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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:44

nouvelleswyomingUne fois encore, Annie Proulx nous plonge au coeur de l’Ouest américain, âpre désert de beautés et de dangers, à la rencontre de personnages isolés, tourmentés, qui avancent coûte que coûte sur une route dont ils sont à la fois les héros et les prisonniers. C’est à un voyage jusqu’à l’ultime frontière d’un monde presque disparu, et jusqu’aux dernières franges de l’âme des hommes, qu’elle nous convie, elle qui sait comme personne conjuguer le réalisme et l’intime pour explorer le mythe américain, le confronter à ses contradictions et ses excès, ses violences et ses splendeurs.

 

Avant de commencer la chronique, je tiens à remercier BoB et les Editions Le Livre de Poche pour ce partenariat.

Ces histoires du Wyoming est un recueil de nouvelles relatant la vie d'habitants ou de voyageurs traversant le Wyoming, un état des Etats-Unis d'Amérique. L'auteur écrit d'une manière poétique, avec beaucoup de fluidité, nous racontant l'intimité de ces américains et nous décrivant la beauté sauvage de ce coin perdu. En fermant ce livre sur sa dernière page, on se prend à porter un chapeau de cow-boy, à mettre des bottes typiques des éleveurs de bovins, à respirer la poussière que soulève le vent, à contempler les plaines d'armoise.

Tantôt ce personnage est le personnage principal, tantôt il est secondaire, mais il est là, toujours présent, immuable. Annie Proulx nous prend par la main pour nous mener au coeur de leur vie, au coeur de ce pays. On s'y croirait tellement qu'on s'imagine connaître lui ou elle depuis leur enfance. Mais la nature est omniprésente dans la vie de tous, et le Wyoming est un endroit qui ne laisse pas indifférent.

Une chose est sûre, j'ai adoré lire ce recueil de nouvelles, et si je traverse un jour les Etats-Unis, je ferai un détour dans le Wyoming à Elk Tooth, j'irai boire un coup au comptoir du Pee Wee, je discuterai avec Amanda et les clients, et pourquoi pas, je m'achèterai un ranch.

Je tiens à remercier BoB et Le Livre de Poche pour ce partenariat.

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 12:54

warhammer-regleUn système rapide de création de personnage. Vous pouvez élaborer un personnage en moins d'une demi-heure et vous lancer immédiatement dans le jeu.
Un ensemble de règles simples et bien pensées qui permet de faire face à toutes les situations, des événements de la vie quotidienne jusqu'aux mutations du Chaos.
Un système exclusif d'évolution de personnage basé sur la gestion de carrières, avec la description de plus de 100 d'entre elles, depuis l'Assassin ou l'Érudit, en passant par le Fanatique et le Tueur de trolls.
Des règles complètes pour tout ce qui a trait à la magie, couvrant à la fois les ordres profanes et divins, avec la description de plus de 175 sorts . Le pouvoir est à portée de main, mais prenez garde à la Malédiction de Tzeentch !
Des informations détaillées sur l'Empire et le Vieux Monde , depuis l'ordre social jusqu'aux religions et aux croyances.
Une aventure complète pour démarrer immédiatement « En passant par la Drakwald ».
Une nouvelle inédite par Dan Abnett, le célèbre auteur de la série « Les Fantômes de Gaunt ».

 

Cette deuxième édition supprime beaucoup de problèmes, bugs, incohérences et ajoute de nouvelles règles qui sont l'évolution au fil des années des règles d'origine... Le contenu est imposant... Il y a une belle quantité de carrières et maintenant, tous les joueurs seront utiles parce qu'avant, jouer un domestique ne servait franchement pas à grand chose. Je regrette le bestiaire très court et le background très survolé, ainsi que la magie qui, on s'en rend compte, est plus une approche de la magie dans Warhammer, qu'un système complet... Mais business oblige, un bestiaire, un background en plusieurs volumes, ainsi que plusieurs suppléments sur la magie sont sortis pour palier à ces manques. Le scénario d'introduction est... un scénario d'introduction... C'est pas une histoire très recherchée mais ça fait l'affaire... De plus, le livre est en couleur et est assez joli et facile à lire... Mais le prix fait mal au porte-monnaie... Je suis assez satisfait de cette deuxième version, moi, un vieux routard de la première version, qui craignait un manque d'évolution des règles et du background ou une perte de l'identité de Warhammer.

