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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:46

quandblanchitDans une prison américaine, Raza Ashraf, attend, nu et tremblant, son transfert pour Guantánamo. Comment peut-on en arriver là ?... Quand le 9 août 1945 au matin, Hiroko Tanaka sort sur sa terrasse en kimono aux motifs d'oiseaux, elle est enivrée par le bleu du ciel de Nagasaki, son coeur bat à tout rompre. Sur ses lèvres, elle a encore l'empreinte de celles de Konrad Weiss, son amant allemand, et à ses oreilles résonne toujours sa demande en mariage. Mais, à peine née, leur histoire s'achève déjà. Car, d'un coup, le monde blanchit... Contrairement à Konrad, Hiroko survit à la bombe atomique, et les graves brûlures sur son dos prennent alors la forme de grands oiseaux noirs qui lui rappelleront toute sa vie ce qu'elle a perdu... Deux ans plus tard, elle se rend à Delhi chez la demi-soeur de Konrad, Elizabeth Burton, et son mari James. Leur employé, Sajjad Ashraf, lui donne des cours d'ourdou. Il sait la troubler et vaincre son renoncement à l'amour... Alors que la terrible Partition succède à la Seconde Guerre mondiale, l'histoire, l'amour et la mort ne cesseront d'entrelacer, dans ce très beau roman de fidélité, de passions et de trahison, les destins de Hiroko, des Burton et des Ashraf, transportés de Karachi à New York, et, pour certains, jusqu'en Afghanistan, dans le sillage immédiat du 11 septembre 2001...

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les Editions Buchet Chastel pour ce partenariat.

Le roman commence à Nagasaki pendant la seconde guerre mondiale. Un allemand et une japonaise tombe amoureux l'un de l'autre mais la bombe les sépare. La vie d'Hiroko est bouleversée à jamais, mais elle va toujours de l'avant. Cet allemand, Konrad, est mort, avait de la famille qui habitait Delhi. C'est la-bas qu'elle part, en Inde et vit la Partition, et un amour avec Sajjad... et on se retrouve à suivre le fils devenu un homme recherché qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre à un homme de rentrer chez lui, retrouver sa femme et son enfant.

Un magnifique roman d'une grande poésie et d'une belle richesse qui retrace la vie pendant plus d'un demi-siècle d'une femme, une survivante. L'histoire de deux familles qui pourtant tout devrait opposer mais qui sont liées, s'aiment et s'aident, quelque soit le prix à payer. Malgré la guerre, les guerres plutôt, qui sont omniprésentes tout au long de l'ouvrage, c'est un merveilleux message de paix que nous prenons plaisir à lire.

L'auteur m'aura même donné la curiosité de m'intéresser aux faits historiques relatés tout au long de son histoire. J'ai voulu en savoir plus sur l'histoire de ces pays que l'on croit connaître parce qu'on en parle presque tous les jours aux actualités mais qu'en réalité personne ne connaît réellement.

Un roman qui se lit avec une grande facilité, dont on ressort avec quelque chose en plus, ce petit quelque chose qu'est le respect, l'amour d'autrui. Je remercie l'auteur de m'avoir fait prendre autant de plaisir à la lecture de son roman.

Je remercie aussi BoB et Buchet Chastel.

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 19:00

lesangetlamerHérodiane, orpheline, vivant dans un bidonville à Port-au-Prince, rêve du prince charmant. Est-ce parce qu’une religieuse lui a lancé sur un ton haineux : Noire comme tu es, comment veux-tu que Jésus t’aime ? Ou est-ce parce que son frère, salué à sa naissance par l’écume d’une vague de mer, s’adonne à d’autres plaisirs ? Le rêve s’incarne en Yvan, riche mulâtre d’une des grandes fortunes du pays, et vire au cauchemar à la rencontre avec son oncle Paul. Si les âmes corrompues des vivants peuvent faire basculer les cœurs fragiles dans l’enfer sur terre, les rêves brisés des jeunes filles créent l’espoir d’un autre avenir.

