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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 08:50

agent212-9Rondouillard, naïf et sympathique, l'Agent 212 est la cible de tous les ennuis et de toutes les mésaventures auxquels un agent de police peut se trouver exposé. Délinquants, conducteurs imprudents ou suicidaires obstinés se succèdent, pour la plus grande joie des lecteurs et de ses auteurs, Kox et Cauvin.

 

Agent21209planche.jpgNeuvième album de L’agent 212, paru en 1988, et toujours pas une ride. Les auteurs, Kox et Cauvin, savent se renouveler et nous surprendre à chaque fois avec des nouveaux gags et surtout un dessin qui ne cesse d’aller de l’avant sans jamais rester sur des acquis. Les gags ne se limitent pas à une seule planche mais s’étalent sur deux ou trois pages et il faut avouer que notre agent préféré n’est pas au bout de ses surprises. Ses camarades de jeu, ou de boulot comme vous voulez, l’accompagnent et nous apprenons à connaître un peu mieux cette brigade de bras cassé dirigé par un commissaire désemparé, et souvent énervé.

Un bon album qui ravira les grands et les petits. Je tiens à remercier Daniel Kox qui aura eu la gentillesse de nous dédicacer notre exemplaire pendant le festival de Roquebrune en septembre 2012.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:51

lumierenoire.jpgUn voyage mille lieues sous terre où s'entrecroisent une infinité de mondes et de soleils.
Naples a été évacuée avant le passage d’un nuage toxique. Ils sont trois, le padre Ciabatta, Samuel l’Éthiopien et Gianni, un bâtard d’une famille de la camorra, décidés à rester et à vivre dans les sous-sols de la ville…
Leur aventure nous entraîne dans la porosité des mondes, ponctuée par les figures des arcanes du Tarot de Marseille, théâtre et art de la mémoire.

 

Lumière Noire
Kyklos Editions
ISBN : 978-2-918406-31-0
148 pages - 15€
Date de parution : 18/02/2013

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 08:27

marvelironmanLe très populaire scénariste Warren Ellis s'associe à l'excellent Adi Granov pour relater les origines d'Iron Man, destinées aux lecteurs qui ont fait la connaissance du héros à travers les deux films récemment sortis. Une publication incontournable !

 

Cette bande dessinée est le premier Marvel que je lis depuis... près de vingt ans. J'ai un souvenir un peu mitigé, entre des histoires un peu fades et des super-héros qui font rêver. Et c'est avec un certaine appréhension que je me relance dans cet album consacré à Iron Man.

Cette bande dessinée nous raconte l'histoire d'Iron Man, qui l'a créé et comment. Stark est un homme intelligent et talentueux qui a inventé un procédé de miniaturisation utilisé dans l'armement. Il met au point une armure de protection mais va être obligé par des événements à utiliser son invention pour créer une armure puissante de combat.

L'avantage de cet album est qu'il est différent des parutions mensuelles habituelles, le dessinateur a pris le temps de dessiner et le résultat est édifiant. Le dessin et les couleurs sont magnifiques. Le travail est superbe et extrêmement réaliste. Certaines planches sont dignes d'être mises sous verre pour les faire accrocher contre un mur comme une œuvre d'art. Par contre, le scénario reste assez faible et très linéaire. Le gentil doit se confronter au méchant et devinez qui gagne à la fin... Il y a de l'action, une pointe de romantisme exaspérante, et une grosse critique sur les Etats-Unis. Iron Man est un album sur lequel je garderais un avis mitigé. Un scénario trop pauvre par rapport à la qualité du dessin, mais qui me donne envie de continuer à découvrir et redécouvrir les Marvel.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:15

alix1Alix l'intrépide est construit comme un feuilleton.
Alix, fils du défunt chef gaulois Astorix, est adopté par le gouverneur romain Honorus Galla, qui meurt dans ses bras. Ainsi, il acquiert un nom et une fortune. Cette aisance matérielle dont il dispose, Alix n'en profitera guère par la suite. Il voyagera presque toujours sans argent et sans autre suite qu'Enak.

 

alix1planche.jpgCe premier épisode des aventures d'Alix date de 1948. Il raconte les péripéties d'Alix, un jeune gaulois recueilli par les romains et qui participe à l'histoire à son insu. Jeune homme courageux et loyal, Alix fait preuve d'intelligence pour se sortir des ennuis dans lesquels il a tendance à tomber. Dans cet épisode, il se fait faire prisonnier mais arrive à se libérer. Il devient le protégé d'un puissant romain et aide Rufus et Jules César à déjouer des complots.

