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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 08:48

korrigans1.jpgSelon la légende, durant la nuit de Samain, des passages s'établissent entre l'Autre Monde, celui des Dieux des temps héroïques, et le nôtre. Cette année-là, l'an 1100 de notre ère, des Cléricaunes du clan de la Forêt ténébreuse massacrent le père de Luaine, une petite irlandaise, et enlèvent sa mère et son grand-père. Recueillie par des Korrigans, Luaine va partir avec eux à la recherche de ses parents disparus, et devra s'opposer aux noirs desseins de Balor, le Maître des Ténèbres...

 

korrigans01planche.jpgCe premier tome nous transporte littérallement dans un monde parallèle, celui des lutins, des elfes, des korrigans, où seule la magie est le repère des ces habitants, où la superstition est dépassée par la réalité de ce monde.

Le premier jour de l'année celte, une passerelle est ouverte pour permettre à l'âme des morts de passer dans l'au-delà. Mais une tribu de lutins menés par un roi puissant décide d'enlever des humains. Ils s'attaquent à une charrette où se trouve une famille. Seule la petite fille arrive à s'échapper mais elle pénètre malgré tout dans ce monde avec des korrigans bienveillants.

Dès les premières pages, et même dès la première page, le graphisme vous scotche tellement c'est magnifique. Civiello arrive avec un talent rarement inégalé à nous faire entrer dans cet univers de la mythologie celtique. Le dessin est beau et on se prend facilement à contempler les planches au point de laisser tomber la lecture tellement la finesse et les détails sont surprenants. Les couleurs sont douces et cruels comme nous pouvons nous imaginer cet univers surnaturel. L'ambiance est ici l'atout de cette bande dessinée.

Le scénario en revanche est plus pauvre et ce premier tome est complètement déséquilibré. Quelques planches sont presque vidées de leur texte. L'histoire semble s'inspirée plus de la fantasy que de la mythologie tel que le SdA, mais Tolkien s'est énormément inspiré de la mythologie celte et viking pour son univers.

En somme, une bande dessinée au graphisme époustouflant qui déçoit un peu par son histoire qui n'est pas au niveau du talent de Civiello.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:14

cordeaucou.jpgAprès l'incroyable succès de la Belle Province, voici notre cow-boy favori de retour au Far West auprès de ses outlaws préférés. Afin de lutter contre la surpopulation des prisons américaines le président décide d'exécuter les détenus condamnés aux peines les plus longues et donc de faire pendre les Dalton. Est-ce le bout de la piste pour les 4 desperados les plus stupides de l'Ouest ? Une nouvelle et formidable aventure de Lucky Luke signée Gerra et Achdé. Hilarant !

 

planchecordeaucou.jpgDans cet épidose de Lucky Luke, les Dalton sont condamnés à la pendaison, mais une loi permettant de se marier les dispense de cette peine. C'est donc avec quatre femmes indiennes de la tribu des têtes plates que les Dalton se marient et connaissent les joies de la vie en couple.

Cet épisode de Lucky Luke, que des auteurs continuent à faire vivre, est un album assez réussi, même si nous ne retrouvons pas la candeur et la naïveté du Lucky Luke de Morris et Goscinny. L'humour est beaucoup plus contemporain, mais nous avons l'occasion de découvrir quelques caricatures sympathiques comme John Wayne et Kirk Douglas, mais aussi Joe Dassin et surtout un sacré clin d'oeil à Astérix.

Le scénario est bien mené avec quelques rebondissements et une morale qui fera sourire les adultes mais que les enfants ne comprendront pas forcément. Ce Lucky Luke est dans la veine du Lucky Luke classique, dans la continuité plutôt, donnant ainsi une nouvelle jeunesse au cow-boy. Les enfants d'avant apprécieront forcément l'évolution du héros du far-west.

Le graphisme est époustouflant donnant réellement l'impression que c'est Morris qui est toujours au dessin, bien que certains détails n'auraient jamais pu être dessinés par son créateur.

En somme, un sacré bon albumde Lucky Luke, sans prétention, mais qui vous fera prendre pas mal de plaisir.

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:53

Pompiers01.jpgUn besoin de blagues fumantes ? Pas la peine d'appeler le 18 : Les Pompiers de Cazenove et Stédo sont déjà sous vos fenêtres. Qu'ils combattent les incendies, délogent les nids de guêpes, sauvent des vies ou récupèrent les chats coincés dans les arbres, les hommes des casernes prennent les risques les plus fous pour vous sauver de la morosité ambiante.