Gary Victor revisite ici, avec la maestria qu’on lui connaît, le rêve du prince charmant à la manière haïtienne. Comment dans cette société perverse et corrompue, dans cet univers où les plus riches asservissent encore et toujours les plus pauvres, les jeunes filles peuvent venger le monde.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et Vents d'ailleurs pour ce partenariat.

Le Sang et la Mer est une magnifique histoire, celle d'une belle jeune fille pauvre vivant à Haïti, un pays fait de corruption et de haine, dont les parents meurent et qui reste seule avec son grand frère.

Elle essaye tant bien que mal de rester sur le droit chemin, celui de la dignité. Une histoire tragique qui nous raconte d'une belle manière la pauvreté et la vie débilitante que doivent vivre les habitants des ghettos soumis à l'esclavage des plus riches.

La vie d'Hérodiane est un conte et j'ai pris énormément de plaisir à lire cette oeuvre. L'écriture est belle même si j'ai trouvé que les premières pages m'ont paru fastidieuses. J'ai la sensation que l'auteur a eu du mal à "accoucher" le début, mais que, au fil de l'histoire et des pages écrites, il s'est délié.

Les images que veut nous faire voir Gary Victor sont magnifiques, Hérodiane étant au centre de deux mondes qui se confrontent constamment.

Ce roman se termine en beauté, avec beaucoup d'émotions. Un beau roman...

Je remercie BoB et Vents d'ailleurs.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 13:55

delaissesFort Simmer, Territoires du Nord-Ouest, Canada. Nouvelle année scolaire et nouveaux enjeux pour Larry, seize ans, un Indien dogrib. Il devient le meilleur ami de Johnny, turbulent, grande gueule, détesté ; et il fond devant Juliet Hope, la plus belle fille du lycée qui lui préfère… Johnny. Quel avenir pour cette relation triangulaire, rythmée par le heavy metal, l’alcool et la fumette

Mais Larry n’a hélas pas que des amis : il se fait souvent tabasser par les Blancs. Certes son talent de conteur lui est d’un grand secours, mais quelle est cette histoire d’incendie, d’enfant brûlé et de brutalités qu’il aime raconter ? Réalité ou fiction ? Souvenirs ou hallucinations ? Pourquoi Larry entretient-il des rapports si tendus avec sa mère ? Et que s’est-il passé avec son père ?

Un roman où la rage de vivre l’emporte sur la violence des événements.

Un roman où la réconciliation, avec soi-même et les autres, s’associe aux rêves d’une vie meilleure.

 

Avant de commencer ce billet, je tiens à remercier BoB et les éditions Gaïa pour ce partenariat.

L'auteur nous délivre un personnage en quête d'amour et de stabilité dans son univers violent par le manque d'attache, la drogue, l'alcool et le sexe. On comprend facilement que dans une petite ville comme Fort Simmer, où il n'y a rien à faire et où le seul avenir est de finir dans le bar du coin comme tout bon poivrot qui se respecte, que les jeunes s'ennuient, s'enivrent, se consument.

Larry est arrivé ici après avoir subi des événements choquants, marquants et violents. Mais que s'est-il passé réellement ? On aimerait le savoir, on attend jusqu'à la fin pour que nous soit dévoilé ce terrible secret égrené au fil des pages. On le devine, est ce bien la vérité ou le rêve d'un adolescent ? Beaucoup de questions qui ne trouvent malheureusement pas de réponses.

L'auteur nous prend par son écriture dans ses filets, on ressemble à cette jeunesse désabusée. Les personnages sont très attachants, et l'on a même de la compassion pour cette Juliet, cette belle jeune fille qui s'offre à tous les garçons, à en perdre son âme.

Un roman un peu court sur des jeunes enfoncés dans la pauvreté et tout ce qu'elle comporte, mais avec l'ambition de s'en sortir. Une belle histoire...

Je remercie BoB et Gaïa.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 19:11

lestaupesLa dérive d’un fils de disparus de la dictature argentine, balloté entre une grand-mère persuadée que sa fille lui a donné un autre petit-fils en détention, une petite amie avec laquelle il n’arrive plus à communiquer et un mystérieux travesti dont il tombe amoureux, Maïra. Ce récit paranoïaque et surréaliste, à bout de souffle, nous entraîne de Buenos Aires à Bariloche, au pied des Andes, dans la quête initiatique troublante, politiquement incorrecte et souvent drôle d’un narrateur désabusé, à la recherche de son passé et de son identité sexuelle.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Babelio et Asphalte pour ce partenariat Masse Critique.

