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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:08

tintincongoA peine rentré d'URSS, Tintin repart pour le Congo. Sorcier du royaume des Babaoro'm, en lutte contre une bande de gangsters à la solde d'Al Capone ... Le plus célèbre de nos reporters sortira bien sûr triomphant de toutes ces aventures. Pour notre plus grand plaisir à tous.

 

Cette chronique se découpe en deux parties car j'ai un avis très mitigé sur ce Tintin. Dans un premier temps, j'exposerai ce qui m'a déplu, puis dans un second temps, ce qui m'a plu à la lecture de cette bande dessinée.
Tout d'abord, j'ai été gêné par le racisme sous-jacent rencontré dans ce deuxième tome de Tintin. Ce petit reporter, bien blanc, bien blond, qui arrive au Congo, dans une tribu, se considère immédiatement comme un individu supérieur, au point de croire qu'il pourra enseigner une matière aux enfants du pays. Le dessin comme les dialogues dénigrent le peuple noir tout au long de l'histoire les faisant passer tantôt pour des benêts tantôt comme des sauvages. L'époque à laquelle a été conçu ce Tintin ne justifie pas cette xénophobie masquée derrière de belles paroles. Ensuite, le rapport que Tintin a avec la nature est totalement déplorable et inacceptable, bien que pendant le longtemps la chasse au très gros gibier était un sport reconnu par la société, de nos jours ce n'est plus du tout le cas, et il est dérangeant de voir comment des gens venu d'autres continent dépouille un territoire de ces richesses.
Mais ce Tintin n'est pas un si mauvais Tintin, les dessins, bien que très représentatif de cette époque, sont bien réalisés, le découpage des cases, comme par exemple l'événement de la chasse à l'éléphant (Tintin revient avec les défenses après avoir tué l'éléphant !), permet de donner un rythme à l'histoire et Hergé, déjà, travaillait cette approche très cinématique de ses bandes dessinées. La qualité du dessin malgré tout est bien moindre par rapport à un Tintin au Tibet par exemple, mais il est facile de comprendre le succès qu'il a pu avoir à l'époque de sa sortie. Hergé ne fera qu'améliorer son personnage au fil du temps mais la base est déjà très bonne. L'humour est typique à n'importe quel Tintin qui reste un jeune reporter assez naif, même si certains passages sont déroutants comme la chasse à l'antilope ou la découverte des pygmées, mais encore une fois, et je me répète, l'époque peut justifier quelques fois les dérapages de l'auteur. On imagine facilement les enfants du milieu du XXème siècle lire cette bande dessinée, s'évader dans un pays lointain, peu connu, partir à l'aventure en chassant les animaux de la savane, et aidant les autochtones à trouver le bon chemin, tout en déjouant les plans machiavéliques de personnages peu recommandables.
Ce Tintin est loin d'être le meilleur mais à découvrir tout de même.
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 08:33

pereaufoyerUne bande dessinée qui caricature la vie d’un père au foyer. Adam est un homme qui s’occupe de sa maison alors que sa femme part travailler. L’auteur a voulu faire ressortir tous les défauts que pourrait avoir un père restant à la maison pour la première fois avec ses enfants et les tâches ménagères à gérer. Bien sûr, il a poussé la caricature assez loin. Cette bande dessinée est réellement hilarante et vous prendrez énormément de plaisir à la lire, d’autant que le graphisme est bien adapté au thème. On découvre Adam et sa famille, les enfants sont ingrats et sa femme accouche. L’intérêt de cette bande dessinée est que les gags qui se suivent forment une histoire même si certaines pages peuvent être lues indépendamment. Une bande dessinée à lire, à relire, avec beaucoup de plaisir.

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:08

lucyloot1Imaginez... Imaginez la voûte d'un gigantesque dôme de cuivre surplombant les eaux laiteuses d'un bassin ouvragé... Imaginez d'étranges silhouettes trapues avançant dans la lueur glauque de la pièce... Une élégante créature moulée de Syntex ébène s'enfonce dans l'eau...

Bienvenue sur les pas de Lucyloo, bienvenue à l'aune du Grand-Songe !

