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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:32

Ce livre a fait l'objet d'un partenariat avec Rivière Blanche

 

jakobar02Main-mise sur Jakobar

 

240 pages

 

Le sergent Tom Fullman rencontre la Main , une équipe d’experts qu’il doit escorter sur les lieux d’un crash à l’autre bout du cosmos. Mais un piège leur est tendu.
Inculpés de crime à tort, ils se réfugient ensemble sur Jakobar, une planète indépendante. Pour survivre, ils devront apprendre à se connaître, surmonter leurs différences… et vite ! La flotte aérospatiale approche. Le Ministère fédéral, accusant les autorités locales de protéger les terroristes, a voté en représailles un blocus planétaire. Aurait-il tout manigancé depuis le départ dans le seul but d’étendre sa Mainmise sur Jakobar ?

 

Ce que Kincaid en a pensé : "Beaucoup d'actions pour un roman mené tambour battant où se cotoient des personnages aussi divers qu'amusants. Une écriture simple et nerveuse qui sert à merveille ce roman riche en rebondissements." Sa chronique complète sur son blog.

 

Merci à Rivière Blanche et à Kincaid.

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 08:00

Remerciements à tous les participants pour ce partenariat avec Rivière Blanche. 

 

La guerre des chiffonneurs de Thomas Geha

Blackwolf

 

N'oubliez pas de prévenir de la réception de votre exemplaire et de la parution de votre billet dans le mois qui suit par un commentaire.

 

logorb2

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 09:21

anatomieÔ Prince Stellane, le Conseil des Nains s'est ému du drame affreux que vous vivez. Nous avons décidé de vous envoyer l'Elu pour vous aider à retrouver votre fiancée Nora enlevée le jour même de vos noces. Hélas, il ne nous appartient pas de désigner l'Elu qui devrait être le meilleur d'entre nous. C'est le démon Titivillus dévoreur de lettres qui a révélé le nom de... Thobie. Catastrophe ! Il n'a jamais rien compris aux leçons de magie de l'Ecole des Nains. Il a même été classé dernier en harrypotérisme ! Tout le monde sait que Thobie serait incapable de reconnaître la moindre sorcière en plein coeur de Salem. Et c'est à lui que nous avons dû confier le Livre des Livres, le grimoire qui contient tous nos secrets, le recueil sacré de la nano-alchimie, L'Anatomie du Ciel.

 

Les Gyrgolls, des nains, sont appelés par un prince pour retrouver sa fiancée qui a été enlevée. Les Gyrgolls se réunissent pour écouter un petit démon qui doit choisir celui qui sera envoyé. Le démon sélectionne un Gyrgoll du nom de Thobie. Il a en charge alors un livre, L’anatomie du ciel, où est censé s’y trouver tous les secrets. Mais Thobie n’est pas un Gyrgoll comme tous les autres, il est plutôt paresseux, un peu bête et surtout peureux.

Cette bande dessinée démarre sur une idée originale et peu commune. Le Gyrgoll assiste impuissant à la poursuite du prince par son ennemi. Ce Gyrgoll qui détient le secret grâce à son livre essaie tant bien que mal d’aider son partenaire mais sans succès. Son livre qu’il garde jalousement des attaques de l’ennemi du prince recèle en réalité une réalité surprenante.

Le dessin est beau, tout en noir et blanc, le coup de crayon est assez baroque et sombre. J’ai été par contre très déçu par les dialogues, un peu trop contemporain et décalé par rapport au contexte.

Je reste donc sur un avis très mitigé de cette bande dessinée. Autant le dessin comme l’idée m’ont énormément plu, autant les dialogues m’ont repoussé. J’ai l’impression que les auteurs sont passés à côté d’une création qui aurait pu se démarquer indéniablement par son originalité mais qui n’a pu le faire à cause de choix litigieux.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 08:34