Quelle drôle d'histoire ou plutôt devrais-je dire, quel drôle de conte. Le trajet d'un personnage un peu perdu, qui recherche son identité, sa mère et son père ayant été tué pendant les pages noires de l'histoire de l'Argentine. Au début, élevé par sa grand-mère en quête d'une vérité qui n'existe peut-être pas, puis amoureux d'une jeune femme militante. Mais son mal-être, une bizarre déprime, l'empêche de continuer et malgré la nouvelle d'une grossesse, il tombe amoureux d'un travesti avant de finir dans les bras d'un homme, parfois violent, aux propos injurieux mais aimant.

A quel moment nous sommes dans ses délires paranoïaques, à quel moment la vérité est relatée... on ne le sait plus. Et c'est avec lui que nous nous enfonçons dans un rêve fait de retrouvailles familiales, et d'une réalité glauque aux descriptions réalistes.

Malgré le thème sur l'homosexualité, la folie d'un jeune homme perdu dans son passé et son identité sexuelle, l'écrivain sait nous captiver. L'écriture est très fluide et nous poursuivons les péripéties de ce "petit fou" avec plaisir même si j'avoue ne pas être arrivé à m'identifier au personnage. Un nouveau regard sur l'Argentine, son histoire et la souffrance des enfants des disparus, ses travestis qui arpentent les rues, en somme, ce mal-être national que ce pays n'arrivent pas effacer, à dépasser.

Je remercie Babelio et Asphalte.

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babelio.GIF

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 11:05

  http://idata.over-blog.com/2/88/64/74/lecture/commentdormir.gifNe vous y trompez pas longtemps… les très anglais Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol n’existent pas, et ce petit précis est un pastiche génial parfaitement exécuté, une supercherie littéraire exemplaire concoctée par deux satiristes américains d’avant-guerre, Harford Powel et Edward Streeter.

Edward Streerter — à qui l’on doit un fameux roman, Le Père de la mariée plusieurs fois adapté au cinéma — joue le rôle d’Anne Balliol ; et Harford Powel, celui du Dr Hopton… à moins que ce ne soit l’inverse. Bref, ils ont réussi ici le pari délicat de créer un guide parodique du savoir-vivre de chambre qui pourrait tout à fait passer pour un vrai, mais qui se moque de tout de façon légère, et surtout de lui-même.

Petit objet précieux et étonnant, Comment dormir est le parfait cadeau ; il s’inscrit dans la lignée des textes littéraires et caustiques qui ont marqué le début du xxe siècle et reviennent en force aujourd’hui avec Will Cuppy, Stephen Leacock, Robert Benchley ou S.J. Perelman.

Faussement machiste, vraiment drôle et parfaitement rythmé ce bijoux de la littérature américaine humoristique est à mettre entre toutes les mains, surtout si elles sont propres.
« Même les gens les plus civilisés sont des sauvages à la nuit tombée. » — Sir Walter Scott
« Si ce petit livre ne donne pas à votre partenaire une idée générale de comment il faut se comporter la nuit, nous vous conseillons de la, ou de le, remplacer par un animal de compagnie. » — Anne Balliol
« S’il y a une chose que vous ne pouvez sûrement pas vous payer cette année, c’est bien un divorce, alors évitez une telle dépense et achetez ce livre. » — Dr Ralph Y. Hopton

 

Avant de commencer cette chronique, nous tenons à remercier BoB et les éditions Monsieur Toussaint Louverture pour ce partenariat.

Honneur aux demoiselles, nous débuterons par l'avis de la femme qui partage mon lit.

