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Science-Fiction

Mercredi 13 mars 2013 3 13 /03 /Mars /2013 08:11

http://img.over-blog.com/110x160/2/88/64/74/lecture401/lumierenoire.jpgUn voyage mille lieues sous terre où s'entrecroisent une infinité de mondes et de soleils.
Naples a été évacuée avant le passage d’un nuage toxique. Ils sont trois, le padre Ciabatta, Samuel l’Éthiopien et Gianni, un bâtard d’une famille de la camorra, décidés à rester et à vivre dans les sous-sols de la ville…
Leur aventure nous entraîne dans la porosité des mondes, ponctuée par les figures des arcanes du Tarot de Marseille, théâtre et art de la mémoire.

 

Lumière noire est un roman de science-fiction philosophique. L'histoire se déroule dans une Italie, dans un futur probablement proche. L'humanité est en danger d'extinction, un gaz se répandant sur la surface de la terre, tuant tous les êtres vivants. Nous sommes à Naples et quelques hommes se retrouvent dans les catacombes de la cité italienne pour fuir le danger.

Ces trois hommes se retrouvent replier sur eux-mêmes à affronter avec nostalgie leur vie passée, à finalement réaliser ce qui est essentiel. L'homme de foi, le brigand, le travailleur dans un espace clos nous emmène dans des méandres philosophiques de l'homme qui se trouve confronté à lui-même, lors de la destruction du monde, les multiples facettes surgissent de son esprit, un peu tourmenté. La découverte des deux enfants signifie certainement le renouveau de l'humanité. Ils ressortent quelques temps plus tard à l'air libre pour y rencontrer une sorte de passeur, un homme sur son chariot tracté par des ânes. La vie reprend son cours.

Un roman décalé, qui pousse à la réflexion. L'entrée est un peu difficile puis rapidement les flots de la pensée vous entraînent dans cette histoire fantastique où l'homme replié sur lui-même est voué à déterminer ce qui essentiel dans sa vie.

Le roman est bien écrit, la lecture est facile, et le style éloigne toutes lourdeurs susceptibles de vous arrêter dans l'élan bien qu'un roman philosophique ne soit pas d'une approche aisée.

Un roman empreint de sagesse, court et intéressant.

Je remercie les Editions Kyklos pour ce partenariat.

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Kyblos


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Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 08:39

dreamlandDans les plaines arides et surchauffées du Nevada, Myriam McGregor, journaliste d'investigation au Los Angeles Times, va apprendre à ses dépens qu'il vaut mieux ne pas s'approcher de la Zone 51.
Depuis des années, le physicien Jack Wise travaille dans les installations les plus secrètes et les mieux gardées au monde de Dreamland. Ayant découvert le secret de l'antigravitation, il reçoit un message d'outre-espace lui enjoignant, preuves à l'appui, de révéler l'existence d'une civilisation extraterrestre.
Une course contre la montre va s'engager pour la journaliste et le scientifique, aidés par un indien Hopi aux étranges pouvoirs et un agent du Mossad. Traqués par les services secrets, manipulés par les agences gouvernementales, ils n'auront de cesse de prouver que la vérité est ici !

 

Avant de commencer  cette chronique, je tiens à remercier les Éditions Kyklos pour ce partenariat.

Dreamland est un récit avant-gardiste. L'histoire se déroule aux États-Unis. Myriam, une journaliste reconnue, mène une enquête sur la Zone 51 dans le Nevada suite à une fuite d'un des membres de cette base qui n'existe sur aucune carte. Mais tout se déroule bizarrement. Elle est accostée par un indien qui l'aide et rapidement, les informations qu'elle récolte vont à l'encontre de ses propres convictions. Les extra-terrestres existent.

Brad Coleman Propose ici un récit digne de la série X-files dont je pense qu'il aura puiser quelques idées (la troisième saison plus particulièrement). Nous nous retrouvons au milieu d'une histoire où se mêlent l'information et la désinformation. Mené tambour battant, l'histoire démarre dès les premières pages pour arriver à un dénouement un peu perturbant mais réaliste. Sans lourdeur ni passage mou, le récit nous fait prendre des chemins inhabituels. Les révélations et le maquillage pour les masquer nous font comprendre que le citoyen est pris pour une petite fourmi, régit par des politiques, des militaires, et des scientifiques peu scrupuleux. Ces manipulations qui ont toujours été serait le fruit d'une race extra-terrestres agressives voulant asservir l'humain. L'explication est un peu tirée par les cheveux, mais au point où en est, plus rien n'est surprenant.