sorbonagreEn 1932, Alain, le professeur Émile Chartier (1868-1951), qui a enseigné en khâgne au lycée Henri-IV pendant près de vingt ans, publie le fameux recueil de ses Propos sur l’éducation. C’est en 1906 qu’il met au point cette forme littéraire qu’il affectionnera jusqu’à la fin de sa vie : il donne alors de brefs billets très incisifs à La Dépêche de Rouen et de Normandie. Bon nombre d’entre eux concernent ce qui est le combat majeur d’Alain : l'instruction, l’enseignement de la démocratie, l’émancipation de l’esprit et de l’intelligence. Les 48 propos sur ce sujet parus entre 1906 et 1914 sont ici rassemblés pour la première fois, ils n’avaient jamais été réédités. Plusieurs gardent une grande justesse d’appréciation de l’institution scolaire qui, en dépit de son idéal républicain affirmé, défaille : un enseignement positiviste pour formater les esprits ; la tentation du réformisme et la novation pédagogiste permanente ; la difficile lutte contre la bêtise et la soumission. Ces 48 propos d’un Normand sont suivis de deux propos inédits : l’un, retrouvé récemment dans les manuscrits d’Alain et qui aurait pu être rédigé pendant la Première Guerre mondiale pour Le Roi Pot ; l’autre, destiné à une revue de gauche roumaine qui devait se voir interdire de publication en 1940, est une formidable conclusion : il n’y a d’autres issues pour l’humanité que de cultiver le culte de l’esprit. Quelques mots appelant à cette véritable Grande Révolution, quelques mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

 

Ce petit ouvrage regroupe 50 billets d’Emile Chartier, dit Alain, instituteur au début du XXème siècle qui sont parus dans da la presse de l’époque. Il dresse un bilan catastrophique de l’enseignement de l’époque et propose parfois des solutions. Il part généralement d’un constat suite à une conversation ou un courrier pour écrire son article. Un siècle plus tard le constat est équivalent, les solutions pour beaucoup toujours pas appliquées. La critique parfois est sévère, mais reste objective tout de même. La prise de recul par rapport à la profession était nécessaire et même aujourd’hui, les grands réformateurs n’en ont pas eu. Alain explique pourquoi ils n’y arrivent pas, pourquoi ils n’y arriveront jamais, et surtout, pourquoi les prochaines générations ne risquent pas d’y arriver. Alain c’est un professeur qui aime l’enfant, le considère, sentiment rare à l’époque, qui l’est moins aujourd’hui, mais qui reste présent. Vous qui peut-être lirez ce petit ouvrage comprendrez donc mieux les réactions de tel professeur, de tel adulte, lorsque vous étiez encore élève. Parce que même écrit en aux alentours de 1911, ces billets un siècle plus tard, en 2011, gardent un caractère très contemporain. Une critique qui datent mais qui restent toujours d’actualité.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:52

piedtendreCe personnage immortel parcourt depuis 1947 l'histoire de l'ouest américain. Il y a rencontré des personnages célèbres (Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, Sarah Bernhardt...). Lucky Luke est l'homme des missions impossibles, le défenseur des pauvres, des veuves et des orphelins, bref le parfait héros ! Son cheval, Jolly Jumper, est un parfait compagnon de ce "poor lonesome cowboy". Les frères Dalton se dressent perpétuellement sur le chemin de Lucky Luke ce qui permet à ce dernier de les poursuivre continuellement et de les confier à la justice. Autre personnage traditionnel de la série : Rantanplan, le chien le plus bête du farwest qui a vécut de façon autonome 2 albums. Lucky Luke est, avec Astérix et Tintin, le plus célèbre personnage de l'histoire de la BD : cette série, accessible à tous, est devenu un mythe grâce à Morris et Goscinny. Ce personnage a fait l'essentiel de sa formidable carrière dans les pages de SPIROU, PILOTE et LE JOURNAL DE LUCKY LUKE.

 

Dans cet épisode, l’un des amis de Lucky Luke décède et lègue son ranch à son neveu qui habit encore le vieux continent. Mais l’un des voisins convoite ce ranch et veut l’obtenir par tous les moyens. A l’arrivée du pied-tendre (nouveau venu), Lucky Luke le met sous sa protection.

Dans Le pied-tendre, les auteurs nous offrent un vrai scénario, assez simple mais très efficace dans lequel Lucky Luke joue son rôle de défenseur des plus faibles. Mais c’est sans compter sur un pied-tendre qui ne se laisse pas faire. Arrivé de son Angleterre très aristocratique, il s’adapte rapidement aux coutumes et fait montre de ses talents autant avec sa quincaillerie (au revolver) qu’avec ses poings.