Comme ses consoeurs de Lab-0, la ville dédale, elle est un Arpenteur de Songe, chargée de récupérer des perles d'Oeniria garantissant l'équilibre des rêves. Quand un Haut-Rêvant s'éveille, révélant une menace sourde, commence son aventure.

Un monde onirique aux volutes Art Nouveau, des dolls charmeuses et insouciantes projetées dans un monde tragique : passez derrière le miroir des rêves...

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercie Babelio et Aqua Lumina Editions pour ce partenariat particulier dont l’objectif était de mettre, pour une fois n’est pas coutume, en avant la bande dessinée.

Lucyloo est un arpenteur de songes de Lab-0 et récolte des perles d’Oeniria pour le compte de Lord Absenthe. Normalement les arpenteurs de songes n’ont aucun contact avec le Grand Extérieur mais Lucyloo reçoit des messages d’un inconnu. De plus, elle rêve du Grand Extérieur. Lucyloo se sent différente et pour ne pas éveiller les soupçons, bien que ses amies soient au courant, continue son travail jusqu’au jour où… Impossible d’en dire plus, il faudra la lire pour le découvrir. J’imagine que Matrix a certainement influencé le scénariste pour certains aspects de la base de l’univers.

Lucyloo est une bande dessinée qui assimile le manga et le genre très contemporain pour nous proposer un mélange très intéressant. Le scénario écrit par un ancien d’un magazine de jeu de rôle que j’ai beaucoup lu adolescent, Casus Belli, est assez bien ficelé, même si j’avoue parfois que je trouvais certains passages un peu nébuleux. Les illustrations sont magnifiques alliant un dessin manga à un style Burtonnien (comprendre inspiré de Tim Burton) si je puis me permettre. Un beau dessin comportant de superbes planches. J’ai juste le regret de ne pas les avoir admirées en couleur, car certains passages mériteraient une colorisation pour mettre en valeur le coup de crayon de cet illustrateur de qualité. L’inspiration est flagrante autant dans le dessin que dans le scénario et le résultat est une savante mixture efficace.

Une bande dessinée hors du commun, à la limite de l’inclassable, qui ravira les adeptes du manga et les autres aussi. Un plaisir pour les yeux, les illustrations sont belles et travaillées, un plaisir pour l’esprit, un scénario original et décalé, font de ce premier opus de Lucyloo une histoire à suivre.

Je remercie Babelio et Aqua Lumina Editions.

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babelio

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 13:47

victoireLe docteur Grordbort, concepteur de pistolets à rayon.
de fusées et de kir au cassis. a l'immense plaisir de vous présenter ce volume foisonnant, dédié aux actions et aux aventures des héros des forces armées terriennes qui s'élancent vaillamment pour enseigner la politesse humaine aux pires malappris de notre système solaire. Sous vos yeux ébahis, le docteur Grordbort dévoilera d'héroïques exploits, d'étonnantes armes à propulsion d'ondes et bien d'autres choses encore, améliorant à coup sûr votre vie de 23.5 % !

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Milady pour ce partenariat.

Victoire n’est pas une bande dessinée comme vous pourrez avoir l’habitude de lire, en fait, ce n’est pas une bande dessinée. C’est plutôt l’exemplaire unique que le Dr Grordbort aura préparé pour présenter et convaincre les jeunes hommes et les femmes éduquées aux bienfaits de la guerre coloniale interplanétaire.

Nous nous situons dans une uchronie où l’homme colonise les planètes du système solaire, et font face à une résistance locale, dans un style publicitaire des années 20. Imaginez un Dr Grordbort mysogine, xénophobe, égoïste et un peu fou et vous vous retrouvez à lire ses voyages et conquêtes de l’espace à ses côtés.

Vous avez des pages ou encarts publicitaires vous proposant de vous engager, un bestiaire présentant les monstres découverts et tués qu’ils soient carnivores ou simplement mignons, ou encore deux bandes dessinées relatant les faits héroïques du Docteur.

Victoire est un condensé d’humour décalé, cynique et critique par rapport à notre société. Les illustrations sont magnifiques, aux couleurs passées et contenant énormément de détails.

Le livre est d’une couverture rigide et les feuilles sont épaisses et glacées donnant à l’ouvrage une grande valeur qui fera qu’il se retrouvera dans un coin privilégié de votre bibliothèque, celui des beaux livres à ne surtout pas abîmer.