Ce premier opus nous fait donc découvrir un univers historique, l'antiquité, et un jeune héros, Alix, gaulois mais loin d'être le barbare que l'école enseignait à l'époque. Avec un dessin minutieux et pointilleux, Jacques Martin propose ici un premier album abouti au niveau artistique. Pour une bande dessinée datant d'avant les années 50, le dessin et les couleurs sont superbes, même si nous remarquerons facilement que les techniques d'aujourd'hui sont bien différentes, il n'empêche que l'album est très bien réalisé. Je regrette seulement les bulles répétitives de la description des faits qui apparaissent dans presque toutes les cases. Même si l'auteur a étudié en profondeur cette époque pour nous retracer des faits qui se sont réellement passés et nous les expliquer de manière pédagogique, la masse d'information devient à force assez contraignante. Enfin, je trouve que le scénario laisse une part trop importante à la chance insolente du jeune héros, un peu comme les premiers albums de Tintin.

Dans l'ensemble, une très bonne dessinée qui n'a presque pas pris une ride avec les décennies qui nous séparent de sa création.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 08:59

gaston4Présente-t-on Gaston Lagaffe ? Ce personnage rêveur et inventif, aux trouvailles aussi inattendues que catastrophiques, est l'un des plus fameux de toute la bande dessinée. Qu'il se mêle d'améliorer la vie de bureau, de s'occuper d'un chat ou d'une mouette, d'inventer des instruments de musique ou de perfectionner sa voiture, Gaston déclenche immanquablement explosions, incendies et désastres, pour la plus grande joie de lecteurs écroulés de rire. Créée par le grand André Franquin, une série incontournable de la BD, à mettre d'urgence dans les mains de tous ceux, petits et grands, qui ne la connaitraient pas encore.


gaston4planche.jpgCet album de Gaston est particulièrement réussi. Nous pouvons remarqué que le dessin s'améliore au fur et à mesure. Franquin ajoute de plus en plus de détails dans ses cases. Les gags se renouvellent et nous prenons plaisir à retrouver des personnages récurrents comme l'homme au contrat ou les secrétaires. Cet album fait une place importante aux inventions de Gaston et nous découvrons un personnage toujours aussi "mou" mais ingénieux et qui peut avoir des moments d'une rare lucidité. Une bande dessinée qui plaira autant aux grands qu'aux petits et surtout qui a su traversé les années sans prendre une seule ride (sauf peut-être les chevaux que l'on continue à trouver dans les rues de la ville peuvent paraître "moyen-âgeux" pour les plus petits).

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 08:46

cheindebrouillard.jpg"Immobile et prêt ; mon agresseur derrière moi.
"Valéria, je t'aime !".
J'entendis un premier "pop" plutôt lointain et sentis un éclat liquide m'atteindre au-dessus de la nuque. Il avait dû viser la bosse des maths et venait d'atteindre le vide caractéristique de ceux qui avaient laissé leur amour de l'arithmétique au fond d'un cartable au collège.
Aucune douleur. Toute ma lucidité. Trop facile la mort finalement !
Un second "pop" puis un "paf" plus lourd, plus proche.
Encore du liquide et toujours aucune défaillance.
Je m'étonnai, me retournai pour l'engueuler, lui dire qu'il pourrait au moins s'appliquer ! Il s'agissait tout de même de ma mort ! J'avais droit à ce qu'elle soit réussie !
Il n'était plus là, en tout cas, pas là où mes yeux s'étaient attendus à le trouver.
Il était plus bas dans mon champ de vision, sur le sol, gisant dans une flaque rouge."
Second volet des aventures de Victor et Valéria, Les chiens de brouillard nous plonge au cœur d'un jeu de perception dans une Biélorussie en proie à un passé traumatisé. La catastrophe de Tchernobyl reste tapie dans l'ombre de ce nouveau thriller rythmé, chargé de poésie et de références rock, parfois déjanté et auquel il est difficile de mettre une seule étiquette. C'est un peu comme si les Monty Python déboulaient au Tapioca Bar pour siroter un bourbon avec Quentin Tarantino et Tim Burton.

 

Les chiens de brouillard nous fait retrouver Victor et Valéria dans le froid Ukrainien près de Minsk. Un groupe ayant subi la souffrance à cause de la catastrophe de Tchernobyl refuse que leur terre accueille les déchets radioactifs d'autres pays, et donc de la France. Le frère de Valéria et Victor se retrouve sur un site de stockage pour de la manutention lorsque ce groupe dérobe des fûts radioactif et prend en otage Victor.

Ce roman de Stéphane Gravier est original dans sa construction, les parties pouvant être lues séparément, dans l'ordre que vous souhaitez. Pour ma part, je l'ai lu normalement, comme un roman habituel.