 

planchepompiers1.jpgCe premier tome de cette série Les Pompiers qui a débuté en 2003 est une bande dessinée de gags parodiant la fonction de pompier. Nous nous retrouvons donc au sein d'une compagnie avec son chef bedonnant, le gringalet et la belle. Les gags se succèdent et sont d'un niveau assez différents. Certains sont hilarants, d'autres sont franchement pas très bons.

C'est très caricatural au point que les femmes ont toutes des poitrines ahurissantes, un détail un peu bizarre mais flagrant que les auteurs usent dans leurs gags.

Le graphisme est réussi, avec des couleurs sympathiques. Ce n'est pas transcendant mais largement suffisant pour ce genre de bandes dessinées destinés à un public très large.

En somme, cet album n'est pas convaincant alors que des albums de cette même série sont beaucoup mieux réussis.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:07

histoiresecrete5.jpgPour quelle raison Pharaon rasa-t-il la forteresse d'El Koummo ? Quelle est la véritable origine du mythe du Graal ? Pourquoi le Pape extermina-t-il les Cathares ? Quelle était la raison du voyage en Italie de Nostrodomus ? Quelle fut la cause de la défaite de l'invincible Armada ? Quel était le véritable but de Bonaparte durant la campagne d'Égypte ? Qui étaient les Anges de Mons, apparus sur le front au début de la guerre en 1914 ? Découvrez, avec L'Histoire Secrète, l'identité, les motivations et les instruments des véritables maîtres de l'humanité : les Archontes. Volume 5 1666, le règne de terreur de Cromwell a pris fin, l'Angleterre respire. En Europe, les cendres des guerres de religion sont encore chaudes. À Londres, une succession de crimes étranges attire l'attention d'Erlin. Qui sont ces créatures maléfiques qui hantent les bouges de la capitale ?

 

histoiresecrete05planche.jpgCe cinquième tome emmène les archontes au XVIIème siècle à Londres, sur les traces d'un sorcier qui est devenu puissant grâce à des cartes représentant les icônes originels.

Ce cinquième opus de la saga est à ce moment de l'histoire le meilleur dans tous les sens du terme. Les archontes sont ici plus présents et leur implication est beaucoup mieux relaté que précédemment. Les personnages secondaires sont clairement traités comme des hommes et des femmes de passage sur terre, ce qui permet de plus facilement s'approprier les personnages complexes que sont ces archontes. Le scénario est beaucoup mieux travaillé et les rebondissements sont plus clairs dans les événements qui les suivent.

Le graphisme est beaucoup mieux soigné, c'est une évidence frappante, et cela se voit rien qu'avec les personnages et leurs expressions. Le graphisme est plus pointu accompagné par des couleurs d'ambiance plus présentes, l'album arrive à nous faire ressentir les différents temps forts de l'histoire en s'aidant justement de la couleur dominante dans chaque partie de l'histoire.

Le seul bémol qui en ressort est le côté charme de l'album. En effet, l'auteur a souhaité appâté le lecteur avec beaucoup de dénudés que dans les albums précédents, le décolleté de l'archonte sur la couverture en est uniquement les prémices contenus dans les l'album.

En somme, cet album est bien meilleur que les albums précédents et relèvent largement le niveau de la saga, comme quoi, parfois faut s'accrocher.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:10

commerciaux2.jpgL'Oeil vif, le cheveu brillant, le costard repassé et la cravate bien nouée, nos amis les commerciaux sont de sortie. Dignes représentants de l'humour made in Bamboo, ils vous proposent une profusion de gags à un prix déliant toute concurrence. Ainsi, le jeune Benoît Kinenveu, tout droit sorti de l'école, fait le dur apprentissage du porte-à-porte. Pendant ce temps-là, son mentor Francky Lagagne parvient sans difficulté à placer une dizaine d'avions aux Chinois... La sculpturale Gina réussit l'exploit de faire signer un gros contrat à ses clients sans qu'ils n'aient même pensé à regarder la marchandise... Quant au pauvre Berthier, il se couvre de ridicule en essayant de vendre un peigne à un chauve... Mais c'est vrai qu'à la Globarep, on vend tout ce qui s'achète ! Vous l'avez compris, avec les commerciaux de Radôche, Plumeri & Boitelle, pas de gags au rabais !

