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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:20

lepantinUn roman noir, engagé dans une spirale de remords, de paranoïa et de suspicion. Les bonnes intentions du narrateur l'entraînent irrévocablement vers une issue fatale, dont ses proches ne décèlent pas les symptômes. Le récit nous plonge dans les affres psychologiques d'un homme seul confronté aux caprices d'une petite fille, et tourmenté par le regard des autres sur la situation qu'il s'est créée.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercies Les Agents Littéraires et L'Harmattan pour ce partenariat.
Georges est un trentenaire célibataire qui les week-ends venus passent les soirées à s'enivrer avec son groupe d'amis dans les bars. Ce trio accueille Jean-Jean, un gamin de dix-sept ans. Mais dans un accident tragique, il meurt, et laisse une mère ivrogne avec sa petite soeur Cathy. Georges, altruiste, propose de prendre la petite fille chez lui, pour soulager la mère. Mais rapidement, les soupçons des gens l'assaillent, en tout cas, il le pense. Que peut faire un homme de trente ans accompagné d'une fillette de neuf ans dont il n'est ni le frère ni le père et qui clame haut et fort qu'ils se marieront quand elle sera grande ?
Le récit démarre sur une lettre, celle de Cathy, la petite fille recueillie par Georges alors qu'elle est devenue une femme. Puis suit le journal écrit en une seule de Georges sur sa vie avec Cathy et enfin une lettre termine ce roman. Bien que ce récit est une fiction comme le précise l'auteur, il n'en reste pas moins étrangement crédible, comme l'aveu d'un homme qui passe à l'acte. Georges essaie tant bien que mal à garder une vie normale malgré les regards d'autrui. Il essaie même de justifier ses premières pulsions par la pression tacite des amis et des badauds qu'ils croisent en compagnie de cette fillette. Finalement, malgré les faits horribles relatés à la fin du roman, les personnages sont réellement attachants. Cette petite fille, presque une femme, manipulatrice et jalouse, face à cet homme, aux activités adolescentes, qui masque sous son visage d'ange, un esprit qui se défit avec lui-même, ou la part du démon tente de faire surface, est repoussé malgré ses assauts, qui perd des batailles, et perd la guerre.
L'auteur arrive avec un sujet épineux et dangereux à proposer un récit intéressant dans lequel un homme se bat avec ses pulsions pour une petite fille, le regard pesant des autres, et cette Cathy femme-enfant, s'insinuant dans sa vie et balayant tout sur son passage.
L'écriture est juste, fluide et sans lourdeur, menant le récit d'un bout à l'autre avec beaucoup d'énergie pour tenir le lecteur face à un thème difficile.
Je remercie  Les Agents Littéraires et L'Harmattan pour ce partenariat.
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CaptureTitreNB1
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 08:04

813t2Depuis la cellule 14, deuxième division, de la prison de la Santé, Arsène Lupin doit mener un des plus difficiles combats qu'il ait eu à soutenir. Privé de tout moyen d'action, presque sans contact avec l'extérieur, il lui faut à la fois s'innocenter des meurtres dont on l'accuse et démêler l'écheveau d'une affaire on ne peut plus embrouillée.
Des lettres confidentielles de Bismarck, un témoin capital caché sous l'identité de Pierre Leduc, une inscription, APOON, et un nombre, 813. Au total, de quoi provoquer l'étincelle dans cette poudrière qu'est l'Europe, en proie aux rivalités coloniales, à la merci d'un incident diplomatique.
Pis encore : Herlock Sholmès, le vieux rival de Lupin, est entré en lice ! Tout est prêt pour que s'engage une impitoyable course contre la montre, riche en rebondissements et péripéties à couper le souffle.

 

Dans cette deuxième partie du roman 813, Arsène Lupin est en prison. Il orchestre son évasion en utilisant tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, jusqu’à tenir un complot d’ampleur internationale.

Dans le précédent épisode, Arsène Lupin s’était accaparé le devant de la scène grâce à ses multiples identités. Le dénouement avait été spectaculaire. Mais dans cet partie, l’action fait place à la réflexion. Malheureusement, nous ne connaissons pas toutes les cartes qu’il a en main, jusqu’à ce qu’il les pose sur la table, ce qui est assez décevant et déroutant. Il arrive à mettre une certaine pression sur des personnages politiques importants tout en restant assis au fond de sa cellule. J’ai trouvé que cela manquait de crédibilité.