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Published by Skritt - dans Jeu de Rôle
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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:48

usurpé

Brillant homme d’affaires de San Francisco, Thomas Eckelton ouvre les yeux ce matin-là sur un véritable cauchemar : il est au cœur d’El Paraíso, le tentaculaire bidonville de Bogotá, une des villes les plus dangereuses du monde.
Il n’a ni papiers d’identité ni argent.
Il est seul, dans un univers ultraviolent. Comble de l’horreur, il découvre qu’il a changé de visage !

Pourquoi l’a-t-on abandonné dans la métropole de tous les dangers ? Comment revenir dans la société lorsqu’on a perdu son identité ? Comment lutter contre ceux qui, dans l’ombre, ont tout fait pour vous détruire ?

 

Je tiens à remercier BoB et les Editions Plon pour ce partenariat.

Je dois avouer que j'ai eu quelques lacunes à accrocher dans la première partie de ce roman. Un personnage enlevé à sa vie de riche businessman, envoyé dans un pays complétement différent, sans rien, c'est assez... commun. Et malgré son changement de visage, rien ne me faisait penser que la suite allait être bien meilleure. D'ailleurs, j'avais deviné dés le début comment s'était déroulé son changement de visage, mais heureusement mon don de devin s'arrête là.

Dés la deuxième partie du roman, l'histoire est menée tambour battant et il est difficile de s'arrêter pour ne pas en savoir plus. Malgré la déception de la première partie, le roman prend de l'ampleur et on a même tendance à accélérer le rythme de la lecture pour connaître le pourquoi du comment.

Je regrette que les personnage secondaires ne soient pas plus attachants parce que j'aurais bien aimé m'imprégner encore plus de l'intimité de certains agents du FBI. Les scènes et les décors sont bien décrits et sans fioritures, l'accent étant constamment mis sur le personnage principal.

En somme, j'ai trouvé ce roman assez bon, mais dommage que la première partie et certains détails comme les personnages m'aient déçu.

Je remercie BoB et Plon pour ce partenariat.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 09:19

gardiendugraal

L'action se déroule au Moyen Age, en Angleterre et en Terre Sainte.
Tristan, 11 ans, a été recueilli par les moines de l'abbaye de Saint-Alban à sa naissance. Vraisemblablement d'origine noble, Tristan ignore tout de sa famille.
Un jour, un groupe de Templiers en route pour Douvre, d'où ils embarqueront pour la Palestine, fait étape à l'abbaye.
Tristan est remarqué par le valeureux chevalier Thomas Leux qui lui propose de devenir son écuyer. Le même jour, Tristan se fait un ennemi mortel en la personne de Sir Hugh, un autre Templier. Avide de connaître le monde, il accepte néanmoins la proposition de Sir Thomas.
à Douvre, le jeune Templier est présenté à Richard Cœur de Lion, sur le point d'appareiller pour la terre Sainte.
à la vue de Tristan, Richard éprouve de l'étonnement et de la peur, comme si il croyait reconnaître en ce garçon quelqu'un de sa connaissance…
Tristan prend la mer puis fait l'apprentissage du métier d'écuyer. Lors de son premier combat contre les Sarrasins, il se comporte en héros, et sauve la vie du roi.
Mais les Templiers sont faits prisonniers, dans la ville de Saint-Jean d'Acre, assiégée par les Sarrasins. Sir Thomas confie alors une mission extraordinaire à Tristan. Il va devoir quitter la ville, dans le plus grand secret, et rapporter le Saint-Graal, que Sir Thomas a en sa possession, en Angleterre.
Commence alors un périlleux voyage pour Tristan, au cours duquel il se fait deux alliés, le jeune archer du roi Robard Hode et la jeune fille Maryam. Poursuivi par les séides de Sir Hugh, qui veut mettre la main sur le Graal, Tristan et ses amis parviennent in extremis à s'embarquer pour l'Angleterre sur un vieux rafiot.
 
