La grande prêtresse du punk rock revient sur ses années de
bohème dans le New York arty des années 70 et sur son amitié amoureuse avec Robert Mapplethorpe, son compagnon de galère et d’inspiration. Énorme succès international, cette fresque nostalgique
et enivrante est le premier récit autobiographique de Patti Smith, artiste majeure de ces trente dernières années.
Just Kids est l'histoire, réelle, de deux jeunes adultes, tout juste sortis de l'adolescence, vivant à New-York à la fin des années 60, début 70, et qui essayent de vivre de leur art.
Cette biographie romancée par l'un des personnages, Patti Smith, nous fait découvrir l'amour de deux jeunes gens pour la musique, la peinture, et l'art dans tous ses états. Patti Smith et son compagnon Robert Mapplethorpe nous font vivre la vie trépidante, difficile et désinvolte, des artistes américains pendant quelques années, ces années de grande lucidité artistique.
Patti Smith a une grande facilité pour l'écriture, et arrive à nous faire vivre avec une passion dévorante les petits tracas de la vie de tous les jours, et c'est ce qui fait l'atout de ce roman, ce qui fait aussi qu'elle est une artiste différente, elle s'émerveille de tout, s'attend toujours au meilleur, et fonce quoi qu'il arrive. Cette facilité se retrouve dans ses poèmes et dans ses chansons. Elle nous fait découvrir aussi un artiste photographe, en conflit avec soi-même, Robert. Ils forment un couple, un couple d'amoureux, puis un couple d'artistes, le créateur et la muse. Ce roman est une ode à la réussite tant attendue, chère payée aussi, mais tellement belle. C'est un hommage vibrant à Robert Mapplethorpe, son premier amour, dans lequel nous la découvrons, dans sa nature profonde, avec les qualités d'une insouciante jeune femme, qui manie les mots avec aisance, mais aussi les doutes qui la font quelques fois presque abandonner, mais Robert y veille, comme un rempart.
Un roman biographique qui a trouvé le bon ton pour vous tenir d'un bout à l'autre, ne se limitant pas à nous décrire simplement deux êtres qui rencontrent le succès, mais plutôt, qui nous fait vivre une partie de la jeunesse américaine pendant une période artistiquement féconde.
Dans quel monde vit Hanna ? Elle arrive des États-Unis
pour la "ville du bord du lac" début juillet, à l'appel de sa mère qui n'est soudain plus très pressée de la voir. Au gré de ses marches dans la ville brûlante, elle retrouve plusieurs figures
majeures de sa vie. Alma, l'amie perdue, Karim, l'amant d'un été, Marika, l'artiste aimée. Pourquoi fait-elle ces rencontres ? Et les retrouve-t-elle vraiment ? Hanna mène à son insu une enquête
sur elle-même. Sa mère, qui va mourir, et la tendresse d'Hervé, qui saura lui parler, vont finir de tisser la toile du récit : celui de l'identification d'une femme, lente à venir comme l'aube
d'une vie nouvelle. Véritable construction musicale au charme envoûtant, La Lenteur de l'aube est aussi une réflexion sur le silence et l'absence qui accompagnent tout amour.
Avec l'ouvrage « Souvenirs d'enfance »,
c'est à une véritable découverte ou re-découverte des ces années mythiques que François Bertin nous invite. En effet, non seulement chacun peut, au fil des pages, découvrir un monde d'objets
disparus ou enfouis dans les mémoires, mais chacun peut, en plus, les prendre dans ses mains, les faire vivre : on compte les billets de banque du portefeuille, on se passe les photos de famille
arrivées de chez le photographe, on ouvre la boîte à bons points pour les recompter, on peut même signer le carnet de notes de l'école ou sentir « en vrai » le petit calendrier parfumé offert par
le coiffeur !
Jonathan Coe contraint de ramper devant le public d’un studio de
télévision pour se soustraire au champ des caméras … Julian Barnes, s’adressant à son éditeur, est incapable de se souvenir du titre de sa seule nouvelle publiée … Rick Moody faisant une lecture
dans une librairie où, suite à une erreur de date sur le programme, sa mère est l’unique auditrice … André Brink , lors d’une soirée littéraire, peine à discuter avec son éditeur. Finalement, il
remarque une femme près du buffet et s’exclame : «Mais qui peut bien être cette pauvre femme, là-bas? «C’est ma femme», répond l’éditeur…
En 2007, après le décès de sa grand-mère, Nadia
Salmi découvre une photo de son grand-père en officier de la Wehrmacht. Comme environ 400 000 enfants, elle est, par sa mère, la petite-fille d’un soldat allemand. Elle tente alors d’en savoir
plus sur ce grand-père transformé en fantôme par sa famille, par peur du scandale. Par honte.
Une femme croisée dans un aéroport et l’ombre d’une
tragédie logée au fond de ses yeux… Malgré moi, je la suivis du regard, rien que pour savoir où elle allait, comme si cela me donnerait le secret du chagrin qu’elle emportait avec elle. Pristina…
Sarajevo… Puis elle s’est dirigée vers un long couloir vitré. Je n’ai pas pu voir vers laquelle de ces deux villes elle se rendait. Je ne le saurai jamais. Il me restait l’écho terrible dont
l’Histoire récente avait chargé ces deux noms. Pristina… Sarajevo…
Pierre Lamalattie peint des hommes et des femmes du
quotidien, des personnages dont se dégagent un mélange de déceptions ordinaires et d’aspirations au sublime. À travers 121 portraits résolument figuratifs et férocement ironiques, l’artiste
construit une réflexion autour des thèmes de l’emprise du monde du travail sur les individus et du poids des nouveaux moralismes. Insolentes et critiques, les courtes phrases qui accompagnent
chaque portrait conduiront immanquablement le lecteur à rire lorsqu’il y reconnaîtra l’une ou l’autre de ses connaissances…
Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par
Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l’implacable rigueur de l’autorité d’entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui
gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant.



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