Elle - Lorsque j'ai pris le livre en main j'ai été attirée par sa couleur rouge flamboyante et l'humour de la banderole bleue. Mais dès les premières pages j'ai été déçue. Pourquoi rééditer un livre écrit dans les années 30 aujourd'hui même traduit de l'anglais car je trouve que les idées, même si j'ai été amusée, sont dépassées et dégradantes pour l'image de la femme car ce livre a été écrit par un homme mysogine.
De plus ce livre n'est pas écrit pour le petit peuple en 1930 mais et surtout pour les gens plus fortunés car ces personnes décrites dans le livre ont une employée de maison, voyage en wagon lit, leurs amis possèdent des bateaux.... Pour finir, ce livre m'a déçue et je m'attendais à mieux.

Lui - Pour ma part, j'ai adoré lire ce petit précis, ou plutôt, je l'ai dévoré. Tout est tourné à la dérision, même si certaines scènes paraissent réellement réalistes et loin d'être satiriques. Dés la première ligne, dés le premier mot, nous sommes confrontés à beaucoup d'humour. De l'humour qui se prend au sérieux, de l'humour potache, de l'humour décalé, de l'humour noir, de l'humour, de l'humour, de l'humour. C'est un condensé de bonne humeur qui m'a fait beaucoup rire et j'en redemande. Et bien que les auteurs nous aient concocté un petit précis humoristique, ils n'ont rien oublié, rien laissé au hasard. Ils passent toutes les situations possibles et inimaginables au peigne fin, les décryptent pour nous donner la bonne marche à suivre. Ce petit précis est à lire absolument et aussi à faire lire.

Cette chronique est terminée, je suis fatigué. Avant de partir au lit, je tiens à remercier BoB et Monsieur Toussaint Louverture. Bonne nuit à toutes et à tous...

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 14:56

etrangeattractionFausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot dogs au bord de l’autoroute. Là, ils rétablissent le cirque de puces comme art populaire et le culte de la fécondité comme religion ultime.Quand débarque leur ami Plucky Purcell, ancien joueur de football et dealer à ses heures, les ennuis commencent. Ayant par accident infiltré une armée secrète du Vatican, Plucky s’est retrouvé à Rome où il a découvert le corps momifié du Christ oublié dans une catacombe. Après l’avoir dérobé et ramené aux États-Unis, il vient le cacher dans leur zoo et remet l’avenir de la civilisation occidentale entre leurs mains. Mais le FBI et la CIA veillent.

Une bien étrange attraction est un livre foisonnant qui repousse les frontières de l’imagination et nous entraîne au cœur des sixties. Ce roman fantasque,mi-divertissement apocalyptique mi-suspense métaphysique, répond avec génie aux questions fondamentales de notre époque.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les éditions Gallmeister pour ce partenariat.

Le roman de Tom Robbins est un ovni dans l'univers de la littérature. Vous n'avez jamais rien lu de similaire et ne lirez jamais quelque chose d'identique. L'auteur a concocté une oeuvre tellement différente que l'on se demande ce qu'elle fait là, comment cette idée lui est-elle sortie de la tête, et pourquoi ?

Vous êtes prévenu, rien ne sera pareil après la lecture de l'oeuvre de Tom Robbins. On pourrai la résumer en une oeuvre "différente" et je vous avoue que c'est sacrément difficile d'écrire une chronique sur un roman aussi fantasque.

De longs passages sont assez ennuyeux, parce qu'ils n'ont rien à voir avec la trame, alors que d'autres sont vraiment hilarants. Il y a des quantités de répliques digne des plus grands films du cinéma, et des questions philosophiques élucidées par Amanda qui vous feront réfléchir sur l'essentiel.

Un roman qui retrace les pensées des vraies sixties, tellement décalées par rapport à la réalité, mais qui ont le mérite d'aller jusqu'au bout, et c'est pour cela qu'il faut lire ce roman, pour son côté hilarant, son côté décalé et si différent.

Vous serez peut-être déçu après l'avoir lu, ou vous prendrez conscience que vous avez lu le roman qu'il fallait au bon moment. Une oeuvre inclassable... à lire...

