bon fonctionnement de la société, d’autres, sous contrat et zélés sabotent le système. Terre-zéro décide d’envoyer une expédition dans l’espace à la rencontre d’une civilisation avec qui il serait souhaitable d’engager une guerre pour le bien-être de tous.

L’indélicatesse du Cosmos est un roman de Science-fiction décalé, une parodie, le futur probable de l’homme, s’il n’arrive pas se détruire avant bien sûr, poussé dans ses paradoxes les plus extrêmes. Par le biais de personnages secondaires, l’auteur lance des réflexions intéressantes, philosophiques, mais malheureusement ne les poussent pas plus loin, à moins qu’il ne les ait survolé uniquement pour nous donner une base de travail. Dans leur quête, l’expédition ne se rend même plus compte des outrages faits à une civilisation supérieure qui tente de prendre contact avec eux. L’auteur nous montre par le biais de cette civilisation rencontrée nos propres travers. Traité avec beaucoup d’humour, il nous montre aussi les défauts de manière satirique d’une société imbue d’elle-même.

Ecrit avec une grande fluidité, le roman se lit facilement. Le genre Sci-Fi comique n’étant pas si facile à traiter, l’auteur s’en sort remarquablement bien, sans lourdeur ni passage ennuyeux, il nous mène jusqu’à la conclusion si logique et pourtant si difficile à atteindre.

Un récit de Science-fiction se situant loin des sentiers battus qui ravira tous les adeptes de ce genre mais aussi les autres pour son approche philosophique de notre société de maintenant et du futur. Un premier roman prometteur pour cet auteur à suivre, une belle découverte.

Je remercie Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

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bibliofolie-2011-logo-1501

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 11:05

lafemmedelothUn cataclysme a englouti l'Europe du sud et le Moyen-Orient et Paris est devenu un port méditerranéen. Du côté de la Mer Morte, frappée à nouveau quarante siècles après la disparition de Sodome et Gomorrhe, la terre s'ouvre et un mystérieux sel violet en jaillit. Son goût et ses propriétés en font une denrée indispensable à tous, qui se vend à prix d'or.
Voilà un roman « bizarrissime » : le monde qu’il décrit, situé dans un avenir non précisé, est à la fois agressivement moderne —, dominé par une multinationale toute-puissante, la Compagnie — et violemment archaïque. Dans la Colonie lointaine, l’absence de la technologie moderne nous ramène plus d’un siècle en arrière.
De la science-fiction régressive, en quelque sorte.
À moins que cette histoire ne nous emmène, sans le dire, au cœur du présent ?
Elle nous décrit une société totalitaire, organisée à l’extrême, fondée sur le mensonge et la terreur…
D’un côté, à Paris, un personnage minuscule, solitaire, dépressif, affronte un monstre anonyme, la Compagnie, en un combat feutré. De l’autre, dans l’effroyable Colonie, cinq forcenés se déchirent, pantins ridicules dans un déluge de péripéties démentes, sanglantes et absurdes. C’est grotesque et sinistre. Drôle et désespéré.
La femme de Loth, livre ahurissant, roman d’aventures à l’humour grinçant, parabole sur la folie de notre monde actuel et de l’horreur économique.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Babelio et Ginkgo Editeur pour ce partenariat.

Le roman se déroule dans une Europe post-apocalyptique, où la mer méditerranée arrive aux portes de Paris, où le sel est devenu une denrée aussi chère que l'or, et où une société totalitaire, la Compagnie, domine des colonies dans des conditions de vie archaïques. Le gouverneur d'une de ces colonies qui extraient du sel décède, et les quelques aristocrates, nommés par le gouverneur lui-même, n'ayant pas d'autre moyen de communication, écrivent aux haut dignitaires de la Compagnie pour rendre compte de ce décès et peut-être se prémunir d'une rétrogradation sociale prochaine. Et dans le même temps, nous suivons le parcours erratique à Paris de Phileas Book, créateur de mots croisés pour un journal, que la Compagnie demande à voir.

Les personnages, qui se décrivent d'eux-mêmes dans leurs lettres, sont touchants. Bien que leur passé soit des plus sombres, il n'en reste pas moins que malgré leurs défauts, leurs peur de qualité et leur manque de discernement, en font tout de même des hommes et des femmes plus vrais que nature.

L'auteure nous livre un roman écrit d'une manière originale et pour laquelle j'ai pris énormément de plaisir. Bien que le quatrième de couverture puisse paraître assez nébuleux, l'intrigue et l'histoire prennent le lecteur rapidement, dès les premières pages, et il devient assez difficile de décrocher.