Les chiens de brouillard poursuit les aventures de Victor démarrées dans Bloody Valéria, et loin de la France, ce français un peu perdu dans le froid, mais réchauffé par les yeux de l'amour de sa vie.

L'histoire est bourrée de rebondissements en tout genre, alliant action et enquête, réflexion et situation dangereuse, le lecteur se sent ainsi pris dans le tourbillon que Victor subit avant de redescendre calmement à la dernière page, lors du dénouement.

Les personnages sont un poil caricaturés et attachants, même les truands finalement, et les quelques apparitions de Valéria ne vous laisseront pas indifférent.

L'écriture est similaire au premier volet, toujours aussi fluide et prenante. Nous oscillons entre un style rapide, qui suit le fil des pensées avec un genre plus soutenu.

L'ennui ne fait pas partie de la lecture d'un roman de Stéphane Gravier. Un nouveau roman qui plaira même si vous n'avez pas lu Bloody Valéria, bien que je vous le conseille.

Je remercie Stéphane Gravier d'avoir pu lire ce roman bien avant sa publication.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 08:54

fondusmoto4Un motard ne laisse jamais tomber un autre motard ! Même s’il s’est bourriné comme un amateur et que depuis il roule sur un scooter ridicule. Même s’il s’est viandé comme un minable et qu’il flippe à l’idée de reposer ses fesses sur une selle. Même s’il s’est ramassé contre un platane et qu’il panique au moindre tronc d’arbre qu’il aperçoit. Non, jamais un motard ne laisse tomber ses potes, mais il préfère quand même rouler avec des vrais motards qui ne passent pas leur temps à finir dans le décor ! Parce que sinon, c’est trop la honte !

 

fondusmoto4planche.jpgCe quatrième tome des fondus de la moto est une bande dessinée humoristique sur les amoureux de la deux roues. Les personnages sont caricaturés suffisamment mais pas trop pour pouvoir nous amuser. Les différents gags sont exclusivement en rapport avec la moto, et je dois avouer que même si la qualité est au rendez-vous, il y a deux ou trois gags assez moyens, peut-être même inutiles. Le dessin est adapté à ce genre de série humoristique et les éditions Bamboo sont passés maître dans ce genre de bandes dessinées. D'ailleurs, les habitués pourront retrouver facilement la patte de la maison mais aussi pour les pointilleux, la patte du dessinateur.
Dans l'ensemble ce quatrième opus est assez réussi et vous permettra de réellement passer un agréable moment. A lire avec vos enfants ou seul, les fondus de moto saura vous faire sourire.
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:43

barracuda3Le temps passe sur l'île de Puerto Blanco. Emilio, Raffy et Maria tracent leur chemin sur ces terres soumises au règne de la vengeance… et de l'amour. Et les destins s'accomplissent, inexorablement. Alors que d'autres secrets affleurent, la mer apporte des nouvelles du Barracuda, mais aussi du capitaine de la Loya. L'ombre du diamant du Kashar plane sur ce troisième album, qui clôture le premier cycle…

 

barracuda3planche.jpgCe troisième tome de Barracuda est vraiment très intéressant, au point que les auteurs se sont laissés emporter. Prévu comme un triptyque, ce troisième épisode ne s'arrête pas sur un dénouement final mais plutôt sur une scène qui présage qu'un quatrième opus est en cours de réalisation. Le scénario est passionnant, le retournement de situation pour les trois personnages principaux est digne d'un thriller et le dessin est toujours aussi magnifique, certaines planches sont sublimes.

On y retrouve Raffy amoureux de Maria, mais la trahison rôde. Emilio veut venger la mort de Mr Flynn en tuant Morkam, mais Morkam découvre des informations cruciales sur la gouverneure. Quant à Blackdog, le capitaine du Barracuda, plus rien ne va. L'équipage disparaît et la sorcière si-non convoite le diamant.