Heureusement, l’écriture de Maurice Blanc reste facile, fluide, presque simple. Le récit se déroule tranquillement sans accroche, et sans intrigue irrésistible, prête à être dénouer par le lecteur, il se lit donc, mais avec une certaine déception quant aux attentes qu'il se fait. Mais certaines révélations sont percutantes.

Ce roman sera une déception pour ceux qui souhaitent découvrir le gentleman cambrioleur, mais l'écriture de l'auteur permet tout de même de passer un agréable moment de lecture. Pour les autres, ceux qui connaissent, ce roman pourrait venir clore la grande épopée d'Arsène Lupin.

Je remercie Livres pour tous qui propose des classiques au format Ebooks gratuitement.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 08:34

 

barracuda2Par les mers, la cour de Dona Emilia del Scuebo navigue paisiblement sur le vaisseau du capitaine de La Loya. Cependant, de mauvais vents amènent les malheureux à croiser la route de l'équipage du redouté Barracuda. Les riches passagers sont faits prisonniers par les avides pirates de Blackdog, leur chef. Le vieux capitaine, aussi violent que rusé, prend immédiatement conscience du profit qu'il peut tirer de détenus aussi prestigieux. Sur l'île malfamée de Puerto Blanco, repaire insalubre de la vermine des mers, Blackdog monnaie à prix d'or les vies de Dona Scuebo, de sa fille, la belle Maria, et de leur jeune valet, tout en se concentrant sur son nouveau projet : partir à la recherche du trésor des Scuebo. Les destinées des uns et des autres vont alors s'entrecroiser autour d'une même quête – le diamant du Kashar, joyau du trésor de la famille Scuebo.

 

barracuda2planche.jpgCe deuxième épisode de Barracuda est fidèle en tout point au premier album de la série. Le dessin et les couleurs sont magnifiques, certaines planches sont tout simplement sublimes.
La majeure partie de l’aventure se déroule à terre, à Puerto Blanco, où l’on retrouve les trois enfants devenus adultes. Le jeune Raffy laissé à terre suite à un grave blessures est rancunier, la belle Maria mariée à Fernango qu'elle dénigre comme un animal alors que lui, vieillissant, se meurt d'amour pour elle, et enfin Emilio, déguisée en Emilia, qui vit avec Mr Flynn.
Cet épisode, pour un bande dessinée sur la piraterie, se déroule loin des mers et des tempêtes, ce qui m'a paru assez regrettable. Je m'attends toujours à des abordages spectaculaires, des actes héroïques de pirates, et d'un capitaine taciturne au rire gras. Mais dans Cicatrices, les auteurs ont préféré nous révélés des informations sur les personnages, certainement dans le but de préparer un troisième tome un peu plus... méchant.
Petite déception quant à l'histoire, mais gros plaisir à retrouver le coup de crayon et les couleurs de qualité.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 19:08

blackoutMais comment la belle Norma Rouge, serveuse à temps partiel et jet-setteuse à temps plein, se retrouve-t-elle enfoncée jusqu’au coup dans une sordide histoire de meurtre ? Sa route n’aurait sans doute jamais dû croiser celle des diabloliques Claire et Angelo, couple ambivalent et ambigu…

 

blackoutplanche.jpgAvant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Babelio et Sarbacane pour ce partenariat.
Black Out est une bande dessinée d'une centaine de pages en noir et blanc. L'album est d'une belle qualité, le papier est épais, la couverture est souple mais épaisse aussi.
Black Out raconte la vie d'une serveuse jet-setteuse, prise au piège lors d'une soirée par un couple. Le lendemain matin, le réveil est douloureux. Elle retrouve dans le coffre de sa voiture le cadavre d'une autre femme avec un cliché d'elle en train de la tuer. Qui est cette femme dans son coffre, pourquoi le couple a disparu, que doit-elle faire, aller voir la police ou se débarasser du corps ? Toutes ces questions que la jeune femme va se poser vont l'enfoncer dans une histoire sombre.
L'histoire se lit très facilement, mais comme elle est focalisée sur la jeune fille, il est difficile de connaître certaines réponses qui pourraient nous aider à comprendre. Nous apprenons au fur et à mesure ce que la jeune fille découvre. C'est assez déstabilisant de n'être que sur un seul personnage sans pouvoir avoir les clés du mystère avant la fin.
Le dessin, quant à lui, est plutôt réussi. Il arrive en quelques coups de crayon à faire ressentir l'ambiance glauque. En prenant un détail comme les yeux, le dessinateur nous propose pléthore d'émotions et d'états -fatigue, drogue, surprise, abattement...
Face à tant de défaitisme et de pessimisme, cette bande dessinée ne peut que s'adresser à des adultes en quête d'un univers réaliste transpirant la peur et côtoyant la mort.
Je remercie Babelio et Sarbacane pour ce partenariat.
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babelio
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:49