Chaque lettre, mise bout à bout, conte l'histoire de la Colonie pendant une vingtaine de jours. Comment, sûr d'eux, les protagonistes vont commencer à douter, puis sombrer dans la folie. Un roman magnifique fait d'amour et de haine, de souffrance et de plaisir. Un roman différent, inclassable, un mélange des genres à lire absolument.

Je remercie Babelio et Ginkgo Editeur pour ce partenariat.

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babelio

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 08:00

crepusculeacierAu 21e siècle, deux évènements ont bouleversé la vie sur Terre : la découverte du voyage supra-luminique, et la création de l’Eschaton, une puissante intelligence artificielle qui surveille la galaxie. 400 ans plus tard, les colonies humaines sont éparpillées sur 3000 années dans le temps et des milliers de kilomètres dans l’espace.
Planète-Rochard est une de ces colonies. Sous le joug d’un empire rétrograde, elle refuse la technologie et fonctionne en autarcie. Le Festival, au contraire, est une civilisation humaine qui s’est intégralement transférée dans des programmes. Elle n’existe qu’à l’état d’informations. Elle se promène, de système en système, pour se nourrir d’informations.
Un jour, le Festival débarque sur Planète-Rochard. Cette dernière réagit et envoie une flotte pour résister…

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Le Livre de Poche pour ce partenariat.

Ce roman de Science-fiction est différent par rapport aux autres romans habituels que vous pouvez lire. Je dirais même qu’il est assez éloigné de l’œuvre d’Isaac Asimov par exemple. L’auteur veut nous surprendre par un thème original.

Le Festival se déplace dans la galaxie pour apprendre et répertorier les savoirs auprès des civilisations d’origine terrienne. Et cette entité s’attaque à une civilisation basée sur la monarchie, arriérée technologiquement. En changeant la vision de l’avenir des autochtones par des technologies nouvelles facilitant leur vie quotidienne ou leur permettant de se soulever contre les despotes, le Festival sème une sacrée pagaille. Mais qui est le Festival ? Comment le combat-on ? Telles sont les questions que se posent les dirigeants épaulés par un ingénieur et une représentante de l’ONU.

Le roman nous propulse dans un univers régit par l’Eschaton, une sorte de divinité interdisant le déplacement dans le temps, afin qu’il ne soit pas remis en cause. L’auteur nous donne des explications qui semblent foireuses et sans aucune crédibilité sur les déplacements d’un système à un autre, sur le voyage dans le temps. Cumulées à des passages décalés lorsque nous nous retrouvons à bord du vaisseau, aux côtés de son capitaine recevant les informations de ses subalternes, nous avons la réelle sensation d’être dans un univers surréaliste.

Le roman, malgré les réticences qu’il pourra engendrer auprès des lecteurs ennuyés par ce genre un peu différent, se lit très facilement. L’écriture est rapide même si parfois les trop longues descriptions du pourquoi et comment ça fonctionne le voyage dans le temps et les conséquences sont incompréhensibles à cause du nombre important de termes techniques.

Un roman qui s’apprécie tout de même pour son histoire travaillée et son univers intéressant mais qui peu avoir tendance à nous agacer quelque peu à cause des dérapages de l’auteur un peu longs et répétitifs.

Je remercie Livraddict et Le Livre de Poche.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:54

fondationempireTandis que les crises qui secouent l'Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône.
C'est alors qu'apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n'avait pas prévu...

 

Deuxième épisode de la saga Fondation. La Fondation fait face à deux nouvelle crises, dont une que Hari Seldon n'avait pas prévu. On suit donc comme dans le précédent opus des personnages toujours aussi attachants et qui tente alors que tout espoir de sauvegarder la Fondation est perdu de faire face à la crise et d'en sortir encore plus fort.

Je reste toujours autant impressionné par la vision de l'auteur sur le futur, surtout pour les années 50. L'écriture est toujours aussi fluide et facile à lire. Le récit ne comporte aucune lourdeur et c'est avec une grande facilité que l'on dévore ce roman, avec une déception à la dernière page, oui une petite déception, parce que c'est trop court. Je n'ai plus qu'une hâte, celle de lire le troisième épisode que ce roman nous annonce déjà comme étant palpitant.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 15:06