Je tiens à remercier BoB et les Editions Tourbillon pour ce partenariat qui nous a permis, à mon fils et à moi, un roman et auteur.
Skritt - Voilà, je viens de finir Le Gardien du Graal, comment l'as tu trouvé ?
REM - Bien. Il y a de l'action et c'est ça que j'ai préféré.
Skritt - Oui, pour avoir de l'action, il y a de l'action. On est pris dans le mouvement, et l'auteur ne nous laisse pas souffler un seul instant. Et qu'as tu aimé dans ce livre ?
REM - J'ai bien aimé les personnages de l'histoire sauf un, Sir Hugh. Sir Hugh veut s'emparer du Graal et il est prêt à emprisonner Tristan pour le récupérer.
Skritt - En lisant ce roman, toutes les recettes pour plaire aux jeunes sont bien présentes. On se repère facilement dans les scènes, les décors sont décrits suffisamment bien pour que l'enfant puisse comprendre et se fondre dans l'environnement. Les personnages sont assez caricaturés. Dés le départ, on connaît le méchant. L'intrigue est très linéaire et on a aucun mal à se retrouver dans l'histoire. Dis moi REM, as tu eu du mal à la lire, l'histoire ?
REM - J'ai trouvé que ce livre était facile à lire. Il n'y a qu'un mot que je n'ai pas compris, c'était cimeterre, mais tu m'as expliqué ce qu'il voulait dire.
Skritt - En effet, l'auteur a travaillé pour que toutes ses phrases soient facilement compréhensibles, et il est vrai qu'à part un ou deux mots, tout est plus qu'abordable. Je regrette juste que pour certains termes l'auteur n'ait pas donné plus d'explications historiques comme pour "Assassin".
REM - Je voulais dire aussi que j'ai adoré la scène où Tristan se fait attraper par des bandits et Robard, l'ancien archer du Roi, qui se trouvait dans le coin le sauve.
Skritt - Je dois avouer que la scène est très bien décrite et on a même un peu peur que Tristan y reste. Tristan a même l'occasion d'être sauvé par un personnage mythique, mais je vous laisse le découvrir en lisant le roman. Un petit mot avant de nous quitter REM ?
REM - C'est le premier roman que je lis avec autant de pages, et je serais content de lire le tome 2.
Skritt - Dés que tu le finis, tu me le prête ?
Nous remercions BoB et Tourbillon.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:23

odyssewinnipeg1937. Luis Gontan, surnommé Kilowatt, est électricien -comme son père avant lui- aux P & T de son petit village de Galice quand sa vie, entre tromperies et enchevêtrements amoureux, se voit bouleversée par la Guerre Civile, absurde et horrible. De témoin, il en deviendra l’acteur malgré lui car, dans le feu de l’action, il est pris pour Foucellas, le redoutable (et authentique) guerillero anarchiste et anti-franquiste…
Cette méprise le conduira à vivre plusieurs vies ; il sera tour à tour ambulancier, infirmier voire milicien. Il gravira et descendra les échelons militaires ce qui ne l’empêchera pas d’être traduit en conseil de guerre. Il sera mendiant et séduira une religieuse qu’il contentera même !…
Kilowatt saura aussi subtiliser le portefeuille d’un mort parmi les brigades internationales et lui voler sa carte d’adhérent au Parti communiste. Ce véritable talisman lui permettra –une fois la guerre terminée- de sortir du camp d’internement de Gurs dans le sud de la France et de monter avec plus de deux mille réfugiés communistes à bord du Winnipeg, un bateau affrété par Pablo Neruda à destination de Valparaiso où il arrivera le 3 septembre 1939.
Et où Kilowatt cherchera une vie nouvelle.

 

Avant de commencer cette critique, je tiens à remercier BoB et les Editions Buchet-Chastel pour ce partenariat. Aussi, quelle surprise de lire l'un des romans du père de Manu Chao, excellent musicien et connu pour la Mano Negra et ses titres devenus de grands classiques.

