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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 19:11

cecimoncorpst2Los Angeles… notre futur proche. Les riches sont encore plus riches et les pauvres… sont de l’autre côté des grilles qui protègent ma villa. L’homme a érigé une société qui a prostitué jusqu’à son âme... Je ne sais pas quand notre monde a basculé, mais il est évident que nous avons croqué la pomme, dévoré notre humanité… Et j’en ai rien à branler…

 

Ce deuxième opus termine le premier cycle de Ceci est mon corps. Le dessin comme les couleurs sont identiques au premier tome. Le cycle est certainement réalisé en même temps, expliquant ainsi la même qualité.

Dans cet épisode, Lucas est pourchassé par un tueur parce qu’il met en danger, et ce malgré lui, la puissante société de son père en danger. Son enveloppe physique étant morte, il voyage d’un corps à un autre, pour tenter de s’échapper.

Les révélations sont ahurissantes et sont à la hauteur d’un bon thriller. De l’action, menée tambour battant, des rebondissements, font de ce deuxième volume une histoire plus que réussie. Les dernières pages clôturent le cycle sans le fermer toutefois, laissant apparaître une suite qui se veut palpitante.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:07

cecimoncorpst1Los Angeles… notre futur proche. Les riches sont encore plus riches et les pauvres… sont de l’autre côté des grilles qui protègent ma villa. L’homme a érigé une société qui a prostitué jusqu’à son âme... Je ne sais pas quand notre monde a basculé, mais il est évident que nous avons croqué la pomme, dévoré notre humanité… Et j’en ai rien à branler…

 

Ceci est mon corps est une bande dessinée en deux tomes dont les membres de l’équipe, comme Damien Marie, ont l’habitude de travailler ensemble sur des projets similaires, la BD comme au cinéma.

Dans un avenir très proche, seul une poignée de nantis a accès à une sereine tranquillité et à la pointe de la technologie. Paillettes, fêtes et alcools, les jeunes riches ne savent plus quoi faire pour s’amuser. L’un de leurs passe-temps favori consiste à louer le corps d’un pauvre consentant pour vivre dans sa peau quelques heures. Une jeunesse blasée, accroc aux drogues, s’amusent en se mettant en danger par procuration, une élite lâche.

Le dessin comme toutes les autres bandes dessinées de la série correspond au genre que souhaite impulser l’éditeur. L’ambiance y est par les couleurs très bien représentée, et c’est dès la première page que vous vous sentez transporté dans l’univers si ressemblant au nôtre et pourtant si différent. Le scénario dans ce premier épisode met les personnages en place dans l’histoire et nous faire vivre les aventures d’un jeune étudiant dont le père, extrêmement riche, divorcé se retrouve avec une fille du même âge que son fils. Sa petite amie, romantique, son ami, fêtard, et les deux copines, sœurs, complètement déjantées, ajoutent de la profondeur à l’histoire.

Les dernières pages et particulièrement les dernières cases sont époustouflantes et promettent une suite encore plus surprenante.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:46

longjohnsilvert2Lady Vivian Hastings et Long John Silver ont quitté Bristol afin de traverser l’Atlantique : destination la mythique cité de Guyanacapac… C’est ici, en Amazonie, que Lord Hastings aurait découvert l’or caché de la cité. Mais entre la belle Vivian et le redoutable pirate, les tensions sont fortes, malgré le pacte qui les unit… De la très grande aventure, sur les pas de Stevenson !

 

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons Lady Hastings et son beau-frère, son docteur, sa domestique et Long John Silver sur le Neptune en pleine mer. Depuis le départ, le vieux pirate amadoue lentement mais sûrement l’équipage. Mais un événement tragique orchestré par Long John Silver vient chambouler la vie tranquille du navire pour aller enflammer l’ordre établi par le capitaine Hastings sur l’équipage.