Lucky Luke documente le lecteur et l’intéresse sur les thèmes abordés dans chaque épisode. Le pied-tendre ne déroge pas à la règle. L’Amérique est un pays complètement égalitaire qui laisse la part belle aux talents. Ce Lord tout fraîchement débarqué a la chance d’en posséder quelques-uns et d’avoir acquis justement l’amitié du cow-boy.

Un épisode de cow-boy solitaire intéressant, avec quelques rebondissements pour tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Malgré le nombre impressionnants d’albums, Le pied-tendre est le trente-deuxième opus, ce Lucky Luke est loin d’être lassant et reste un plaisir à découvrir.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 19:06

ladiligenceCe personnage immortel parcourt depuis 1947 l'histoire de l'ouest américain. Il y a rencontré des personnages célèbres (Jesse James, Calamity Jane, Billy the Kid, Sarah Bernhardt...). Lucky Luke est l'homme des missions impossibles, le défenseur des pauvres, des veuves et des orphelins, bref le parfait héros ! Son cheval, Jolly Jumper, est un parfait compagnon de ce "poor lonesome cowboy". Les frères Dalton se dressent perpétuellement sur le chemin de Lucky Luke ce qui permet à ce dernier de les poursuivre continuellement et de les confier à la justice. Autre personnage traditionnel de la série : Rantanplan, le chien le plus bête du farwest.

 

La Diligence est un album qui montre un Lucky Luke toujours prêt à redresser les torts. Dans cet épisode, il accepte d’accompagner une diligence transportant de l’or qui doit traverser le Far-West. Bien sûr, les rencontres en cours de route se multiplient. Des bandits de grand chemin aux indiens, la diligence passe ces obstacles avec humour et parfois un peu de chance.

Les auteurs s’amusent à caricaturer les personnages comme les voyageurs. On retrouve un joueur de cartes qui est un tricheur, un couple dont la femme castratrice humilie son mari, un prêtre voulant prêcher la bonne parole aux peaux rouges, un vieux chercheur d’or qui préfère mourir que de laisser son trésor.

Du début jusqu’à la fin, les auteurs s’amusent avec les situations et les scènes sont bien réalisées au niveau de la mise en page et des couleurs pour donner du rythme. Au départ, les habitants forment un couloir, chapeau bas, en mémoire des prochaines victimes des bandits, tellement le chemin sera périlleux. Les paris que se font les voyageurs entre eux à la moindre occasion sont hilarants.

Ce qui est appréciable, c’est la recherche documentaire des auteurs pour réaliser tel ou tel album. Dans cet opus, il s’agit du chemin employé par la diligence ainsi que l’un des bandits rencontrés. Nous sommes dans une bande dessinée comique destinée aux plus jeunes et pourtant nous continuons à apprendre sur cet univers qu’est la conquête de l’ouest.

Je me demande parfois si Lucky Luke est vraiment destiné aux enfants car j’ai trouvé un humour cynique, noir de temps en temps. Mais cet album a le mérite de faire partie des meilleurs albums des deux compères que sont Morris et Goscinny.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:01

rodeoL'homme qui tire plus vite que son ombre avec pour seul compagnon son cheval Jolly Jumper, "l'homme qui tire plus vite que son ombre" fait régner l'ordre et la justice dans un Far-West de fantaisie mille fois plus vrai que le vrai. Poursuivant les terribles frères Dalton ou croisant la route de divers personnages historiques, Lucky Luke nous fait découvrir dans la bonne humeur les dessous de la conquête de l'Ouest.

 

Ce deuxième opus des aventures de Lucky Luke est composé de trois histoires. Dans la première, notre cow-boy participe à un concours de rodéo.

Dans cet album, nous assistons à la première cigarette de Lucky Luke dans Rodeo. Ces épisodes qui font partie des premières histoires amènent leur lot de nouveautés. La deuxième histoire débute par un Lucky Luke qui chante son refrain préféré, qui plus tard clôturera chaque album. Dans cette courte histoire, il rencontre deux brigands, des frères, dont l’un déjà, s’appelle Joe. Morris teste ces lecteurs pour ensuite parfaire son univers. Lucky Luke nous montre aussi son talent pistolet en main de fin tireur.

