Quantcast

Fiction

Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 08:37

etjemesuiscaché Titi, 14 ans, et Jérémie, 7 ans, vivent chez leur grand - mère dans une petite ville de Corrèze. Leur grand frère Jules a quitté la ville il y a plusieurs années en promettant à Titi qu'il reviendrait le chercher et voici qu'il annonce enfin son retour. Tandis que Titi erre avec ses amis autour de la halle et du lac artificiel en attendant l'arrivée imminente de Jules, Jérémie se trouve livré à lui-même et vit dans son monde imaginaire. Ses journées, quand elles ne sont pas consacrées à l'étude de la Bible avec sa grand-mère, sont faites de guerres incessantes contre les Indiens et les Incroyants, qui provoquent toutes sortes de catastrophes. Le retour attendu du grand frère prodigue, la frustration de Titi, les maladresses de Jérémie et une série de rencontres imprévues vont amener les deux frères, pendant trois jours, à transformer la ville en un vaste terrain d aventures. À la fois brut et poétique, 'Et je me suis caché' restitue avec une grande justesse la langue et l'imaginaire de l'enfance et de l'adolescence, faisant de Titi et Jérémie les lointains descendants corréziens d Huckleberry Finn et Holden Caulfield.

 

Ce roman traite de l'adolescence, de la délinquance. Titi, quatorze ans, attend son grand frère parti à Paris il y a sept ans, qu'il revienne pour l'emmener. Sans parent, il vit chez sa grand-mère avec son petit frère Jérémie. Lorsqu'il apprend que Jules, son grand frère revient, Titi impatient, traverse quelques jours difficiles, accompagné du petit frère et des potes.

Le roman est narré par les personnages, Titi et Jérémie. Les chapitres alternent entre les deux gamins, et être dans la tête d'un enfant est assez perturbant, d'autant que le petit frère n'est pas normal intellectuellement.

Titi est en pleine adolescence, la période où il se cherche, et où il vit constamment dans la contradiction de ce qu'il veut faire et ce qu'il fait réellement. C'est le personnage principal. Attachant, pas si bête qu'il n'y paraît, il a envie de retrouver son grand frère pour qui il voue un amour fraternel immense. Abandonné, presque mal traité émotionnellement par sa grand-mère, il est en réalité en quête de tendresse et d'amour. Titi est un personnage honnête, qui tue l'ennui en faisant quelques conneries, mais c'est foncièrement quelqu'un de bien.

Jérémie, quant à lui, est un petit garçon dérangé. Malaxé par sa grand-mère et ses croyances religieuses, il hallucine parfois, et ponctue ses pensées de longues prières et textes religieux. La lecture des chapitres de ce petit garçon est assez fastidieuse et même fatigante.

Le roman est difficile d'accès à cause de la narration. Jérémie devient vite le chapitre redouté qui pour ma part, n'apporte pas grand chose au récit. J'imagine aisément que quelques lecteurs auront abandonné dans le premier tiers.

L'histoire est finalement secondaire. Le plus intéressant reste la psychologie de l'adolescent, et ce qu'elle amène lorsque vous grandissez si vous prenez le mauvais chemin, Jules étant ce mauvais chemin.

Un avis mitigé sur ce roman qui écrit différemment m'aurait indéniablement plu.

Ce roman a été lu dans le cadre de la dixième édition Un éditeur se livre en partenariat avec Libfly et  Aux forges du Vulcain.

---

unediteurselivre10.jpeg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 11:14

lesfemmes ''Les femmes n'aiment pas les hommes qui boivent'' suit les aventures rocambolesques d'un jeune homme qui, convaincu par les idées de son temps que l'homme n'obtient sa dignité que par le travail, décide de réussir par tous les moyens à décrocher un emploi, aussi abrutissant soit-il. Sa bêtise et sa mesquinerie, doublées d'un art consommé de l'intrigue, provoquent une série de catastrophes qui l'amènent à revoir ses ambitions à la baisse, et le poussent in fine à explorer tout l'éventail du parasitisme, en profitant sans scrupule de la naïveté de son entourage. Portrait d'un Candide à l'innocence feinte, ''Les femmes n'aiment pas les hommes qui boivent'' est le tome 1 du roman-feuilleton ''Le Journal d'un copiste'', dont il regroupe les 180 premiers épisodes.

 

Ce roman est écrit à la manière d'un journal tenu par un homme, François.Il y raconte son emploi de copiste jusqu'à son déménagementdans la capitale avec Clémence où il devient écrivain.

François pourrait être un homme d'une cinquantaine d'années tant il paraît dépassé par les nouvelles technologies. Il est surtout attein tde plusieurs défauts psychopathologiques, comme la mythomanie ou la paranoïa. Pour justifier ses propres défaillances intellectuelles ou physiques dans la vie de tous les jours, au travail pour garder un emploi, ou avec ses voisins par exemple, il invente des histoires le faisan tpasser tantôt pour une victime tantôt le mettant en valeur, et surtout, il y croit, ce qui est le propre de la mythomanie. François se sent constamment persécuté et met tout en œuvre pour arriver à ses fins, vivre aux crochets des autres et se faire assister, même si d'après lui ,et avec ses mots, il abat un travail titanesque méritant compensation financière.