lespsy10"Oh ! docteur, ma tête est malade..."
Même quand on est psy, difficile de conserver toute sa tête quand on est confronté quotidiennement à la déraison la plus farfelue. Imaginez que dans votre salle d'attente patientent un homme-chien, un extraterrestre et la femme de l'homme invisible... Il y a vraiment de quoi - même pour le plus blindé des praticiens - craindre pour sa propre santé mentale ! Et vous ? Saurez-vous garder la tête sur les épaules à la lecture de ces nouveaux cas pathologiques ?

 

psy10planche.jpgDixième album des Psy et toujours pas une ride. Fidèle à ses prédécesseurs, cet album est dans la même veine. Dix albums et il est facile de s'imaginer que l'inspiration s'étiole, mais heureusement il n'en est rien. Les gags sont toujours aussi comiques. Les situations sont originales et font preuve d'énormément de travail de la part de leurs auteurs. La plupart des gags s'étalent sur plusieurs pages, mettant en scène notre psychologue préféré en butte avec des cas exceptionnellement bizarres, jamais dangereux, parfois attendrissants. Dans cet album, on le retrouve même interné par l'un de ses patients, la situation se retournant contre lui, malgré lui.
Honnêtement, rares sont les séries qui au bout de dix épisodes ne perdent pas de la vitesse, et souvent donnent l'impression que l'auteur oublie qu'il a des lecteurs qui se lassent, mais celle-ci, les efforts sont faits pour nous tenir en haleine encore une fois jusqu'au bout avec des gags originaux.
Le graphisme est fidèle au précédent album, et je note même une amélioration au niveau des détails. En somme, un album au dessin adapté et travaillé, aux gags intéressants, un album qui ne vous décevra pas.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 08:14

flashforwardL'espace de quelques minutes, l'humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s'éveille de nouveau, plus rien n'est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore: ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu'avez-vous vu ?

 

Flash Forward se déroule en 2009. Au sein du CERN, deux chercheurs, Lloyd et Théo travaille sur le collisionneur de hadrons. Lors d’une expérience, pendant deux minutes, ils sont comme ailleurs. Au réveil, ils se rendent compte qu’ils ne pas les seuls à avoir eu deux minutes de battement, mais tous les habitants de la Terre. La plupart ont une hallucination, d’autres rien du tout. Ces hallucinations ont toutes un point commun, elles se déroulaient en 2030, le même jour, la même heure.
Robert J. Sawyer écrit un roman d’une grande originalité, bien que je trouve cette idée assez proche de certains épisodes de X-files. Ce n’est pas le saut dans le temps qui est nouveau mais la manière dont les gens le font et surtout comment l’interprètent-ils. Les personnages sont assez nombreux mais finalement tout se déroule autour de Lloyd et Théo. L’un affirme que le futur aperçut dans sa vision est immuable et que rien ne pourra changer quoi que nous puissions faire, l’autre tente de changer son futur en imaginant que tout peut être fait pour pouvoir le changer. Autant le personnage de Lloyd en devient même agaçant, autant on comprend le comportement de Théo. Mais après réflexion, Lloyd réagit comme réagirait beaucoup de gens en acceptant simplement ce qui leur arrive, pensant que rien ne peut être changé et que tout est inscrit.
Ce qui me paraît assez surréaliste, bien que le roman soit fantastique, c’est l’acception par le CERN que les hallucinations correspondent à une vision du futur, et ce, dès les premières heures. D’autres élucubrations adolescentes parsèment le roman le rendant à la fin presque insipide. D’ailleurs, la fin, qui se déroule en 2030, au moment des visions, est une grande déception.
Ce roman aurait pu être un très bon roman, mais malheureusement il perd en crédibilité assez vite et l’auteur n’essaye pas de relever le niveau. D’une très bonne idée, le roman termine avec un avis mitigé, pour finalement rentrer dans la catégorie des romans moyens.
Je remercie Marmelade de livres pour sa gentillesse.