Le récit nous pousse à une réflexion assez éloignée de la base du thriller fantastique mettant en œuvre un complot inter-gouvernemental visant à masquer à la population l'existence des petits hommes gris (on se croirait réellement entendre Mulder dans sa croisade pour la vérité). En effet, la lettre retranscrite au début du roman mais traduite et à la fin en langue originale, nous force à réfléchir sur le devenir de l'homme sur Terre s'il ne prend pas soin de son environnement. Le désarmement nucléaire est-il une utopie. En tout cas, l'auteur rejoint Bernard Benson dans son Livre pour la paix. Rien ne nous sera offert si la bêtise de l'armement pour se protéger ou dissuader ne s'arrête pas maintenant. L'homme serait donc voué à se détruire soit-même, nul besoin d'invasion extra-terrestre.

Ce récit mélangeant informations, actions et réflexions, est comme une mise en garde romancé de notre avenir. Un excellent thriller dans la même veine que la série télévisée X-files. A lire absolument...

Je remercie les Éditions Kyklos pour ce partenariat.

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Kyblos


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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 08:14

flashforward L'espace de quelques minutes, l'humanité a perdu conscience. Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s'éveille de nouveau, plus rien n'est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore: ces visions ont bouleversé les esprits à jamais. Et vous, qu'avez-vous vu ?

 

Flash Forward se déroule en 2009. Au sein du CERN, deux chercheurs, Lloyd et Théo travaille sur le collisionneur de hadrons. Lors d’une expérience, pendant deux minutes, ils sont comme ailleurs. Au réveil, ils se rendent compte qu’ils ne pas les seuls à avoir eu deux minutes de battement, mais tous les habitants de la Terre. La plupart ont une hallucination, d’autres rien du tout. Ces hallucinations ont toutes un point commun, elles se déroulaient en 2030, le même jour, la même heure.
Robert J. Sawyer écrit un roman d’une grande originalité, bien que je trouve cette idée assez proche de certains épisodes de X-files. Ce n’est pas le saut dans le temps qui est nouveau mais la manière dont les gens le font et surtout comment l’interprètent-ils. Les personnages sont assez nombreux mais finalement tout se déroule autour de Lloyd et Théo. L’un affirme que le futur aperçut dans sa vision est immuable et que rien ne pourra changer quoi que nous puissions faire, l’autre tente de changer son futur en imaginant que tout peut être fait pour pouvoir le changer. Autant le personnage de Lloyd en devient même agaçant, autant on comprend le comportement de Théo. Mais après réflexion, Lloyd réagit comme réagirait beaucoup de gens en acceptant simplement ce qui leur arrive, pensant que rien ne peut être changé et que tout est inscrit.
Ce qui me paraît assez surréaliste, bien que le roman soit fantastique, c’est l’acception par le CERN que les hallucinations correspondent à une vision du futur, et ce, dès les premières heures. D’autres élucubrations adolescentes parsèment le roman le rendant à la fin presque insipide. D’ailleurs, la fin, qui se déroule en 2030, au moment des visions, est une grande déception.
Ce roman aurait pu être un très bon roman, mais malheureusement il perd en crédibilité assez vite et l’auteur n’essaye pas de relever le niveau. D’une très bonne idée, le roman termine avec un avis mitigé, pour finalement rentrer dans la catégorie des romans moyens.
Je remercie Marmelade de livres pour sa gentillesse.


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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 20:27

zippo-600Dans une ville nord-américaine d'un avenir pas si lointain se prépare un grand sommet économique que le journaliste-militant Nuovo Kahid est chargé de couvrir. Quand l'économie va, tout va, dit-on. Mais les pornoputes disparaissent, les autorités se durcissent, les clochards claquent des dents et la ville tombe en ruine. Par-dessus le marché, une comète fonce sur la terre. Avait-on vraiment besoin de ce caillou sidéral pour annoncer sans crainte de se tromper que la première heure de la fin du monde avait déjà sonné ?
Polar noir d'une écriture sèche comme des rafales d'automatiques, ZIPPO est le roman de la nouvelle gauche québécoise, une gauche ouverte sur le monde, informée, informatisée et peu encline au romantique. Mais… La désillusion parcourt les pages de ce livre comme un indicateur de civilisation alarmant. Car les protestataires prennent de l'âge et redoutent ce moment où, vaincus, ils devront rentrer dans le rang pour rejoindre leurs aînés, ces vautours qui se sont engraissés sur le cadavre du monde.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Kyklos pour ce partenariat.