L'histoire se déroule pendant la période d'avant-guerre en Espagne, durant la guerre civile qui terrorisa ce pays. Luis Gontan vit dans un village de la Galice, il se retrouve contraint de fuir dans le maquis et d'abandonner sa fiancée enceinte. S'ensuit une escapade où pour sauver sa peau, Luis prend l'identité d'un grand guerrier.

Entre chaque chapitre nous contant les péripéties de Kilowatt, un chapitre nous raconte avec beaucoup de détails comment l'Espagne, l'URSS et les autres pays européens complotent les uns contre les autres. Au niveau historique, tous ces détails sont très intéressants et je dois avouer que j'ai appris énormément de choses, mais je n'ai malheureusement pas trouvé l'intérêt de nous asséner des cours sur les protagonistes de l'avant-guerre, sans ces chapitres, le roman aurait été autant compréhensible. Des pages et des pages d'histoire que j'ai lu jusqu'au bout mais qui m'ont endormi.

Les rebondissements de ce Kilowatt sont réellement rocambolesques, au point d'être tirés par les cheveux. Heureusement que l'écriture était un plaisir à lire. Les dialogues comme les personnages et les décors sont décrits sans trop de fioritures mais suffisamment pour que l'envie de continuer de lire ne nous lâche pas.

Un roman qui retrace la vie d'un jeune homme qui aurait bien voulu vivre une vie des plus simples et c'est dommage que l'auteur nous ait matraqué de ces connaissances historiques qui, je n'en doute pas, m'auront appris énormément de choses mais qui, dans ce roman, m'ont paru réellement de trop.

Je tiens à remercier BoB et Buchet-Chastel.

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 10:41

routedangesLa communauté noire de Memphis est à cran. A quelques semaines de l'assassinat de Martin Luther King, le détective privé Smokey Dalton pressent le pire. Alors que la ville est sous tension, Laura Hathaway, jeune femme blanche de bonne famille, débarque dans son bureau. Elle voudrait comprendre : comment sa mère a-t-elle bien pu lui laisser une partie de son héritage, à lui, un "nègre" ?

 

"I have a dream"

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les Editions Points pour ce partenariat.

Ce roman se déroule dans une amérique ségrégationniste, une époque difficile des Etats-Unis. Nous sommes dans la peau d'un noir américain, victime dans son enfance du racisme, et qui malgré tout croit en un pays où tout le monde peut vivre librement. Ce personnage est attachant par son intelligence et sa vision des choses. Il est détective privé et hérite d'une somme importante d'une famille riche et blanche. Son investigation commence quand Laura, l'héritière, vient lui demander d'enquêter sur les raisons qu'ont pu avoir ses parents à léguer une somme de son héritage à un "nègre".

Sur fonds de révolte, de violence, de sang et de crimes impunis, Smokey enquête sur un héritage lié à son passé. L'auteure nous délivre un roman poignant, des indices distillés au bon moment, des personnages réalistes, dans une amérique en mutation. S'imprégner de l'univers, les moments douloureux des Etats-Unis, est très intéressant et l'enquête prend encore plus d'importance.

Un polar à lire absolument.

Je remercie BoB et Points.

"Yes we can"

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 08:04

experonAnge est un petit garçon étrange. À dix ans, il ne sait ni lire, ni parler. Comme si l’aridité des mots l’avait poussé à se réfugier dans les bras grands ouverts de l’image.
Son arrivée en neurologie pour une ultime consultation emplit le docteur Sollow d’espoir. Et si Ange était l’atout qu’il attendait pour relancer EXPÉRON, cet ambitieux projet de recherche qui lui tient tant à coeur ?
Très vite le garçonnet l’accapare, l’obsède.
À tel point que Sollow en oublie l’autre, l’enfant que sa femme, Annabel, désire plus que tout au monde. Elle a pourtant trente-huit ans, l’âge où le temps presse. Que se passera-t-il si elle n’obtient pas le diplôme l’autorisant à procréer ?
À cette question-là, le brillant chercheur donne une bien mauvaise réponse…

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier BoB et les Editions Griffe d'Encre pour ce partenariat.