Victoire de Greg Broadmore est un livre graphique superbe, qui présente un personnage qui agit en maître des lieux où qu’il se trouve, et à l’humour déjanté.

Je remercie Livraddict et Milady.

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logo liv

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:00

lavieestcourteRaison de plus pour rire, vite, de tout (mais pas de n'importe quoi) : des nouveaux feux rouges solaires les jours de pluie, des vitraux en béton, des chiens gratuitement méchants, des femmes de ménage héliportées pour tapis volants, de Landru et des micro-ondes, des tapettes à bateaux-mouches...
Dans un feu d'artifices de cartoons, qu'éclatent les sourires et les rires !

 

C'est une succession de gags, qui ne se suivent pas bien sûr, mais savent rigoler de tout. Certains sont hilarants, d'autres moins, mais vous trouverez sur chaque page le gag qui vous convient, celui qui saura vous faire rire. Avec un dessin sans fioriture, parfois très épuré, mais efficace, ce tome saura vous ravir. A découvrir ou à redécouvrir...

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:00

magasinsexuelBienvenue aux Bombinettes. C'est par un joli dimanche de mai que ce paisible village est troublé par l'arrivée d'une échoppe ambulante. Au volant : Amandine, qui a repris la boutique familiale "La Maison du caoutchouc" jusqu'alors spécialisée dans la vente de bottes et de tuyaux d'arrosage. Mais afin de la moderniser, Amandine a réorienté la vente vers des produits bien plus ludiques... des sex-toys !

 

C’est un thème original et loin de mes lectures habituelles que j’ai eu l’occasion de découvrir avec cette bande dessinée. Un achat qui n’était pas de mon initiative et que j’ai parcouru avec curiosité mais sans grande envie. Mais quelle surprise ! Tout d’abord, le dessin est très bien réalisé et les couleurs sont magnifiques. C’est très contemporain. Les décors sont superbes et vous en prenez plein les yeux. Ensuite, quant au scénario, original, est plaisant et vous laisse sur votre faim lorsque vous arrivez à la dernière page. Un deuxième tome qui va savoir se faire attendre avec impatience.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 08:00

lesprofst4Approchez, Mesdames et Messieurs ! Venez découvrir les seuls vrais aventuriers modernes : LES PROFS ! Suivez le prof d'histoire débutant, le prof de gym survitaminé, la prof de français sexy, le prof de philo blasé et la prof d'anglais peau de vache dans leur croisade contre l'ignorance et le poil dans la main ! Plus fort que Zorro, plus courageux qu'Indiana Jones et bien moins payés que James Bond, ils pénètrent dans la jungle étouffante des lycées pour affronter les tribus d'élèves hostiles. Puis, épuisés, ils se réfugient dans leur oasis : la salle des profs ! Là, entre la machine à café en panne et les 150 copies à corriger, pour demain, ils refont le monde de l'éducation et des plans pour les vacances. Recommandé par le ministre de l'éducation nationale, cet album est pour tout le monde : les profs, les élèves, les parents d'élèves, les parents de profs, les surdoués et les cancres (il y a de jolies images). Et heu... nous demandons aux profs de ne pas noter les auteurs trop sévèrement : ils n'ont pas pu préparer l'interro, leur grand-mère était malade...

 

Je découvre cette bande dessinée et par curiosité, je m'y suis penché. Une BD sur les profs dans un bahut avec des élèves intenables et un emploi du temps de ministre. Je trouve l'humour acide, ou plutôt trop réaliste. On ne se retrouve à lire une BD pour s'évader mais pour se rendre compte que leur travail est assez comique. Se plaindre de travailler quelques heures par semaine, et que quelques semaines dans l'année, c'est tellement dur que les profs se trouvent des excuses pour ne pas travailler. La triste réalité condensée dans une bande dessinée. Heureusement que le dessin et la couleur sont assez bien réussis pour ne pas fondre dans l'ennui.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 12:11

capitainecrownXVIIe siècle, quelque part sur la côte vénézuélienne. Le capitaine Alexander Crown est mort, assassiné dans sa cabine. Dans son testament, c’est à Red, son second, qu’il confie la charge de réunir ses cinq enfants, essaimés au gré d’une vie passée à sillonner les Caraïbes. Un formidable héritage les attend, mais la mission est délicate : ils sont incontrôlables, dangereux, et se détestent tous… autant qu’ils détestaient ce père qui a ruiné leur vie. Le Testament du capitaine Crown : une histoire de famille en deux tomes, aux confins du polar et de l’histoire de pirates.

