À l’âge de onze ans, et en accord avec sa lignée et la
tradition, Songan devient membre de la nécromancie. Dans cette partie de l’Afrique, être en contact avec les morts est plus qu’un privilège, c’est une responsabilité et un pouvoir. Mais comme
beaucoup de jeunes Africains, Songan rêve aussi de voir le monde et de découvrir la ville moderne. Un voyage périlleux, car on ne se coupe pas de la tradition sans en payer le prix…
L’Afrique doit-elle se recroqueviller sur elle-même pour garder son identité? Dedans ou dehors pose avec acuité et force l’opposition entre tradition et modernité qui secoue aujourd’hui le
continent noir. Dans ce roman envoûtant sur le lien à la mort et aux ancêtres, la question des valeurs va de pair avec celle des privilèges, car il ne suffit pas d’être noble pour être
respectable. Comme le dit si bien Songan: "Nous devons nous ouvrir au monde comme le monde s’offre à nous."
Avant de commencer, je tiens à remercier Les Agents Littéraires et les éditions Publibook pour ce partenariat.
Dedans ou dehors est un récit qui se déroule en Afrique. C'est l'histoire de Songa, un jeune garçon issu d'une tribu, qui est initié à la nécromancie. Enlevé par sa belle-famille, il grandit loin de ses parents et de ses croyances. A la ville, il découvre le christianisme et s'oppose ouvertement aux traditions de sa tribu et de sa famille.
Ce récit est un témoignage de la culture profonde de l'Afrique. Les croyances et les traditions d'une tribu y sont relatées, méticuleusement, presque cliniquement. Songa que l'on suit dans sa vie est un jeune homme perdu entre son propre arbitre et les décisions des anciens qui priment sur tout les membres d'une même famille, d'une même tribu. Comme l'explique si bien ce roman, Songa est finalement perdu entre ses propres envies, ses propres aspirations, et l'intérêt de la tribu et de la famille.
Par ce récit, l'auteur rend hommage aux traditions séculaires de l'Afrique, en conflit avec la modernisation. Comment ces croyances peuvent-elles subsister face à la puissance de la nouvelle ère qui envahit l'Afrique jusque dans les moindres contrées, même éloignées, même enclavées, même difficiles d'accès.
L'écriture est assez pointilleuse, dépassant parfois la fiction, tel un documentaire, il ne manque plus que les images. Mais dans ce récit, on sent le poids, lourd, sur les épaules de l'homme entre deux vies, celle de ses anciens, de la famille, et l'autre, celle de l'avenir de l'Afrique.
L'auteur pose une question. Comment l'Afrique peut-elle évoluer sans abandonner sa culture ? Un travail qui sera difficile mais peut-être pas impossible.
Je remercie Les Agents Littéraires et les éditions Publibook pour ce partenariat.
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Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à
célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa
chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences !
Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson,
individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et
Mao...
Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de
rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie : la fondation , par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde ; les grandes heures marquées parla
magie et l'alchimie, ; la décadence ; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain : même sens de la
parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots. Cents ans de solitude, compte parmi les chefs-d'œuvre de la littérature mondiale du XXe siècle. L'auteur a obtenu le prix
Nobel de littérature en 1982.
Dennis Keith, alias DK, cinquante-huit ans, cent quinze
kilos, vit camouflé derrière ses Ray-Ban et retiré dans un village de retraités avec sa vieille mère, ses troubles obsessionnels compulsifs et sa paranoïa. L'arrivée d'une jeune journaliste vient
perturber sa routine : elle compte écrire sa biographie pour faire enfin le jour sur son passé et sa carrière mythique. Car DK, jeune prodige de la Gold Coast et premier champion du monde de
surf, était une légende dans les années 1970. Bon gré, mal gré, il accepte de se replonger dans ses souvenirs : la succession de compétitions, sa dépendance aux drogues, la rivalité avec son
frère, sa petite amie assassinée...
Ce roman pas comme les autres a une histoire
exceptionnelle : en quelques mois, il a fait d’un auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de coeur de l’Amérique. Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains
des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché
comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.
Un champion d'échecs russe participe à un
tournoi qualificatif pour le titre mondial. Au fur et à mesure des parties, comme monte progressivement un suspense intense, l’homme vieillissant se remémore les étapes importantes de sa vie :
ses succès de jeunesse, sa découverte du haut niveau, ses années de labeur auprès de Karpov, puis son exil en France, loin de cette URSS qui a façonné son destin. Au-delà des peines et des
désillusions, au-delà de la solitude, la passion perdure, à fleur de peau. Alors que les rondes se succèdent et que nous partageons ses émotions les plus intimes, son ambition intacte nous porte
à espérer : cette dernière ronde le mènera-t-elle enfin à la consécration ?
Withers est un caïd de la drogue, Romeo est bien placé pour
le savoir : il a grandi à ses côtés, jusqu’à devenir un de ses guetteurs. Aujourd’hui, Romeo vend des magazines d’occasion sur un bout de trottoir de la 6è Avenue. Il a trouvé un boulot qui lui
plaît, et vient de tomber amoureux d’une cliente qui passe chaque jour devant son étal de revues... Enfin, le destin semble lui sourire.
Helmer van Wonderen vit depuis trente-cinq ans dans la ferme
familiale, malgré lui. C'est Henk, son frère jumeau, qui aurait dû reprendre l'affaire. Mais il a disparu dans un tragique accident, à l'âge de vingt ans. Alors Helmer travaille, accomplissant
les mêmes gestes, invariablement, machinalement. Un jour, sans raison apparente, il décide d'installer son vieux père au premier étage, de changer de meubles, de refaire la décoration de la
maison. Le besoin de rompre la monotonie de sa vie et l'envie de mettre fin à ce face-à-face presque silencieux avec un homme devenu grabataire le font agir, plein de colère retenue. Les choses
s'accélèrent le jour où il reçoit une lettre de Riet lui demandant de l'aide : Riet était la fiancée de son frère. Elle fut aussi à l'origine de son accident mortel...
Un coin perdu du sud de la France, entre la mer et la
montagne. Antoine, nouveau garde-malade, vient au chevet de Rosa, vieille femme fatiguée, usée par la vie. Dans un paysage idyllique, c’est pourtant Haïti qui est au cœur de ce roman où les
dialogues prennent des allures de soliloques et où les procès n’ont pas lieu devant un jury. Implacablement, Marie-Célie provoque des rencontres entre un bourreau et sa victime, entre une femme
et un homme, un tête-à-tête d’où personne ne sortira indemne. Des années après la mort du dictateur, les blessures sont toujours aussi vives. Pour les panser, certains ont choisi l’exil,
d’autres, l’oubli. Chaque fois, il faut partir, partir pour un ailleurs qui est souvent soi. Mais la mémoire veille, brûlante. Alors, il faut parler, dire la douleur, retrouver les mots. C’est ce
que fera Antoine, espérant enfin trouver la paix au terme d’une longue errance.
C’est jour de fête à New Crúiskeen : on honore la
mémoire d’Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley MacGuffin a été assassinée ; tous s’attendent à ce que Notre Héroïne,
meilleure amie de la défunte et fille d’Emily Bean, se charge elle-même de l’enquête. Sauf que Notre Héroïne se moque bien de pourfendre le mal et de redresser les torts… Pourtant, bien qu’elle
n’ait aucune envie d’affronter les redoutables Refurserkir, guerriers mystiques du Vanaheim, elle va devoir reprendre du service.


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