Zippo se situe dans un futur proche, dans une ville, Villanueva, nord-américaine, sur laquelle un météorite va tomber. Les quartiers sont bouclés laissant les habitants dans la plus grande misère et la violence urbaine. Un journaliste, qui comble sa solitude avec l'alcool, est envoyé à un sommet international pour couvrir l'événement.

Zippo critique la société qui parque la fange de la société dans des quartiers sordides. Dans cette ville, la justice est sommaire, toute personne tentant de s'en échapper est tuée, sans sommation. Un état policé à outrance, où les disparus et les morts n'apparaissent même plus dans les quotidiens, les violences passent totalement inaperçues.

L'écriture est incisive, nette et précise, presque chirurgicale, au mot près, sans fioriture. Le texte peut paraître parfois trop juste, rapide, mais le ton que veulent donner les auteurs est là, nous sommes sur le fil, tout le temps.

Les personnages veulent garder un espoir, celui de survivre à la météorite, mais au fond d’eux, ils le savent, la fin est proche, et finalement, c’est le fatalisme qui prend le dessus. La machine est en route, elle va tout balayé sur son passage, et rien ni personne ne peut changer quoique ce soit.

Le texte est sombre, violent, pessimiste, ne laisse pas beaucoup d’espace à la vie, l’amour, où dans une ville, la faim est omniprésente, la mort parcoure les rues, la vie s’efface.

J’ai un avis mitigé. Le récit est original, écrit d’une manière qui ne laisse pas indifférent, mais l’insinuation politique est trop présente, s’immisce trop, pour adopter l’idée des auteurs et ne pas laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Un livre engagé qui veut alerter. En cette période de bataille électorale et de crise, il tombe à point nommé.

Je remercie Kyklos pour ce partenariat.

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Kyblos


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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 19:01

hautlieu Un grand appartement oublié de l'île Saint-Louis dont les portes et les pièces disparaissent les unes après les autres...
Un bureau secret du ministère de l'Intérieur chargé d'explorer la banlieue parisienne pour y trouver les preuves de l'existence de Dieu. Une entreprise géante qui fait surveiller ses employés par des espions semi-visibles. Une ville utopique construite d'après Fritz Lang et hantée par un mystérieux "Charbonnier"...
Six histoires étranges, drôles, tragiques, métaphysiques. Six plongées dans l'abîme pour découvrir ce qui se cache de l'autre côté de la réalité. À mi-chemin entre Jules Verne et Jorge Luis Borges : bienvenue dans le monde de Serge Lehman.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Folio pour ce partenariat.

Le Haut-Lieu est un recueil de nouvelles de Serge Lehman, auteur de Science-Fiction doué.

Dans Le Haut-Lieu, le personnage principal est confronté à son propre esprit, il s’enferme psychologiquement et physiquement entre les murs d’un appartement. Dans Le gouffre aux chimères, une équipe d’agents secrets traquent l’essence même de l’art chez les citoyens.

Dans La chasse aux ombres molles, le personnel d’une entreprise d’un service particulier se doit de connaître les attentes de tous les employés, mais l’un d’eux se pose une question primordiale. Dans Supersience, Metropolis est une ville construite sur une base artistique. Il en ressort que suite à l’hitlérisme dont on n’imagine que les idées ont été poussées jusqu’à leur finalité, la ville retrouve les œuvres de ce monde parallèle qu’est le nôtre. Dans Origami, un employé en passe d’une promotion d’une société participe à un séminaire particulier. Dans La régulation de Richard Mars, un esprit supervise l’univers et collabore avec un peuple de rats, dont la correspondance avec l’homme est aisée.

Dans ce condensé de l’œuvre de Serge Lehman par ses nouvelles, on ressent une forte inspiration de H.P. Lovecraft pour les univers que l’homme crée par la seule force de son esprit, et les mondes parallèles dans lesquels pullulent des monstres abjects. Mais son écriture est bien différente. Malgré son étrangeté et l’originalité de ces nouvelles, la plume de l’auteur est fluide. La première nouvelle, qui dure une centaine de pages, sur le seul thème de l’enfermement en est le parfait exemple. Elle se lit d’une seule traite sans décrochage à la lecture, l’auteur arrivant à tenir en haleine le lecteur alors que la fin reste assez prévisible. D’ailleurs, ces nouvelles ne se lisent pas pour un dénouement déroutant mais pour la complexité des idées mises en œuvre. Mais la référence de Lovecraft n’est pas unique. Les rats reviennent souvent dans son œuvre ainsi que les références à George Orwell dans 1984. On imagine alors que certaines de ces nouvelles sont une vision probable de notre futur très lointain, une manière de créer un univers possible et effrayant.