 

commerciaux02verso.jpgCe deuxième tome dédié à la profession des commerciaux est une saga éditée par Bamboo, habitué à proposer des séries sur différents métiers. Cette série se déroule dans une société qui vend un peu de tout. Nous nous retrouvons dans l'équipe commerciale avec ses différents personnages typiques de l'univers du représentant. Il y a le beau gosse capable de tout vendre avec un sourire clinquant, il y a le débutant, le chef bedonnant et la beauté brune au décolleté magnifique.

Cet album est une suite de gags tous aussi caricaturaux les uns que les autres. Les gags se succèdent avec bonne humeur. Les caricatures sont celles que l'on attend bien sûr, mais parfois c'est vraiment très léger. Certains gags sont un peu vide et d'autres prennent une page complète pour ne rien raconter.

Au niveau graphique, c'est typique d'un album de ce type. Le travail est soigné et les enfants comme les grands y trouveront leur compte.

En somme, cet album est d'un niveau moyen donnant l'impression que Bamboo essaye de sortir un album sur tout et n'importe quoi et là malheureusement c'est un peu sur n'importe quoi.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 08:01

aerospostale2.jpg12 mai 1930, Jean Mermoz, parti de Saint-Louis-du-Sénégal, tente d’établir la traversée de l’Atlantique sud à bord du Laté 28 baptisé "Comte de La Vaulx". Il est loin de penser qu’il va devoir affronter une des pires épreuves de sa grande carrière de pilote : un "pot-au-noir" ! Beaucoup de marins sont terrorisés à l’évocation de cette énorme masse de nuages noirs qui couvrent toute la surface de l’océan. Dans la chaleur moite et étouffante de cette tempête, Mermoz se remémore un autre épisode tragique où il avait failli mourir de chaud : sa capture dans le désert sud marocain par les Maures. À la merci des dissidents sahariens, il doit mettre toutes ses forces dans la bataille et lutter pour sa survie.

 

aerospostale2planche.jpgCe deuxième tome de l'aéropostale est consacré à l'un des pionniers de l'aviation et plus particulièrement d'un aviateur qui transporte le courrier. C'est Mermoz qui est le héros de cet album. Aviateur pendant la guerre, il ne rêve que d'une chose lorsqu'elle se termine, c'est de piloter à nouveau.
L'histoire se déroule lors des plus grandes aventures de l'aviation qui soit et le danger rencontré pour l'époque est l'un des plus dangereux.
Le scénario est assez perturbant. L'histoire est découpé en deux, tantôt au dessus de l'océan, tantôt au dessus du désert. Le pilote est talentueux, téméraire, mais surtout, ce scénario nous fait découvrir que finalement les plus faits qui restent dans l'histoire sont le courage allié à une dose conséquente de chance, qui fait que le pilote n'est pas tombé dans l'oubli dès sa première sortie dans les airs. Il n'en reste pas moins que l'histoire est assez mal proposée et ne donne pas beaucoup d'éléments pour rêver et se rendre compte de l'exploit du moment.
En revanche, le graphisme est époustouflant. Les planches sont magnifiques. Que ce soit au dessus de l'océan, sous un ciel noir, que sur le désert, les paysages sont magiques. Le travail du dessinateur est soigné et rend à juste titre un hommage à ce pilote d'exception. Les couleurs sont aussi d'une réalisation extrêmement soignée et le rendu est vraiment à couper le souffle.
En somme, cette bande dessinée n'est peut-être pas la meilleure mais le graphisme vous emmènera loin d'ici et vous fera voyager pour un moment de lecture particulier.
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 08:56

ducobu8.jpgL’Élève Ducobu est un gamin sympathique et farceur, mais un cancre notoire. Une «qualité» qui n’est pas de tout repos. C’est qu’il faut être drôlement débrouillard pour réussir à éviter l’humiliant bonnet d’âne ! Bien sûr, il y a sa voisine Léonie qui sait tout sur tout. Mais, cette chipie déteste les copieurs... Alors, les réponses que ses œillades ne lui ont pas apprises, Ducobu les invente !

 

ducobu8planche.jpgAlors que les albums précédents prenaient de la maturité, celui-ci est plus décevant. Au niveau graphique, il y a quelques nouveautés comme l'en-tête de chaque gags qui se personnalise avec le thème du gag. Dans cet album, nous ressentons moins l'année qui passe car les gags peuvent facilement se lire un peu n'importe quand. Le dessin est mieux travaillé et les couleurs sont aussi mieux finies. Même le papier de cette édition est de meilleure qualité. Jusqu'à présent, les premières éditions étaient en papier normal, et cet album est en papier glacé.