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Published by Skritt - dans Science-Fiction
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 20:21

sanctuaireAprès avoir eu l’aperçu d’un triste avenir à travers le regard de Francine, nous revenons sur ce qui a provoqué sa séparation avec Katchoo. Car les deux filles ainsi que David coulent désormais une vie tranquille, mais une exposition de peintures va venir mettre le feu aux poudres. C’est une première pour Katchoo, et pourtant il n’en ressortira (presque) que du malheur. Comment nos héroïnes ont-elles pu en arriver là ?

 

Strangersinparadise07planche.jpgAvant de commencer cette chronique, je tiens à remercie Libfly et Kymera pour ce partenariat.

Dansce septième tome, nous retrouvons Katchoo et Francine, qui s'installent en colocation avec un jeune homme après leurs années lycée. Katchoo peint et parvient à se faire connaître. Francine est toujours aussi complexée par son physique et elle refuse de se faire représenter par son amie dans ses peintures. Mais le succès de la collection de Katchoo est une surprise et les toiles les plus demandées sont celles qui entrent dans l'intimité de Francine.

Cet album pose les bases de la dispute entre les deux filles et que nous verrons s'éloigner l'une de l'autre. L'histoire est toujours aussi complète que dans l'album précédent, avec des sentiments, sans être mielleux, avec des passages comiques, sans être ridicule ni grivois, et des moments sérieux, sans paraître intellectuel. En somme, le scénario est intéressant et donne envie d'aller plus loin. Cette série Strangers in Paradise semble être prenante par le réel travail de l'auteur pour capter son lecteur.

Le dessin reste identique au tome précédent, toujours en noir et blanc mais néanmoins très coloré -et je m'explique. Le dessin est réaliste avec des détails surprenants et un travail qui est loin d'être bâclé -c'était ma surprise en lisant le sixième tome, comparé à de précédentes lectures de bandes dessinées en noir et blanc qui avaient été très décevantes. L'auteur propose un éventail d'émotions grâce aux mimiques des visages.

Ce septième album est une réussite de la série Strangers in Paradise qu'il faut découvrir absolument.

Je remercie Libfly et Kymera pour ce partenariat.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:43

lespsy8Des expériences troublantes, des phobies en tous genres, des problèmes nerveux ?... N'hésitez pas une seconde, consultez les Psy de toute urgence !!!

 

psy08.jpgCe huitième album des Psy met en scène toujours le même personnage, un psy qui a la quarantaine et qui la plupart du temps raconte ses cas à l’un de ses confrères. Dans cet album, nous retrouvons donc des situations toujours aussi amusantes que dans les précédents opus. Ce psy est confronté à des cas vraiment extrême parfois, mais cela reste toujours bon enfant malgré certaines bizarreries. Dans l’ensemble, le graphisme est vraiment sympathique même si ça ne casse pas des briques, mais je le qualifierais de convivial, et tout à fait adapté au thème. Cette série reste une valeur sûre grâce à un dessin assez contemporain et des gags intéressants. L’avantage d’ailleurs de ces petites histoires est qu’elles ne se limitent pas à une seule planche mais peuvent s’étaler sur plusieurs pages, permettant à l’auteur de nous concocter une bonne chute. Un album qui ravira les amateurs de ce genre.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 16:46

strangers6Plongeons dans les jeunes années de Francine et Katchoo et leur rencontre au lycée. C’est l’occasion de découvrir la naissance de leur amitié, celle de l’obsession de Freddie pour Francine, et de faire plus ample connaissance avec la famille quelque peu dysfonctionnelle de celle-ci. En bonus : “Princesse guerrière”, une hilarante parodie de Xena avec Francine dans le rôle de Xena et Katchoo en Gabriell.

 

Strangersinparadise06.jpgAvant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et Kymera pour ce partenariat.