Des nouvelles d’une grande qualité, à l’originalité marquée, la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas fut un réel plaisir de lecture.

Je remercie Livraddict et Folio pour ce partenariat.

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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 09:22

memoria Il travaille pour le compte des grandes Compagnies qui se partagent l'univers. Il erre de planète en planète au gré de ses contrats. Il est le tueur à gages le plus redouté des mondes humains. Le plus cher, aussi. Nul ne sait qui il est véritablement. Pas même lui. Tel est le prix de son immortalité. Immortalité qu'il doit à un artefact extraterrestre unique et qui ne le quitte jamais. Tous comme les « crises de souvenirs » qui le terrassent de plus en plus souvent. Au point d'en menacer ses missions. Des souvenirs dont il ne sait même pas s'ils sont les siens. Des crises qui masquent une terreur secrète, tapie au fond de lui sous la forme d'un cauchemar qui, inexorablement, se rapproche et menace de l'engloutir.
Le compte à rebours est engagé...

 

Avant de commencer ce billet, je tiens à remercier Livraddict et Folio pour ce partenariat.

Mémoria est un roman de Science-Fiction se déroulant dans une époque lointaine. Par un heureux hasard, des recherches spatiales ont permis de découvrir des portes permettant de traverser l’univers et de se retrouver à des milliers d’années-lumière de la Terre, le Berceau, en quelques heures. Cette découverte donne une chance à l’homme de coloniser des milliers de planètes. La technologie progresse dans le même temps, puis stagne et régresse même dans certaines colonies.

Un être en possession d’une technologie extrêmement avancée l’utilise pour posséder les corps d’hôtes en y chargeant son esprit. Cet être ne vit qu’en empruntant les corps de quelques jours à quelques mois et ce depuis des centaines d’années. Il est aussi un tueur à gages qui utilise cette particularité pour approcher ses victimes sans se faire remarquer. Mais l’un de ses hôtes le remet en question. Qui est-il vraiment ?

D’hôte en hôte, est ce qu’il a perdu sa vraie conscience. Après avoir vécu des centaines d’années, des centaines de vies, qui est-il vraiment ? Est-il lui même ou est-il une partie de tous ces êtres empruntés ? Voici les questions qu’il se pose.

Mémoria, bien qu’oeuvrant dans un univers de Science-Fiction, aurait très bien pu s’adapter facilement à un univers contemporain. Le roman est tout de même pourvu d’un lexique, qui pour ma part, ne m’aura été d’aucune utilité, le contexte permettant de comprendre les nouveaux termes employés sans grande difficulté. Un contexte et un univers bien menés, proposés au lecteur, ajoutez à cela une écriture efficace, fluide et facile, vous pourrez, même si vous n’êtes pas un adepte du genre vous plaire dans la lecture de ce roman.

Qui est-il vraiment ? Nous nous en doutons rapidement, et cela se confirme, mais c’est le comment y est-il parvenu, par quel concours de circonstances l’a-t-il fait, que ce roman prend vraiment toute son ampleur. Malheureusement, pour ne pas gâcher votre prochaine lecture, je ne pourrais en dévoiler plus au risque de la compromettre.

Mémoria est un roman visionnaire. Par l’utilisation d’un corps par sa propre conscience, ne sommes-nous pas en train de lire une probable évolution du clonage humain ?

Je remercie Livraddict et Folio.

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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 19:04

indelicatesse02Terre-Zéro, année 9kp du 6e Cycle après Ô².
Des millénaires d’une paix furieuse avaient plongé la terre dans un calme effrayant… Jour et nuit, des hommes et des femmes s’assuraient du bon fonctionnement de la machine sociétale, tandis que d’autres s’acquittaient du sabotage prévu au contrat. Entre deux Crush-parties, les plus zélés travaillaient l’hypocrisie. Les meilleurs éléments finissaient au gouvernement. Maitre Moya devait ainsi son élection à avoir promis d’endiguer la sclérose planétaire, la démographie galopante et l’inquiétante diminution de la misère. Son idée ? Trouver l’ennemi extra-terrestre porteur du chaos idéal ! Ensemble, ils vaincraient la pâle fatalité d’un horizon sans vague… N’en déplaise à L’INDÉLICATESSE DU COSMOS !