Un scénario alambiqué qui promet un quatrième épisode tout aussi passionnant et des planches aux ambiances assez différentes mêlant cruauté et beauté, paysages maritimes ou terrestres. Une très bonne série qui diffère par la mise en scène de la piraterie, loin des navires, avec la nostalgie de la mer, sur des rivages ensoleillés, ou dans des tours obscures.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:12

http://img.over-blog.com/110x158/2/88/64/74/lecture401/laviedoru.jpgDans le paisible village de Shindo, Oru mène une vie heureuse auprès de son ami Aruma, du Vénérable, son mentor, et de la fille adoptive de celui-ci. L’adolescent ignore le secret de ses origines et ne sait pas encore que le Destin, par l’intermédiaire d’un officier du seigneur Chaxuih, venu annoncer à la communauté l’augmentation de la dîme du riz, va bouleverser son existence. Car déjà les Puissants du Gokara préparent des alliances et ourdissent des complots qui réveille- ront bientôt le spectre de la guerre des Riazus, lorsque le continent s’était embrasé par la faute des Ombriens sortis de l’immense forêt d’Ellaris.
Le refuge du passé, premier volume d’une série de manuscrits perdus et retrouvés, introduit les Ré- cits de la guerre d’Ellaris, connue aussi sous le nom de « guerre des Marchands », composés pour l’instruction et l’édification du plus jeune fils du grand sénateur Ersin, de la république de Naku, auxquels a été ajoutée l’autobiographie d’Oru l’Elleïre.

 

La vie d'Oru, héros désabusé est un long récit dans un univers imaginaire, une immense île où se côtoient plusieurs peuples. Un mélange de moyen-âge et de fantastique, de magie, avec une inspiration asiatique nous est décrit durant plus de 500 pages. Oru vit dans une petite communauté et bien malgré lui il va se retrouver confronter à une guerre, à cause de ses origines qu'il ne découvre qu'adolescent, ce premier tome nous décrit ce village de paysans, si paisible, qui se trouve au centre du futur conflit.

Ce roman est un magnifique pavé nous détaillant la vie, les paysages, les coutumes d'une région et plus particulièrement de ce village dans lequel vit Oru. Il faut avouer que certains passages peuvent paraître un peu long, voire lourd, de par les quantités de détails que l'auteur nous fournit. Il faut alors considérer plutôt ces paragraphes comme une encyclopédie de ce monde imaginaire.

Oru, le personnage central, mais non principal en réalité, y laisse une biographie surprenante et assez passionnante. Sa vie au village y est décrite, ses pensées comme ses ambitions, ses attentes, jusqu'à son intimité la plus secrète y sont relatées.

Le lecteur ressort de roman avec beaucoup d'informations sur un univers complet et gigantesque, une histoire qui ne fait que débuter et qui laisse penser à une suite beaucoup plus animée.

L'écriture est parfaite, il n'y a rien à critiquer quant au style, ni aux tournures, ou à la syntaxe. Il est aisé avec ce style de s'imprégner de l'époque et la facilité de lecture permet d'avancer même dans les passages qui paraîtront un tant soit peu long.

Il faut reconnaître que le poids du roman peut empêcher certains lecteurs à se lancer dans cette lecture marathon, mais gardons à l'esprit qu'au-delà du récit habituel, l'auteur nous romanise  l'encyclopédie d'un univers fantastique. Il semble qu'à ce jour peu de romans de ce genre existent et l'auteur aura réussi ce premier tome de belle manière, l'envie de connaître cette suite est bien là, présente, avec l'impatience de découvrir ce qu'il adviendra d'Oru.

Ce roman est tout simplement différent, intéressant et passionnant. L'auteur arrive à conserver le même rythme, le même style, du début à la fin, sans lassitude. Il me tarde de lire à nouveau la vie d'Oru dans le deuxième tome.

Je remercie Kyklos Editions pour ce partenariat, d'autant plus que l'ouvrage que j'ai eu la chance d'avoir est numéroté. Merci...

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Kyblos

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Published by Skritt - dans Fantasy
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:05

rahan14Ce quatorzième tome qui réunit les aventures de Rahan, le fils des âges farouches, est similaire au précédents tomes. Il présente trois courtes histoires - Les liens de vérité, Le dernier homme, La falaise d'argile - mettant en scène Rahan dans des situations qui nous permettent de découvrir les qualités de ce jeune homme. Confronté aux autres hommes, ou aux bêtes, Rahan démontre un courage hors du commun. Mais Rahan est aussi un être intelligent et sage qui sait réfléchir pour accomplir ce qu'il estime être le bien pour les hommes qu'il estime énormément. Le fils de Craô est indéniablement un personnage avec des principes qu'il respecte et qu'il essaye de faire respecter par les autres, la tolérance est l'un d'eux.

Les histoires de ce tome sont parues au début des années 70 et il apparaît que le travail tant au niveau du dessin que des couleurs est particulièrement réussi. Cette bande dessinée, pour sa technique maîtrisée, présente dix ans d'avance. Le réalisme est époustouflant. Le seul regret que j'ai pu avoir consiste dans la courte durée des histoires lues. Quelques pages seulement pour une morale destinée aux adolescents. Rahan est à découvrir ou à redécouvrir, principalement pour la qualité du dessin.

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