L'histoire se déroule dans 40 ans, en 2050, en France, dans une société bouleversée, une société qui je dois l'avouer me fait froid dans le dos et dans laquelle je n'espère pas vivre. Les naissances sont contrôlées, les parents ont le choix du sexe, de l'apparence, et pour ne pas procréer dans l'illégalité, les parents sont dans l'obligation d'obtenir une sorte de certificat suivi d'une psychanalyse. Autant dire que l'évolution de la société prévue par l'auteure fait réellement peur et l'environnement des personnages m'aura certainement influencé dans mon appréciation de cette lecture.

Les personnages, puisqu'on en parle, sont bien décrits autant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Et tout le mal-être de cette société ressort dans les personnages féminins qui l'une avec son autorisation revient sur ses envies et refuse d'avoir un enfant, qui l'autre qui souhaite procréer en toute illégalité pour avoir le plaisir d'être mère. Je trouve que les personnages sont particulièrement bien réussis.

L'écriture est fluide, simple, en somme, c'est bien écrit. Et heureusement que l'écriture nous transporte facilement, parce que l'histoire ne m'a franchement pas emballée.L'intrigue est vraiment très pauvre et les rebondissements ne m'ont pas assez fait "rebondir". C'est dommage, parce que je suis persuadée que ce roman aurait pu devenir un excellent roman, mais il manque quelque chose... le rythme.

Je remercie BoB et Griffe d'Encre pour ce partenariat

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Published by Skritt - dans Science-Fiction
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 09:16

gambitdumagicienPuis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l'horizon déchiqueté, et baigna d'une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d'un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n'auraient pas suffi à la laver. Un cri d'agonie emplit l'espace. Garion épouvanté leva la tête. "C'est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l'Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains." L'Orbe... L'Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnons. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever ?

 
Les enjeux de la quête sont enfin définis clairement dans ce troisième volet de la Belgariade. Chaque personnage prend réellement son importance dans le groupe d'aventuriers et nous comprenons pourquoi il y a tant de disparités dans le choix des membres de cette petite communauté. Garion, malgré son entêtement, apprend petit à petit à maîtriser son pouvoir avec l'aide de Pol et Belgarath. On découvre que Silk, l'homme au visage de fouine, est extrêmement cynique. Et un nouveau personnage intègre l'histoire, agaçant mais indispensable.
Les dialogues sont toujours aussi savoureux, et les prises de bec entre la princesse et Garion nous font passer un bon moment. Mais les différentes races qui peuplent cet univers sont à mon avis trop caricaturées, c'est tout noir ou tout blanc et il manque de nuances. A ce stade de l'histoire, on ne peut pas nier l'intérêt que l'on porte à la suite qui sera donner dans le prochain volume tellement l'histoire, très bien ficelée, nous donne envie d'aller plus loin. Le Gambit du magicien est un très bon roman, bien écrit comme les deux romans précédents, et marque un tournant important dans la quête de l'Orbe et malgré un point négatif que j'ai relaté juste à l'instant, Le Chant de la Belgariade reste jusqu'à présent l'une des meilleures histoires de Fantasy que j'ai peu lire à ce jour.

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Fantasypourlesnuls 

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Published by Skritt - dans Fantasy
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 09:30

speracurel« Mais viens Kumi, on va dans la chambre. »
Et au boulot ! Elles s’éclatent, elles me vident toutes les étagères. Je suis accablée. Je range deux, trois trucs en douce.
« Touche pas ! Tsss ! Brutale Conformiste ! »
Je me carapate dans la cuisine. Je prends une bière, je plane un peu… et revoilà mes deux emmerdeuses. Asia m’éjecte : « C’est mon tabouret ! »
Elle éteint la radio : « Ça fait des trous dans la parole ! »
Kumiko la regarde comme elle nous regardait enfants : comme une reine.
« Géniale, cette fille ! Tu notes tout, hein ? »

 

Avant de commencer la chronique je tiens à remercier BoB et les éditions Rue des Promenades pour ce partenariat.

Anna Dubosc nous livre ici non pas un roman mais une succession de souvenirs, des récents comme des anciens, des beaux comme des tristes. Alors, autant vous le dire immédiatement. J'ai dévoré l'ouvrage en une heure de temps. J'ai trouvé l'écriture de l'auteure tellement fraîche et belle, que j'ai été emporté dans ses souvenirs à s'imaginer être à ses côtés et les vivre avec elle.