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

Dans un futur très lointain, l’humanité vit une paix durable et… ennuyeuse. Des employés veillent au bon fonctionnement de la société, d’autres, sous contrat et zélés sabotent le système. Terre-zéro décide d’envoyer une expédition dans l’espace à la rencontre d’une civilisation avec qui il serait souhaitable d’engager une guerre pour le bien-être de tous.

L’indélicatesse du Cosmos est un roman de Science-fiction décalé, une parodie, le futur probable de l’homme, s’il n’arrive pas se détruire avant bien sûr, poussé dans ses paradoxes les plus extrêmes. Par le biais de personnages secondaires, l’auteur lance des réflexions intéressantes, philosophiques, mais malheureusement ne les poussent pas plus loin, à moins qu’il ne les ait survolé uniquement pour nous donner une base de travail. Dans leur quête, l’expédition ne se rend même plus compte des outrages faits à une civilisation supérieure qui tente de prendre contact avec eux. L’auteur nous montre par le biais de cette civilisation rencontrée nos propres travers. Traité avec beaucoup d’humour, il nous montre aussi les défauts de manière satirique d’une société imbue d’elle-même.

Ecrit avec une grande fluidité, le roman se lit facilement. Le genre Sci-Fi comique n’étant pas si facile à traiter, l’auteur s’en sort remarquablement bien, sans lourdeur ni passage ennuyeux, il nous mène jusqu’à la conclusion si logique et pourtant si difficile à atteindre.

Un récit de Science-fiction se situant loin des sentiers battus qui ravira tous les adeptes de ce genre mais aussi les autres pour son approche philosophique de notre société de maintenant et du futur. Un premier roman prometteur pour cet auteur à suivre, une belle découverte.

Je remercie Bibliofolie et Rivière Blanche pour ce partenariat.

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bibliofolie-2011-logo-1501


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Jeudi 28 juillet 2011 4 28 /07 /Juil /2011 11:05

lafemmedeloth Un cataclysme a englouti l'Europe du sud et le Moyen-Orient et Paris est devenu un port méditerranéen. Du côté de la Mer Morte, frappée à nouveau quarante siècles après la disparition de Sodome et Gomorrhe, la terre s'ouvre et un mystérieux sel violet en jaillit. Son goût et ses propriétés en font une denrée indispensable à tous, qui se vend à prix d'or.
Voilà un roman « bizarrissime » : le monde qu’il décrit, situé dans un avenir non précisé, est à la fois agressivement moderne —, dominé par une multinationale toute-puissante, la Compagnie — et violemment archaïque. Dans la Colonie lointaine, l’absence de la technologie moderne nous ramène plus d’un siècle en arrière.
De la science-fiction régressive, en quelque sorte.
À moins que cette histoire ne nous emmène, sans le dire, au cœur du présent ?
Elle nous décrit une société totalitaire, organisée à l’extrême, fondée sur le mensonge et la terreur…
D’un côté, à Paris, un personnage minuscule, solitaire, dépressif, affronte un monstre anonyme, la Compagnie, en un combat feutré. De l’autre, dans l’effroyable Colonie, cinq forcenés se déchirent, pantins ridicules dans un déluge de péripéties démentes, sanglantes et absurdes. C’est grotesque et sinistre. Drôle et désespéré.
La femme de Loth, livre ahurissant, roman d’aventures à l’humour grinçant, parabole sur la folie de notre monde actuel et de l’horreur économique.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Babelio et Ginkgo Editeur pour ce partenariat.

Le roman se déroule dans une Europe post-apocalyptique, où la mer méditerranée arrive aux portes de Paris, où le sel est devenu une denrée aussi chère que l'or, et où une société totalitaire, la Compagnie, domine des colonies dans des conditions de vie archaïques. Le gouverneur d'une de ces colonies qui extraient du sel décède, et les quelques aristocrates, nommés par le gouverneur lui-même, n'ayant pas d'autre moyen de communication, écrivent aux haut dignitaires de la Compagnie pour rendre compte de ce décès et peut-être se prémunir d'une rétrogradation sociale prochaine. Et dans le même temps, nous suivons le parcours erratique à Paris de Phileas Book, créateur de mots croisés pour un journal, que la Compagnie demande à voir.

Les personnages, qui se décrivent d'eux-mêmes dans leurs lettres, sont touchants. Bien que leur passé soit des plus sombres, il n'en reste pas moins que malgré leurs défauts, leurs peur de qualité et leur manque de discernement, en font tout de même des hommes et des femmes plus vrais que nature.