Je remercie BoB et Gallmeister.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:44

nouvelleswyomingUne fois encore, Annie Proulx nous plonge au coeur de l’Ouest américain, âpre désert de beautés et de dangers, à la rencontre de personnages isolés, tourmentés, qui avancent coûte que coûte sur une route dont ils sont à la fois les héros et les prisonniers. C’est à un voyage jusqu’à l’ultime frontière d’un monde presque disparu, et jusqu’aux dernières franges de l’âme des hommes, qu’elle nous convie, elle qui sait comme personne conjuguer le réalisme et l’intime pour explorer le mythe américain, le confronter à ses contradictions et ses excès, ses violences et ses splendeurs.

 

Avant de commencer la chronique, je tiens à remercier BoB et les Editions Le Livre de Poche pour ce partenariat.

Ces histoires du Wyoming est un recueil de nouvelles relatant la vie d'habitants ou de voyageurs traversant le Wyoming, un état des Etats-Unis d'Amérique. L'auteur écrit d'une manière poétique, avec beaucoup de fluidité, nous racontant l'intimité de ces américains et nous décrivant la beauté sauvage de ce coin perdu. En fermant ce livre sur sa dernière page, on se prend à porter un chapeau de cow-boy, à mettre des bottes typiques des éleveurs de bovins, à respirer la poussière que soulève le vent, à contempler les plaines d'armoise.

Tantôt ce personnage est le personnage principal, tantôt il est secondaire, mais il est là, toujours présent, immuable. Annie Proulx nous prend par la main pour nous mener au coeur de leur vie, au coeur de ce pays. On s'y croirait tellement qu'on s'imagine connaître lui ou elle depuis leur enfance. Mais la nature est omniprésente dans la vie de tous, et le Wyoming est un endroit qui ne laisse pas indifférent.

Une chose est sûre, j'ai adoré lire ce recueil de nouvelles, et si je traverse un jour les Etats-Unis, je ferai un détour dans le Wyoming à Elk Tooth, j'irai boire un coup au comptoir du Pee Wee, je discuterai avec Amanda et les clients, et pourquoi pas, je m'achèterai un ranch.

Je tiens à remercier BoB et Le Livre de Poche pour ce partenariat.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:23

odyssewinnipeg1937. Luis Gontan, surnommé Kilowatt, est électricien -comme son père avant lui- aux P & T de son petit village de Galice quand sa vie, entre tromperies et enchevêtrements amoureux, se voit bouleversée par la Guerre Civile, absurde et horrible. De témoin, il en deviendra l’acteur malgré lui car, dans le feu de l’action, il est pris pour Foucellas, le redoutable (et authentique) guerillero anarchiste et anti-franquiste…
Cette méprise le conduira à vivre plusieurs vies ; il sera tour à tour ambulancier, infirmier voire milicien. Il gravira et descendra les échelons militaires ce qui ne l’empêchera pas d’être traduit en conseil de guerre. Il sera mendiant et séduira une religieuse qu’il contentera même !…
Kilowatt saura aussi subtiliser le portefeuille d’un mort parmi les brigades internationales et lui voler sa carte d’adhérent au Parti communiste. Ce véritable talisman lui permettra –une fois la guerre terminée- de sortir du camp d’internement de Gurs dans le sud de la France et de monter avec plus de deux mille réfugiés communistes à bord du Winnipeg, un bateau affrété par Pablo Neruda à destination de Valparaiso où il arrivera le 3 septembre 1939.
Et où Kilowatt cherchera une vie nouvelle.

 

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier BoB et les Editions Buchet-Chastel pour ce partenariat. Aussi, quelle surprise de lire l'un des romans du père de Manu Chao, excellent musicien et connu pour la Mano Negra et ses titres devenus de grands classiques.

L'histoire se déroule pendant la période d'avant-guerre en Espagne, durant la guerre civile qui terrorisa ce pays. Luis Gontan vit dans un village de la Galice, il se retrouve contraint de fuir dans le maquis et d'abandonner sa fiancée enceinte. S'ensuit une escapade où pour sauver sa peau, Luis prend l'identité d'un grand guerrier.

Entre chaque chapitre nous contant les péripéties de Kilowatt, un chapitre nous raconte avec beaucoup de détails comment l'Espagne, l'URSS et les autres pays européens complotent les uns contre les autres. Au niveau historique, tous ces détails sont très intéressants et je dois avouer que j'ai appris énormément de choses, mais je n'ai malheureusement pas trouvé l'intérêt de nous asséner des cours sur les protagonistes de l'avant-guerre, sans ces chapitres, le roman aurait été autant compréhensible. Des pages et des pages d'histoire que j'ai lu jusqu'au bout mais qui m'ont endormi.