La troisième et dernière histoire débute sur une blague du cow-boy. Il fait croire à un chercheur d’or qu’il a trouvé une pépite alors que le filon est épuisé. Une blague qui mènera même notre héros en prison. Une histoire courte et comique sans autre prétention que de faire sourire le lecteur.

Le dessin est plus doux, les traits de notre héros et de son fidèle cheval s’affinent. Morris commence à prendre ses marques. Dans ces petites histoires, Morris souhaite faire découvrir un univers qui le passionne, le far-west, très en vogue dans le cinéma de l’époque. Un bon deuxième album mais qui présage d’une suite passionnante.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 08:31

laminedorL'homme qui tire plus vite que son ombre. Avec pour seul compagnon son cheval Jolly Jumper, "l'homme qui tire plus vite que son ombre" fait régner l'ordre et la justice dans un Far-West de fantaisie mille fois plus vrai que le vrai. Poursuivant les terribles frères Dalton ou croisant la route de divers personnages historiques, Lucky Luke nous fait découvrir dans la bonne humeur les dessous de la conquête de l'Ouest.

 

Ce premier épisode de Lucky Luke paru dans Spirou en 1947 est bien différent des épisodes de ce début de millénaire. Morris a créé un personnage au caractère de justicier, un redresseur de torts, un défenseur de la veuve et de l’orphelin. Dans ce premier opus composé en réalité de deux histoires différentes, Lucky Luke aide un vieux chercheur d’or, dont le trésor a été dérobé par deux desperados. Avec beaucoup de chance et sans utiliser son revolver qu’il maniera bien des fois quelques années plus tard, il rend justice à sa manière, sauf à la fin où son sosie l'oblige à l'abattre froidement.

Le dessin est bien différent des Lucky Luke habituels. Le personnage est plus en rondeur et on reconnaît dans ces premières planches l’influence du dessin animé sur Morris avec des scènes très cinématiques. Son fidèle cheval, Jolly Jumper, a des traits plus durs et n’est guère éloquent dans ces épisodes. Les histoires sont simples et amusantes.

Morris pose les bases d’un succès international en utilisant la mode de l’époque : le Far-West.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 20:00

drjekyllUn monstre rôde dans les brumes victoriennes de Londres. Il a piétiné une fillette, tué un député et boxé une marchande d'allumettes. C'est un petit homme difforme et mal habillé, qui inspire à tous ceux qui l'ont vu des sentiments mêlés de répulsion, de crainte et de haine. À quoi, à qui ressemble-t-il ? Pourquoi les témoins oculaires de ses méfaits sont-ils incapables de décrire Mr Hyde ? Pourquoi Mr Utterson, le notaire du Dr Jekyll, est-il hanté par le testament de son client, au point de faire des cauchemars ? Pourquoi se lance-t-il sur la piste de Hyde, dans une partie de cache-cache funeste aux dimensions d'une ville labyrinthe ? Quel lien, en définitive, unit Dr Jekyll à Mr Hyde ? Issu d'un cauchemar de son auteur, et salué dès sa parution par Henry James comme un "chef-d'oeuvre de concision", ce roman policier en trompe-l'oeil, dont les récits imbriqués débouchent sur un conte fantastique, réserve une surprise de taille au lecteur, et de nombreuses zones d'ombre. Dès 1886, Stevenson plonge dans les profondeurs déformantes du miroir de l'âme humaine jusqu'aux racines de l'inconscient.

 

Cette nouvelle de Stevenson est un classique qui a énormément inspiré le monde du cinéma. Il est même possible d’affirmer que ce récit est le premier vrai thriller psychologique. La double personnalité du Dr Jekyll n’est pas mise en évidence de manière flagrante mais lentement pour permettre au lecteur d’avoir le temps de s’y accoutumer avant d’en prendre conscience.