L'auteure nous livre un roman écrit d'une manière originale et pour laquelle j'ai pris énormément de plaisir. Bien que le quatrième de couverture puisse paraître assez nébuleux, l'intrigue et l'histoire prennent le lecteur rapidement, dès les premières pages, et il devient assez difficile de décrocher.

Chaque lettre, mise bout à bout, conte l'histoire de la Colonie pendant une vingtaine de jours. Comment, sûr d'eux, les protagonistes vont commencer à douter, puis sombrer dans la folie. Un roman magnifique fait d'amour et de haine, de souffrance et de plaisir. Un roman différent, inclassable, un mélange des genres à lire absolument.

Je remercie Babelio et Ginkgo Editeur pour ce partenariat.

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babelio


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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 08:00

crepusculeacier Au 21e siècle, deux évènements ont bouleversé la vie sur Terre : la découverte du voyage supra-luminique, et la création de l’Eschaton, une puissante intelligence artificielle qui surveille la galaxie. 400 ans plus tard, les colonies humaines sont éparpillées sur 3000 années dans le temps et des milliers de kilomètres dans l’espace.
Planète-Rochard est une de ces colonies. Sous le joug d’un empire rétrograde, elle refuse la technologie et fonctionne en autarcie. Le Festival, au contraire, est une civilisation humaine qui s’est intégralement transférée dans des programmes. Elle n’existe qu’à l’état d’informations. Elle se promène, de système en système, pour se nourrir d’informations.
Un jour, le Festival débarque sur Planète-Rochard. Cette dernière réagit et envoie une flotte pour résister…

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Le Livre de Poche pour ce partenariat.

Ce roman de Science-fiction est différent par rapport aux autres romans habituels que vous pouvez lire. Je dirais même qu’il est assez éloigné de l’œuvre d’Isaac Asimov par exemple. L’auteur veut nous surprendre par un thème original.

Le Festival se déplace dans la galaxie pour apprendre et répertorier les savoirs auprès des civilisations d’origine terrienne. Et cette entité s’attaque à une civilisation basée sur la monarchie, arriérée technologiquement. En changeant la vision de l’avenir des autochtones par des technologies nouvelles facilitant leur vie quotidienne ou leur permettant de se soulever contre les despotes, le Festival sème une sacrée pagaille. Mais qui est le Festival ? Comment le combat-on ? Telles sont les questions que se posent les dirigeants épaulés par un ingénieur et une représentante de l’ONU.

Le roman nous propulse dans un univers régit par l’Eschaton, une sorte de divinité interdisant le déplacement dans le temps, afin qu’il ne soit pas remis en cause. L’auteur nous donne des explications qui semblent foireuses et sans aucune crédibilité sur les déplacements d’un système à un autre, sur le voyage dans le temps. Cumulées à des passages décalés lorsque nous nous retrouvons à bord du vaisseau, aux côtés de son capitaine recevant les informations de ses subalternes, nous avons la réelle sensation d’être dans un univers surréaliste.

Le roman, malgré les réticences qu’il pourra engendrer auprès des lecteurs ennuyés par ce genre un peu différent, se lit très facilement. L’écriture est rapide même si parfois les trop longues descriptions du pourquoi et comment ça fonctionne le voyage dans le temps et les conséquences sont incompréhensibles à cause du nombre important de termes techniques.

Un roman qui s’apprécie tout de même pour son histoire travaillée et son univers intéressant mais qui peu avoir tendance à nous agacer quelque peu à cause des dérapages de l’auteur un peu longs et répétitifs.

Je remercie Livraddict et Le Livre de Poche.

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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 10:54

fondationempire Tandis que les crises qui secouent l'Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône.
C'est alors qu'apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n'avait pas prévu...

 

Deuxième épisode de la saga Fondation. La Fondation fait face à deux nouvelle crises, dont une que Hari Seldon n'avait pas prévu. On suit donc comme dans le précédent opus des personnages toujours aussi attachants et qui tente alors que tout espoir de sauvegarder la Fondation est perdu de faire face à la crise et d'en sortir encore plus fort.

Je reste toujours autant impressionné par la vision de l'auteur sur le futur, surtout pour les années 50. L'écriture est toujours aussi fluide et facile à lire. Le récit ne comporte aucune lourdeur et c'est avec une grande facilité que l'on dévore ce roman, avec une déception à la dernière page, oui une petite déception, parce que c'est trop court. Je n'ai plus qu'une hâte, celle de lire le troisième épisode que ce roman nous annonce déjà comme étant palpitant.


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