Cet album est le sixième de Stranger in Paradise, une série de bandes dessinées américaines créées par Terry Moore. L'album est au niveau rapport qualité/prix plus qu'intéressant, une centaine de pages avec un dessin qui ferait pâlir beaucoup de dessinateurs même professionnels.

La bande dessinée est entièrement en noir et blanc et je dois avouer que généralement je suis assez récalcitrant à ce manque de couleur, mais à la lecture de cet album, j'ai trouvé ce choix adapté et finalement, je n'ai eu aucune gêne à lire cette centaine de pages sans couleur.

Ce sixième tome Les années lycée raconte les années d'adolescence de deux jeunes filles. La première, belle blonde, rebelle et intelligente, vivant dans une famille de cas sociaux, la seconde, brune aux formes généreuses, un peu complexée, travailleuse. Alors que tout les oppose, elles vont se côtoyer et finalement lier une amitié qui durera des années. Les personnages sont attachants et les situations dans lesquelles ils se retrouvent sont parfois comiques, parfois tristes, mais à chaque fois touchants. L'auteur sait viser juste sans trop de fioritures ni pas assez de détails. L'histoire nous permet de faire la connaissance de ces deux jeunes filles, leur intimité est peu à peu dévoilée. Des passages sont durs comme d'autres sont hilarants, par exemple cette mère qui manque atrocement de diplomatie avec sa fille pour la réconforter.

Une bande dessinée avec une histoire travaillée, intéressante, dans laquelle nous retrouvons les années d'insouciance de jeunes lycéennes et les années plus dures d'adultes, avec beaucoup de poésie, et un graphisme en noir et blanc magnifique. Un très bon album qui plaira.

Je remercie Libfly et Kymera pour ce partenariat.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:20

813t1Quelle mystérieuse entreprise amène à Paris Rudolf Kesselbach, le richissime et ambitieux roi du diamant sud-africain ? Que signifie ce nombre, 813, inscrit sur le coffret en sa possession ? De quel secret le nommé Pierre Leduc, qu'il recherche dans les bas-fonds de la capitale, est-il le détenteur ?
Telles sont quelques-unes des questions à propos desquelles s'affrontent la police ? En l'occurrence un certain Lenormand, chef de la Sûreté, l'impitoyable baron Altenheim et le gentleman-cambrioleur Arsène Lupin. Lequel devra également démasquer l'invisible assassin qui cherche à lui faire porter la responsabilité de ses crimes ?
Et nous voilà entraînés sur les pas de l'orpheline Geneviève, de l'élégant prince Sernine et de bien d'autres personnages, dans une avalanche de coups de théâtre et de révélations plus incroyables les unes que les autres.

 

Dans ce roman fait de deux parties, nous retrouvons le héros légendaire créé par Maurice Blanc, Arsène Lupin, le voleur gentleman.
Dans la première partie, nous assistons au meurtre de M. Kesselbach, un riche entrepreneur, qui recherche un certain M. Leduc. Arsène Lupin revient après quatre ans d'absence pour le détrousser d'un coffre déposé en banque, mais après son départ, M. Kesselbach est assassiné. Tous les soupçons se retournent contre Arsène Lupin, mais le commissaire de police, M. Lenormand, ne pense pas à sa culpabilité. Le mystère reste entier et que signifie ce chiffre écrit sur une carte, 813.
Bien que l’œuvre de Maurice Blanc soit extrêmement connu, j'avoue ne jamais avoir lu l'un de ses romans, jusqu'à maintenant. Son écriture est très fluide, sans accroc, parfois très, ou plutôt trop simple. J'imagine facilement que ses romans s'adressent plus à un jeune public   même si les adultes se prendront au jeu. Arsène Lupin n'apparaît pas souvent et nous suivons principalement l'enquête de M. Lenormand qui le traque. Finalement, dans ce roman, nous faisons connaissance avec l'esprit logique de l'enquêteur et sa détermination.
Le dénouement de ce roman est ahurissant. Sa lecture facile vous permettra de le finir rapidement et de découvrir les tenants et les aboutissants du complot organisé par Arsène Lupin, ce personnage mythique.
Un très bon roman mais je ne le conseillerai pas pour faire la connaissance d'Arsène Lupin.

Je remercie Livres pour tous qui propose des classiques au format Ebooks gratuitement.

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