Les gags sont de plus en plus régulièrement étalés sur plusieurs pages et bien plus que les précédents albums. Les gags mettent en scène moins souvent l'entourage indirect comme les parents et se déroulent principalement en classe avec Latouche et Gratin. Malheureusement, cet album prend trop le parti contre les professeurs et l'éducation nationale en général. Il apparaît parfois très cynique et acide contre la bêtise de l'enseignement. Latouche en prend une sacrée couche sur le coin du nez... mais cet humour est mieux connu dans Le Profs qu'ici alors que nous lisons normalement une bande dessinée humoristique pour un public jeune, de primaire même.

Finalement, c'est le premier album décevant de la saga Ducobu. En espérant que le niveau remonte rapidement...

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 08:03

Et si le diable était le nom donné par les hommes à leur propre folie pour se dédouaner de l'insupportable réalité de leur nature profonde ?

 

Khara, David S. - Les Vestiges de l'Aube

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Published by Skritt - dans Citations
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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:44

lavieestcourte.jpglavieestcourteplanche.jpgCe premier tome de la petite saga de La vie est courte, faite de gags, contenus généralement dans une seule image. Sur une seule page, il y deux à trois gags dont les thèmes sont assez variés. Des personnages comme JCVD sont récurrents mais généralement, les sujets de cette série de gags parcourent un panel assez large. Si vous souhaitez rire de tout, c'est une série faite pour vous.

Le graphisme est efficace, incisif, parfois très léger mais le ton est donné et les dessins sont très largement compréhensibles. En revanche, les gags sont assez moyens. Parfois, l'humour voulu est mal restranscrit et la chute est... déplorable. Bien sûr, quelques gags sont justes et essayent de relever le niveau, mais l'ensemble est assez décevant. En somme, ce premier album n'est pas convaincant de par la faiblesse de ses gags. Les auteurs nous ont pourtant habitué à mieux, c'est dommage.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 08:26

peterpan1.jpgLondres - Hiver 1887
Peter est un enfant parmi tant d'autres à Londres, pauvre et misérable. Il a cependant cette faculté de raconter des histoires à ses camarades, et parvient à apporter dans leur vie un peu de soleil et de rêve, où ils puisent la force de survivre. Pour cela, il s'invente une mère aimante et belle pour oublier la sienne qui, rongée par l'alcool, ne lui offre plus ni nourriture, ni amour.
Heureusement, Peter a fait la connaissance de Monsieur Kundal, un vieux docteur qui l'a pris en charge. Il lui offre à manger, mais s'occupe également de son éducation en lui apprenant à lire, écrire et compter mais aussi en offrant à son imaginaire les contes et légendes.
Un beau jour, il lui apprend qu'il a bien connu le père de Peter, et lui remet un livre sur la mythologie grecque lui ayant appartenu. C'est pour Peter le seul fragment d'un père disparu.
A l'issu d'une dispute particulièrement violente avec sa mère, au cours de laquelle il se défend pour la première fois, Peter cours se réfugier dans le Vieux Port et entame la lecture du livre de son père. C'est alors que lui apparaît une étrange créature, une petite fée très agitée, qui lui demande de la suivre...

 

peterpanplanche1.jpgCe premier tome de Peter Pan scénarisé et mis en image par Loisel débute à Londres. Peter, un jeune garçon, est le fils d'une mère alcoolique. Un vieillard le prend sous son aile en lui apprenant à lire et à écrire et lui permet aussi de manger à sa faim. Alors qu'il se retrouve dans la rue, froide, il émet un vœu en voyant passer une étoile filante. Une fée apparaît et l'emmène avec lui.

Ce premier tome est plus que convaincant. Loisel, connu pour son œuvre La Quête de l'Oiseau du Temps avec Le Tendre, propose ici un récit moins clinquant du conte de Peter Pan. A la fin de ce premier tome, la sensation d'avoir lu l'original, et que le conte n'en est qu'une pâle copie pour les enfants, est très tenace.

L'histoire est glauque, vivante, avec une ambiance presque pesante parfois. Le jeune garçon Peter est attachant. Malheureux, pauvre, battu, il ne rêve que d'une chose, rester un enfant car le monde des adultes le repousse.

Au niveau du graphisme, le talent de Loisel est indéniable et prouve ici qu'il maîtrise l'ambiance autant par l'écrit que par le dessin et les couleurs.

Ce premier tome est excellent, plein de promesses pour la suite. A lire absolument.

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