Les rebondissements de ce Kilowatt sont réellement rocambolesques, au point d'être tirés par les cheveux. Heureusement que l'écriture était un plaisir à lire. Les dialogues comme les personnages et les décors sont décrits sans trop de fioritures mais suffisamment pour que l'envie de continuer de lire ne nous lâche pas.

Un roman qui retrace la vie d'un jeune homme qui aurait bien voulu vivre une vie des plus simples et c'est dommage que l'auteur nous ait matraqué de ces connaissances historiques qui, je n'en doute pas, m'auront appris énormément de choses mais qui, dans ce roman, m'ont paru réellement de trop.

Je tiens à remercier BoB et Buchet-Chastel.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:20

martindressler

ou le roman d'un rêveur américain

Consacré par le prix Pulitzer et, pour sa traduction française, par le prix Maurice-Edgar Coindreau, Martin Dressler ou le roman d'un rêveur américain s'inscrit dans la continuité de l'oeuvre exigeante et rare d'un des plus grands écrivains contemporains.
L'auteur de "La Vie trop brève d'Edwin Mullhouse, écrivain américain, 1943-1954, racontée par Jeffrey Cartwright", prix Médicis étranger en 1975, raconte ici la destinée mythique d'un self-made-man à New York, au tournant du siècle dernier. Ce « rêveur », c'est Martin Dressler, modeste fils d'un marchand de cigares, homme pragmatique et inventeur génial, habité par une folie visionnaire. Ce démiurge qui écoute le « désir de son coeur » va connaître une fortune que seuls les rêves permettent.
Steven Millhauser joue en virtuose de cette science du trompe-l'oeil, maintenant le lecteur à l'étroite frontière du rêve et de la vie, de la fiction et de la réalité, du vrai et de sa représentation. Fabuleuse histoire en effet que celle de Martin Dressler, incarnation du rêve américain mais aussi des mythes et utopies qui ont façonné l'imaginaire occidental.
Avec cet extraordinaire roman, Steven Millhauser s'affirme comme le plus européen des auteurs américains actuels.

 

Je tiens à remercier BoB et les Editions Livre de Poche pour m'avoir fait découvrir cet auteur et son oeuvre.
C'est le roman qui décrit le mieux le rêve américain. C'est la réussite d'un jeune garçon qui rêve de grandeur. un jeune garçon visionnaire, intelligent, qui a énormément de talent et surtout, qui est un sacré travailleur. il démarre comme apprenti dans la boutique de son père pour finir richissime homme d'affaires avec l'espoir, le rêve de changer le monde par sa vision. C'est aussi l'histoire d'un jeune garçon qui devenu un homme plaît aux femmes par son magnétisme naturel et mystérieux, mais qui se mariera avec une femme qui peut-être rêve encore plus que lui. L'histoire est magnifique et finit sur une interrogation, est ce la réalité, le succès d'un jeune américain talentueux au parcours particulier dans une amérique de la fin du XIXème siècle où tout est possible ou, tout simplement, le rêve de ce jeune garçon ?
L'écriture est fluide, les détails sont particulièrement bien décrits, et heureusement, il n'y a aucune longueur ou lourdeur dans ces longues descriptions qui sont extrêmement pointues. Parfois, les descriptions sont poussées à tel point que nous avons la sensation de faire un inventaire complet de la moindre qualité, du moindre défaut, d'une architecture, d'un meuble, d'une personne.
Dés les premières lignes, l'auteur nous emmène dans l'univers de Martin Dressler avec une grande poésie. Autant vous dire que ce livre se dévore littéralement tellement vous êtes emportés dans le tourbillon de la réussite de ce rêveur américain.
Je peux en tout cas vous affirmer que c'est l'un des meilleurs romans que j'ai lu.
Je remercie BoB et Livre de Poche pour ce partenariat.
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Thomas Harris
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