Dans cet opus, la vie des marins nous est dévoilée un peu plus, ainsi que le code d’honneur des pirates. L’histoire est passionnante et prend plus d’ampleur au fur et à mesure des pages. Un magnifique graphisme illustre le scénario, et je trouve que l’effort a été particulièrement  fait pour les couleurs. L’ambiance à l’intérieur du navire est palpable. Dans les cales ou sur le pont de nuit, à la lumière d’une lampe, l’impression de sentir les embruns, la sueur ou la cire qui brûle est présente dans chacune des cases qui jalonnent cette bande dessinée. Un plaisir encore plus grand que dans le premier volume vous tiendra en haleine pour parvenir jusqu’à la dernière page. Ce deuxième tome est encore plus prometteur et j’ai hâte de lire le prochain épisode.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 08:18

longjohnsilvert1Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Seule ? Pas tout à fait : Vivian, consciente de son charme, ne manque pas de courtisans… Ceux-ci ne connaissent pas sa situation matérielle inquiétante : ruinée bien que toujours propriétaire du domaine et, surtout, enceinte...
Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de son mari qui lui somme de le rejoindre en Amérique du sud où Lord Hasting aurait découvert le mythique trésor de Guayanacapac ! Acculée, Lady Hastings décide de partir et fait appel, malgré les mises en garde du docteur Livesey, à une bande d’hommes sans foi ni loi dont le chef n’est autre que le redoutable Long John Silver… Vivian conclut un pacte de sang avec ce pirate qui lui propose de l’embarquer jusqu’au nouveau monde en échange d’une partie du trésor. Le voyage s’effectuera jusque dans les pays les plus reculés, le long de l’Amazonie, en pleine forêt.

 

Long… John… Silver… Rien que le nom laisse rêveur. Un vrai nom de pirate à vous faire frémir de peur, les soirs de pleine lune.

Hastings a découvert une carte et après l’avoir déchiffré, il s’est lancé à la recherche du trésor qu’elle tente de cacher. Et ce trésor, il l’a trouvé. Mais pour le découvrir définitivement, il a besoin de fonds. Il demande donc à ce que son domaine soit vendu, au grand malheur de sa femme un peu volage. Un navire est donc appareillé avec son équipage, mais c’est sans compter sur Lady Hastings qui emploie Long John Silver pour récupérer ce trésor et, s’il le faut, se débarrasser de son mari.

Le fait que l’histoire s’étale sur plusieurs volumes laisse une plus grande marge au scénariste et ça se ressent dans ce premier opus. Le scénario prend le temps de se lancer, de monter en puissance et c’est pour le grand plus plaisir du lecteur, évitant ainsi certains passages d’être bâclés. Le scénario est accompagné d’illustrations magnifiques, certaines étant réellement superbes. Mais le niveau graphique est légèrement inférieur à celui de Barracuda, mais reste néanmoins très bon.

Un premier épisode très prometteur qui met la barre très haute. A lire et surtout à suivre…

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 16:04

murenat1... En dehors de l'arène, la vie est aussi féroce. Tout le monde veut le pouvoir, tout le monde est prêt à tuer pour l'obtenir. Agrippine, par exemple, seconde femme de Claude et mère de Néron, est en train de faire fabriquer un poison pour son cher époux : maintenant qu'il a reconnu son fils, il peut disparaître et lui laisser le trône. D'ailleurs, il faut faire vite : Claude parle de la répudier et d'épouser la femme qu'il aime, Lolia Paulina, mère de Lucius Murena. Evidemment, dans le colimateur d'Agrippine, la pauvre Lolia n'a aucune chance. Quant à Claude, il mourra empoisonné et son fils Britannicus sera écarté du pouvoir au profit de Néron. Voilà l'histoire de Rome telle qu'on nous la raconte dans les manuels scolaires, à ceci près qu'elle prend ici un relief surprenant : sanglante et crapuleuse, elle n'est que superstitions, trahisons, terreur et violence.

 

Murena est une bande dessinée historique détaillant l'époque Romaine. L’Empereur Claude est en danger, nombreux sont les traîtres qui tournent autour de lui. Sa seconde femme veut que son fils Néron, un jeune homme sans ambition, monte sur le trône et tous les moyens sont bons pour y parvenir.

Les illustrations sont magnifiques, belles et travaillées, elles retracent l'ambiance particulière de cette Rome Antique qui vivait dans la trahison, l'excès et la débauche. Le scénario est fait d'intrigues et de rebondissements. Chaque page amène sa révélation obscurcissant encore plus l'âme des personnages. Un premier opus qui donne réellement envie de continuer et de revivre la décadence romaine.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 11:18

tintintibetUn avion de ligne à bord duquel le jeune Chinois Tchang se rendait en Europe s’est écrasé dans l’Himalaya. Tintin au Tibet (1960), pure histoire d’amitié, sans le moindre méchant, décrit la recherche désespérée à laquelle Tintin se livre pour retrouver son ami. Ce récit pathétique, qui rompt avec le ton extraverti des épisodes précédents, démontre que la fidélité et l’espoir sont capables de vaincre tous les obstacles, et que les préjugés - en l’occurrence, à l’égard de l’"abominable homme des neiges" - sont bien souvent le fruit de l’ignorance.