Le récit est narré par Monsieur Utterson, notaire du Dr Jekyll. Il débute pendant une promenade où Monsieur Einfields raconte un événement choquant à son cousin Monsieur Utterson. C’est Mr Hyde qui se cogne à une petite fille, au coin d’une rue, la bouscule et lui passe dessus, la piétinant. La nouvelle début par le narrateur se faisant expliquer une sordide histoire mettant en scène Mr Hyde. Ce n’est que plus tard que nous aurons l’occasion de faire connaissance du Dr Jekyll.

Est-ce une autre personnalité du Dr Jekyll qui prend le dessus, une personnalité refoulée pendant son enfance, ou est-ce la folie qui prend le dessus d’un homme vieillissant ? Bien que l’auteur, à mon avis, veuille laisser des fausses pistes aux attraits fantastiques, il met en place l’égarement psychologique d’un homme, qui par des manipulations chimiques arrive tant bien que mal à trouver une solution temporaire à son mal. Peut-être a-t-il trouvé la formule d’un remède psychiatrique, toujours est-il qu’une accoutumance se fait et que les conséquences sont une insensibilité au produit. La maladie prend le dessus et dans un dernier sursaut de lucidité, le Dr Jekyll se donne la mort.

Stevenson possède une écriture belle et travaillée, ne laissant aucune place à des lourdeurs et des longueurs, le récit étant suffisamment court pour admettre le contraire. Cette étrange affaire finit sur un aveux édifiant écrit de la main du Dr Jekyll avant son suicide.

Robert Louis Stevenson pose les premiers pavés d’un genre nouveau, le thriller psychologique contemporain. Un classique à lire absolument…

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 08:56

borderline1Je m'appelle Fernando Villa et je suis écrivain. Sauf que mon prochain bouquin n'est pas très avancé. En vérité, il n'est même pas commencé. Je bloque. Pas d'inspiration. Mais les choses sont en train de changer... Au retour d'une soirée arrosée et enfumée, je consacre le reste de la nuit à écrire comme un forcené. En trois nuits, mon roman est terminé. Trois nuits, sans aucun souvenir le lendemain, sans aucune idée d'où m'est venue l'inspiration. Le bouquin ne tarde pas à sortir en librairie. Et c'est à ce moment-là que les ennuis commencent. Sans le savoir, j'ai donné au personnage psychopathe et meurtrier de mon roman le nom d'un type réel. Comment le hasard a pu me conduire à donner son nom à un personnage de fiction ? Sauf qu'il n'y a pas de hasard. Car mon livre n'est pas un roman. Je suis en face d'un authentique criminel.

 

Fernando est un écrivain dont le premier roman a eu un succès mitigé. En ce moment, il passe une période difficile, il est en manque d’inspiration. Pour s’épancher sur ses problèmes, il voit Wanda, une prostituée qui lui fait office de psychologue. Un soir, avec ses amis, il essaye une drogue à fumer, une herbe ramenée d’un voyage. Le lendemain matin, au réveil, il ne se rappelle plus de rien, même pas qu’il a écrit sur des centaines de pages le début de son prochain roman. A sa lecture, il réalise qu’il a commencé à rédiger des premiers chapitres très prometteurs…

Le thème de Borderline est loin d’être original. Un écrivain qui écrit un récit qui s’est ou va se dérouler est récurrent sur le petit comme le grand écran ou dans la littérature.

Comment Fernando arrive à écrire un événement passé, est-ce parce qu’il a fumé, y a-t-il un esprit qui a pris contact avec lui ? Ce premier tome de Borderline apporte un début de réponse mais nous laisse dans l’attente d’une explication. A la frontière entre le fantastique et la fiction, Fernando franchit la ligne invisible, mais pourquoi lui ?

Au niveau des graphismes, j’ai apprécié le dessin très réaliste et contemporain. Les détails sont réussis, comme lorsqu’il est torse nu, assis sur son lit, on aperçoit la peau du ventre qui fait quelques plis par exemple. De plus, la ressemblance de Fernando avec l’acteur Jean Reno est frappante. Est ce fait dans ce but, de permettre au lecteur d’avoir sous les yeux un ersatz de cet acteur. Toujours est-il que le résultat est bluffant.

Un premier opus vraiment intéressant, car il démarre sur un thème peu original mais qui laisse supposer une suite beaucoup plus prometteuse. Une histoire à suivre…

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