En quelques mots, simples, elle vous décrit un objet, une situation, un personnage, et c'est un vrai plaisir de lire les pages de son histoire. L'idée de cette suite de souvenirs n'est pas aussi facile que cela à mettre en place, à attirer le lecteur et à le garder, et l'auteure a trouvé le bon ton, les bons mots, les bons souvenirs, pour que du début à la fin, on ne s'ennuie pas.

J'ai beaucoup aimé lire ce trop petit tome, et j'espère qu'elle nous fera découvrir d'autres oeuvres car elle a une manière très belle de nous faire vivre des choses très personnelles, et intimes, et ce, sans longueur fastidieuse ni lourdeur.

Je recommande ce petit ouvrage pour sa grande fraîcheur et la jolie écriture de l'auteure.

Je remercie BoB et Rue des Promenades pour ce partenariat.

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Published by Skritt - dans Nouvelles
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:20

martindressler

ou le roman d'un rêveur américain

Consacré par le prix Pulitzer et, pour sa traduction française, par le prix Maurice-Edgar Coindreau, Martin Dressler ou le roman d'un rêveur américain s'inscrit dans la continuité de l'oeuvre exigeante et rare d'un des plus grands écrivains contemporains.
L'auteur de "La Vie trop brève d'Edwin Mullhouse, écrivain américain, 1943-1954, racontée par Jeffrey Cartwright", prix Médicis étranger en 1975, raconte ici la destinée mythique d'un self-made-man à New York, au tournant du siècle dernier. Ce « rêveur », c'est Martin Dressler, modeste fils d'un marchand de cigares, homme pragmatique et inventeur génial, habité par une folie visionnaire. Ce démiurge qui écoute le « désir de son coeur » va connaître une fortune que seuls les rêves permettent.
Steven Millhauser joue en virtuose de cette science du trompe-l'oeil, maintenant le lecteur à l'étroite frontière du rêve et de la vie, de la fiction et de la réalité, du vrai et de sa représentation. Fabuleuse histoire en effet que celle de Martin Dressler, incarnation du rêve américain mais aussi des mythes et utopies qui ont façonné l'imaginaire occidental.
Avec cet extraordinaire roman, Steven Millhauser s'affirme comme le plus européen des auteurs américains actuels.

 

Je tiens à remercier BoB et les Editions Livre de Poche pour m'avoir fait découvrir cet auteur et son oeuvre.
C'est le roman qui décrit le mieux le rêve américain. C'est la réussite d'un jeune garçon qui rêve de grandeur. un jeune garçon visionnaire, intelligent, qui a énormément de talent et surtout, qui est un sacré travailleur. il démarre comme apprenti dans la boutique de son père pour finir richissime homme d'affaires avec l'espoir, le rêve de changer le monde par sa vision. C'est aussi l'histoire d'un jeune garçon qui devenu un homme plaît aux femmes par son magnétisme naturel et mystérieux, mais qui se mariera avec une femme qui peut-être rêve encore plus que lui. L'histoire est magnifique et finit sur une interrogation, est ce la réalité, le succès d'un jeune américain talentueux au parcours particulier dans une amérique de la fin du XIXème siècle où tout est possible ou, tout simplement, le rêve de ce jeune garçon ?
L'écriture est fluide, les détails sont particulièrement bien décrits, et heureusement, il n'y a aucune longueur ou lourdeur dans ces longues descriptions qui sont extrêmement pointues. Parfois, les descriptions sont poussées à tel point que nous avons la sensation de faire un inventaire complet de la moindre qualité, du moindre défaut, d'une architecture, d'un meuble, d'une personne.
Dés les premières lignes, l'auteur nous emmène dans l'univers de Martin Dressler avec une grande poésie. Autant vous dire que ce livre se dévore littéralement tellement vous êtes emportés dans le tourbillon de la réussite de ce rêveur américain.
Je peux en tout cas vous affirmer que c'est l'un des meilleurs romans que j'ai lu.
Je remercie BoB et Livre de Poche pour ce partenariat.
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