 

Tintin, installé tranquillement à Moulinsart, apprend qu'un accident s'est écrasé au Tibet. Il rêve alors que son ami Tchang est en danger. Il part alors à sa recherche accompagné de son très fidèle Milou et du Capitaine Haddock.

Dés le début, l'accroche un peu surréaliste du rêve prémonitoire m'a laissé perplexe. Mais rappelons-nous que le public est jeune et donc peut-être plus ouvert à ce genre de manque de crédibilité. Ensuite, la police italique des textes est fatigante à lire et j'avoue décrocher au bout de quelques pages à cause du manque de lisibilité.

Nous retrouvons donc le Capitaine Haddock dans ces aventures. Accroc à la boisson, il est tantôt désagréable, tantôt enjoué, mais il est touchant malgré tout pendant la scène de la découverte de la carcasse de l'avion, où pendant la scène de l'escalade.

Tintin reste fidèle à lui-même, naïf et fonceur, il n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver son ami. Heureusement que le destin joue en sa faveur et le sort à chaque fois du pétrin dans lequel il se met.

Le scénario quant à lui est assez simple et très linéaire. Il n'y a pas beaucoup de suspense et la bande dessinée donne plutôt l'impression de faire office de guide touristique plutôt qu'autre chose. Les événements se déroulent les uns à la suite des autres sans que Tintin ou le Capitaine Haddock puissent les modifier, ils les subissent tout simplement et s'adaptent.

Ce Tintin au Tibet n'est pas le meilleur Tintin, et je dois avouer que c'est tout de même plaisant d'être assez loin de la mentalité colonialiste et ségrégationniste des premiers albums, mais le manque d'action de cet album est regrettable, il n'y a pas le rythme habituel donné par l'auteur dans la série, c'est dommage.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 11:32

parvaterraLes rêves de Léo le mettent au pied du mur. Il est l'un des deux Élus frappés de la Marque des Adultes et amenés à sauver le monde. Pour savoir comment et pourquoi, il lui faudra aller consulter l'Oracle au-delà de la mer. Mais, pour entreprendre ce voyage, il lui faudra d'abord se défaire de ses préjugés de Chevalier Blond. À commencer par celui qui veut que les siens ne connaissent pas la peur...

 

Voici le deuxième tome des aventures de Léo, le cheveux-blonds, dont la destinée est de sauver son monde. Dans L'oracle des Dieux, Léo part à la recherche des enfants qu'il voie dans ses rêves. Son meilleur ami, Roméo, le roi des cheveux-blonds, réunit son armée pour aller le sauver. Mais Léo a un destin à accomplir, et un ennemi, l'Ombre, se met au travers de son chemin et de son amitié avec Roméo.

J'ai pris un grand plaisir à lire ce nouvel opus. Le scénario, même si ce sont des enfants qui sont les héros, est intéressant, et bien ficelé. L'atout de cette bande dessinée ne réside pas dans l'histoire, bien que réellement travaillée et prenante, mais dans le dessin et les couleurs. Le graphisme est beau, magnifique, certaines planches, ou certaines cases, sont d'une extrême beauté. Les couleurs aussi sont superbes. Cette bande dessinée est à acquérir au moins pour ce dernier point. Le premier épisode m'avait été offert pendant le festival de la bande dessinée de Solliès-Ville en 2010, et c'est naturellement que je suis allé acheté ce deuxième tome tellement le premier était prometteur. L'oracle des Dieux est encore plus prometteur et le troisième épisode s'annonce passionnant.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 08:54

ducobut1L'élève Ducobu est de ceux qui s'épanouissent au fond de la classe et qui multiplie les astuces pour échapper à l'index interrogateur des profs. Pour éviter d'être tout à fait nul, Ducobu copie sans vergogne sur sa très studieuse voisine Léonie Gratin. Et là c'est un vrai génie. Hélas, Léonie déteste les copieurs !

 

Après l’annonce de la sortie du film sur le cancre le plus connu au monde qu’est Ducobu, j’ai eu l’envie de me replonger dans les quelques tomes acquis lors de leur sortie il y a pas mal d’années en bande dessinée.