12emeevangileMélissa, obsédée sexuelle notoire et reporter vedette du plus grand Zine des États-Unis d’Europe se voit confier par sa rédactrice en chef une mission super-dangereuse ?: remonter le temps avant Evène (Avant les Événements) et découvrir « Ce que les femmes préfèrent« . Elle y parviendra avec l’aide de Dieu (que la traque théologique des Américains a fait chuter dans le contingent) qu’elle tentera de séduire et de Des Ombres, un compositeur aussi énigmatique que romantique qui, sans le savoir, est à l’origine de l’Univers. Le joueur masqué (Dieu ou l’auteur) joue avec Mélissa comme avec une balle de flipper. Elle est envoyée dans le New York des années 60 et déjoue les avances d’un certain Salman Rushdie, participe à la plus grande rave lesbienne de Californie où elle baise un requin, se trouve à Wall Street chez l’infâme Fuld aux débuts de la crise, est enlevée par la terrible nazie Hannelore et sera torturée dans une île grecque par les Bitenberg, maîtres du monde. Elle passe également en Allemagne, à Stuttart, là où un apprenti sorcier joue avec les pouvoirs de la musique. Au final, on descendra le Ruban O’ (le Temps) de quelque quinze milliards d’années pour assister à la formation de la soupe primitive et des lois qui vont la régir pour nous donner naissance. Une occasion unique pour Mélissa de modifier le futur… et de revenir régler ses comptes. Dès le début on bascule dans une société de femmes et le titre de l’ouvrage fait penser à un L World, un monde de lesbiennes déchaînées. La conclusion sera plus subtile mais chut… nous n’écrivons ceci que pour vous mettre l’eau à la bouche. Le récit est souvent dramatique ou rêveur, usant du temps gelé ou suspendu, mais il reste fidèle au style série noire ou à celui du Privé à la Chandler ne ratant aucune occasion de placer une bonne punch line. Le détective cosmique est une femme, une agitée, une séductrice, une folle de sexe bien dans la peau des autres toute race et couleurs confondues. Au fil de ce roman, Mélissa qui est l’interface sexuelle universelle, va sacrément évoluer… Les livres de Jacques Guyonnet ressemblent à une immense fourmilière ou à un labyrinthe géant dans lequel, au fil de douze romans, des personnages et des thèmes se croisent, se reproduisent et jouent à cache-cache les uns avec les autres en défiant toute chronologie. Dans celui-ci, Mélissa écrit malgré elle le Douzième évangile et l’auteur se dévoile en proposant ses Mémoires d’Ante Tombe et nous dit quelques mots de son parcours.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les éditions La Margelle pour ce partenariat.

Je ne tournerais pas autour du pot longtemps et autant le dire tout de suite, ce roman ne m'a pas plu. Je n'ai pas aimé l'histoire que l'auteur a brodé autour du thème principal. Cette Mélissa avec sa libido exacerbée et ses rencontres avec Dieu m'ont laissé de marbre. Pourquoi, mais pourquoi l'auteur a essayé de s'embourber dans une histoire aussi bizarre et sans queue ni tête pour amener à lire entre les lignes autre chose que ce qui est écrit.

J'avoue n'avoir jamais eu aussi mal à la tête en lisant ce livre. L'écriture est d'une lourdeur... pesante. On part à droite et à gauche, dans tous les sens, dans des détails inutiles, et trop imagés. Le nombre de notes en bas de page est impressionnant au point qu'un index a été créé et se trouve à la fin du livre. Malheureusement, on fait l'effort sur le premier tiers, puis après on évite de les lire, on les oublie.

En somme, un roman dont l'intérêt est très limité, inexistant peut-être. Je n'ai pas aimé et vous l'aurez compris.

Je remercie BoB et La Margelle pour ce partenariat.

Signé : Un homme dont la religion n'est ni l'argent, ni le pouvoir, mais seulement la femme qu'il (qui l') aime.

---logotwitter

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:10

fondationEn ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir.
Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...

 

Je suis plus qu'impressionné en lisant ce roman comment l'auteur, Isaac Asimov, a pu imaginé en son temps, c'est à dire les années 50, l'évolution de la technologie, que nous connaissons aujourd'hui et qui ne sont que les prémices d'une technologie encore plus avancée, plus performante et dont l'homme sera incontestablement son esclave.

Car ce roman traite bel et bien de l'homme face à la technologie, sa soumission face à l'évolution qui peut le différencier du barbare de l'érudit.

L'auteur nous emmène de la chute de l'Empire jusqu'au premières crises que va devoir affronter la Fondation pour lui permettre de renaître.

La manière dont la Fondation traite les crises et dont elle s'en sort est magnifiquement bien réfléchie. On avance dans le roman et nous voulons en savoir plus, ce premier tome annonçant une suite des plus passionnantes. Et tout ça écrit avec une grande fluidité. A lire absolument...

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