 

crown1.jpgToujours le thème de la piraterie qui me passionne autant dans l'univers de la BD. Et ce premier épisode est plus que satisfaisant. Le Capitaine Crown est décédé et laisse un testament pour ses cinq enfants. Naturellement, un trésor est censé se trouver au bout de la quête.

Ce premier tome nous fait découvrir les personnages et leurs différentes facettes entre pacte et trahison. Le scénario est excellent et donne une réelle envie de continuer pour connaître la suite. Les dessins sont superbes et certaines planches sont magnifiques. Je dois noter tout de même que certaines cases ne sont pas colorisées, ce qui donne une impression pour certaines planches de ne pas avoir été terminées. Mais ce léger défaut est largement rattrapé par la qualité des dessins et de la colorisation ainsi que par le scénario. Un excellent premier opus qui laisse présager une suite passionnante.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 15:50

crannibales1.gifBienvenue chez les Ducroc, une famille à l'appétit dévorant !
Le père, bonne fourchette, résiste rarement aux petits plats cuisinés par Madame, un fin cordon bleu, passée maître dans l'art de vous arranger aux petits oignons.
Chairs de leur chair: Betty, l'aînée, une pulpeuse jeune fille et une future croqueuse d'hommes; Popol, un enfant difficile qui ne finit jamais son assiette; Bébé, qui fait ses dents et, dernier arrivé, Hanka, un réfugié vietnamien, dont la maigreur désole sincèrement sa famille d'adoption.
Ajoutons à cela un chien qui fait disparaître les restes, un voisin suspicieux, un facteur, des prêcheurs, des représentants en aspirateurs et toute une foule de quidams qui ne font que passer (par le four) mais restent quand même à dîner (comme plat principal).
Découvrez les délicieuses aventures au quotidien de cette famille anthropophage en dégustant ce premier recueil de gags bien relevés !

 

Le thème est assez original. Une famille cannibale qui dévore le facteur, les vendeurs à domicile, les caissières et tous les visiteurs qu'ils peuvent se mettre sous la main, ou plutôt sous la dent. Chaque personnage de cette famille est assez typique, entre la maman cuisinière ou le fiston râleur. Les différentes histoires sont vraiment hilarantes. Et l'avantage de ce premier tome, c'est qu'elle peuvent lues indépendemment les unes des autres comme toutes autres bandes dessinées de recueils de gags, mais ces histoires se suivent aussi. La famille adopte donc Hanka, à des fins (faims) culinaires, et en lisant la dernière case, on ne donne pas cher de sa peau pour le prochain tome.

En somme, un idée originale, des histoires qui tiennent en haleine, et une envie de continuer dans le prochain épisode.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 15:30

agent2122424.JPGRondouillard, naïf et sympathique, l'Agent 212 est la cible de tous les ennuis et de toutes les mésaventures auxquels un agent de police peut se trouver exposé. Délinquants, conducteurs imprudents ou suicidaires obstinés se succèdent, pour la plus grande joie des lecteurs et de ses auteurs, Kox et Cauvin.

 

On reconnaît le dessin des années 80 et par la même occasion le style de l'éditeur. Je pensais m'ennuyer un peu en découvrant ce vieil, et premier, épisode de l'agent 212 mais j'ai été agréablement surpris. Le dessin est certes typique de ma petite enfance, mais les différentes histoires qui jalonnent cette bande dessinée sont vraiment hilarantes. C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai dévoré cet ouvrage. Le personnage récurrent du retraité qui tente de se suicider est sympathique et la manière à chaque fois très recherchée pour y arriver est amusante. J'ai particulièrement bien aimé la fois où il se déguise en lapin le premier jour de la chasse. Si j'ai l'occasion de tomber sur d'autres aventures de l'agent 212, je n'hésiterai pas une seule seconde pour les lire.

 

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