L’idée de base est originale et raconte comment Ducobu, un cancre, essaye de copier sur sa voisine, la première de la classe. Monsieur Latouche, l’instituteur tente tant bien que mal à faire rentrer les tables de multiplication dans la tête de cet élève hors norme. Mais c’est souvent le coin que Ducobu obtient en guise de récompense, moment qu’il met à profit pour discuter avec le squelette utilisé en anatomie.

C’est une bande dessinée dont le dessin est dans le droit chemin des éditions belges. Les couleurs, quant à elles, sont très criardes, du jaune et du rouge, loin par contre des autres héros aux couleurs plus ternes.

L’humour est présent à chaque page et c’est avec plaisir que le livre se lit, trop rapidement. C’est certain que le filon est très porteur et que ce premier tome promet une suite aussi comique.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 08:10

tintinameriqueDans "Tintin en Amérique" (1932), le héros confirme sa vocation de redresseur de torts, en s'opposant au mafioso Al Capone, aux gangsters de Chicago et aux fripouilles de tout accabit. Déjà Hergé témoigne d'une vision généreuse du monde, stigmatisant par exemple l'attitude dominatrice des blancs envers les indiens peaux-rouges.

 

Tintin en Amérique est le troisième tome de la série créée par Hergé. Après avoir mis en déroute dans le précédent épisode un projet de trafic de diamants, le petit reporter est envoyé aux Etats-Unis, et plus précisément à Chicago, pour stopper les agissements frauduleux du plus célèbre gangster, Al Capone. Dés les premières cases, nous sommes face à des clichés encore une fois assez déroutants. La question est assez simple, comment un petit blanc à houppette, efféminé et accompagné d’un ridicule chien, pourrait prétendre renverser le roi de la pègre ? La réponse est encore plus simple, avec beaucoup de chance. Car Tintin ne doit son salut qu’à la chance, entre le bandit qui lui tire dessus, le gaz soporifique ou les haltères qui flottent, Tintin se retrouvent à chaque fois dans des situations dangereuses dont il s’en sort avec facilité grâce à un coup du destin bienheureux. Et parfois, Milou, son fidèle compagnon, le sauve in extremis, un peu comme l’inspecteur Gadget est secouru par sa nièce. Nous faisons face encore une fois au racisme envers les minorités que sont les Indiens d’Amérique et les noirs, mais le petit reporter est moins « virulent » que dans son précédent voyage au Congo, laissant les attaques verbales aux américains.

Quant au graphisme, Hergé améliore son dessin et certaines cases sont intéressantes. J’ai particulièrement apprécié quand il passe d’une fenêtre à l’autre. Hergé essayait de donner du rythme à ses bandes dessinées en essayant de trouver des alternatives au niveau de la mise en page de ses cases.

Tintin est peut-être un classique de la bande dessinée, mais son voyage en Amérique n’est pas le meilleur qu’il ait fait.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:39

ordrechaos1D'après une vision d'Eusébius, la fin du monde dépendra de la faute d'un seul homme qui, porté par des siècles de jeu politique, sera parvenu à régner en maître absolu. Dérégler l'apocalypse annoncée, tel sera dorénavant le but d'Eusébius et celui de l'Ordre du Chaos, une secte qu'il a créée, et dont la mission sera de veiller à l'équilibre du monde en influant sur six hommes de pouvoir.

 

Premier tome d'un série qui se promet d'être très intéressante et prometteuse. Jérôme Bosch est le peintre du Roi Philippe le Beau pour qui il doit peindre Le Jugement Dernier. C'est par le talent et la folie du peintre que la secte créée par Eusébius tente de détrôner le bon Roi. Le scénario est assez  bien ficelée et les rebondissements sont assez désarmants. J'espère une suite bien plus passionnante malgré tout.

Quant au graphisme, le dessin est magnifique, l'expression des visages est magnifiquement bien rendue, certaines cases sont tout simplement superbes, et je me surpris à arrêter la lecture pour m'évader dans les yeux du peintre alors qu'il descend aux enfers. Les couleurs sont bien travaillées. Nous sommes à la fin du Moyen-Age, les bâtiments sont sales, le sol est boueux, et le travail à ce niveau est vraiment bien réalisé. L'ambiance imprègne le lecteur de par la qualité de ce graphisme.

En somme, une bonne bande dessinée qui ravira ceux qui sont à la recherche d'un graphisme exceptionnel.

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