Il faut avouer qu'au bout d'une centaine de pages, le personnage devient sérieusemen tagaçant mais les rebondissements dans sa vie, et comment il aborde les événements, comment il s'y adapte, et surtout comment il arrive à ses fins, font que la lecture devient prenante. Passé ce sentiment, le personnage devient comique, surtout lorsqu'ils arrivent à Paris avec ses nouveaux projets dont celui de son financement deviennent parfois même hilarants.

Bien que tourné à la façon d'un journal intime, ce roman est bien écrit et use d'un vocabulaire relevé, mais accessible. Ce qui est assez paradoxal avec le personnage qui avoue ne pas avoir eu une éducation élevée, mais pour le lecteur, c'est appréciable.

Le thème est original, mettant en scène un personnage atypique, souvent considéré comme un paria, loin du héros anodin ou magnifique, il est tout le contraire. C'est le journal intime d'un personnage complètement inintéressant, rendu attrayant par une écriture favorable au plaisir de lire et à ses délires.

Le roman est d'autant plus original que les différents chapitres ont déjà été publiés sur le blog de l'auteur, même si quelques romans publiés ont déjà suivis cette démarche.

Finalement, l'originalité du thème et de la forme font de ce roman un moment de lecture apprécié. L'auteur a continué la vie de François dans de nouveaux chapitres. Espérons qu'il ne lui arrivera que du bien...

Ce roman a été lu dans le cadre de la dixième édition Un éditeur se livre en partenariat avec Libfly et  Aux forges du Vulcain.

---

unediteurselivre10.jpeg


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Mardi 16 avril 2013 2 16 /04 /Avr /2013 08:11
http://idata.over-blog.com/2/88/64/74/lecture401/acidesulfurique.jpg Une satire impitoyable de la violence télévisuelle et des jeux de télé-réalité qui prend pour décor… un faux-vrai camp de détention nazi. Un roman de politique-fiction plutôt audacieux…

Imaginez que les camps de concentration deviennent un jeu de télé-réalité. Des gens se font arrêter et sont envoyer dans un camp pour y travailler et mourir. La production paye des kapo pour y faire régner l'ordre. Tout ça sous l’œil bienveillant de centaines de caméras. Comment les prisonniers peuvent réagir face à tant de souffrance, de violence et de bêtises.

Acide sulfurique est un roman comme Amélie Nothomb sait les faire. Elle prend du recul sur un événement, le modifie, le remodèle et nous le sert avec sa sauce. Elle prend plaisir à torturer psychologiquement ses personnages.

On y trouve le refus du laxisme avec lequel les gouvernements se sont laissés aller devant autant d'atrocités, c'est la critique de la culture moderne qui à son apogée est au plus profond, de la société décadente qui se plaît à regarder des gens souffrir derrière leur écran, sans état d'âme. On y trouve aussi le récit assez cruel des pauvres gens, à qui on a volé jusqu'à leur nom, et qui face à l'adversité commune, continue comme l'homme sait si bien le faire, à se retourner les uns contre les autres.

Les personnages sont caricaturés et pourtant si réels, de la kapo bête et méchante à Pannonique, qui se considère comme Dieu pendant un temps, au public abruti derrière son écran, ou alors, la caricature n'existe pas. Ces gens étudiés dans un lieu et un événement terribles se comporte le plus simplement, en faisant ressortir uniquement ce qu'ils ont de plus profond, parce que le reste n'est que futilité dans des conditions extrêmes.

L'écriture est efficace, fluide, alternant courtes descriptions et dialogues, Amélie Nothomb nous emmène dans son univers si particulier, décalé dès les premières pages pour nous lâcher, presque à bout de souffle, au point final. Le roman est court et va à l'essentiel sans se perdre.

Un roman qui pousse la réflexion plus loin. Un roman qui demandera au public un peu plus de discernement que celui qui regarde ce genre d'émissions, qui peut la critiquer tout en la cautionnant de par sa présence derrière l'écran. Je dois en faire partie, j'ai lu son roman, trouver abject les tortures, mais j'ai continué jusqu'à la dernière page, parce que j'ai aimé le lire, finalement, je suis comme tout le monde.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Fiction
Lundi 15 avril 2013 1 15 /04 /Avr /2013 18:56

encrebrute « – Le diable ? A quoi le reconnaîtrez-vous donc, votre diable ?
Le professeur avait pris un air effrayé.
– Ses actes parleront pour lui. Et s’il le faut, s’il faut d’abord en faire un prince du mal avant de le sacrifier, s’il faut le porter au pinacle pour mieux l’en faire descendre, eh bien nous le ferons. De son règne jailliront les gisements d’encre brute, de ses crimes éclatera l’apocalypse annoncée, comme l’a prédit l’oracle... »

Al-Majid, l’assassin appelé à devenir le futur raïs de Babylone, s’entretient en prison avec l’évangéliste Lindsay Steward, à la solde des services secrets américains, lui aussi condamné à mort… Il vient de comprendre que tuer ne suffit pas à conjurer le sort. À l’oracle de la Bible, il va devoir opposer sa propre malédiction. La main qui tue sera aussi celle qui écrit…
Un conte des Mille et Une Nuits transposé dans l’Irak de Saddam Hussein sur fond de guerres et de coups d’État sanglants.

 

Dans un pays du moyen-orient, l'Irak, le destin de deux amis qui vont tracer l'histoire d'une nation. Le premier, Sharif, poète, enrôlé dans l'armée de force, combat la violence physique, des armes et du sang, par les mots. Le deuxième, un ami d'enfance, Al-Majid, fils  de putain, assassin et voleur, violé dans son enfance et haineux de l'étranger, paranoïaque, devient celui qui fera sombrer cette nation en devenant le Raïs.

Jérôme Baccelli propose ici un texte poétique, digne d'un conte des Milles et une nuit, dans un pays ravagé par la guerre et la famine. Il y présente l'accession, à peine voilée, du dictateur Irakien et des horreurs qui s'ensuivirent pendant plusieurs décennies. Al-Majid, en quête d'une reconnaissance honnête, tente sans succès d'écrire un roman, son roman, celui de sa vie. La guerre de huit ans et sa paranoïa, dépouillant le pays de sa jeunesse et de ses artistes, laisse un pays exsangue, dans le seul but de pouvoir créer à partir du réel. Quant à son ami d'enfance, enrôlé, héroïque malgré lui, allant combattre en citant des vers ,emprisonné pour corriger, réécrire, le roman du dictateur.

Avec une écriture magnifique, l'auteur, avec beaucoup de poésie, conte l'accession d'un dictateur, des horreurs perpétrées par des guerres incessantes, le meurtre et le viol, et de ce destin de deux hommes, tous les deux enquête d'une reconnaissance, mais qui tente d'y accéder avec les moyens qu'ils connaissent et qu'ils possèdent, l'un c'est avec un poignard, l'autre avec une plume. Ce besoin d'être reconnu est incessant. Le dictateur souhaite se détacher de sa haine pour les hommes qui l'ont violé, de sa paranoïa qui le fait douter de ses généraux, conseillers, amis ou même famille. Le soldat idéalise le rêve d'être lu et adulé, mais son seul public sera le seul homme qu'il essaye de combattre.

Un roman original et... qui en devient effrayant. Imaginer que des millions de vies ont été brisées, par la mort, par le viol, pour le seul plaisir d'un seul homme qui avait un rêve d'enfant, celui d'être aimé, tout simplement.

Je remercie Babelio et Pierre Guillaume de Roux pour ce partenariat.

---

babelio


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 08:38

http://idata.over-blog.com/2/88/64/74/lecture401/100pages.jpg " Ce carnet, c'est ton héritage. Tes soeurs auront le reste, mais crois-moi, je te lègue le plus précieux de mes biens, et tout l'argent du monde ne le remplacerait pas. " Quel choc pour ce jeune homme lors de l'ouverture du testament de son grand-père : il ne lui a rien laissé ! Rien à part un vieux carnet vierge au cuir râpé. Pour tout héritage, cent pages blanches qui vont rapidement dévoiler leur secret.

 

100 pages blanches est un roman qui ne déroge pas au style de Cyril Massarotto.

Trois adultes, frères et sœurs, héritent de leur grand-père. Les jumelles se partagent le compte en banque et les propriétés immobilières, le frère récupèrent un carnet avec cent pages, vierges de toutes inscriptions. Il est vrai que le grand-père perdait un peu la temps ces derniers temps, mais de là à se moquer du garçon qu'il a élevé comme son propre fils.

Rapidement, le carnet se révèle être un héritage plus grand et plus précieux que quelques centaines de milliers d'euros. Et lui seul peut accéder à son pouvoir. Celui de ressusciter les souvenirs enfouis dans la mémoire pour les revivre une dernière fois.

Le roman entre immédiatement dans l'histoire, les présentations se font avec les personnages et l'héritage arrive avec son lot de déceptions et de découvertes. L'histoire fait place à la magie de la nostalgie, celle que vous avez peut-être quand vous feuilletez de vieux albums de photos ou quand vous ouvrez une vieille boîte de chaussures où sont enfouis des objets qui vous font revivre votre madeleine de Proust.

Les personnages sont intéressants et les deux amis sont attachants, et d'autres sont irritants. Bien décrits, on s'en fait une image très proche de celle que l'auteur avait.

L'écriture est facile et très fluide. Le roman est court et en un rien de temps il se dévore.

L'histoire est belle, avec des rebondissements crédibles, cohérents, malgré l'aspect fantastique du carnet.

Le roman possède une morale, que peut-être vous vous appliquez consciemment ou inconsciemment, mais pour les autres qui se refusent à vivre vers l'avenir, les souvenirs ne se remémorent que s'ils sont vécus. Mon passage préféré dans ce roman est assez court, mais je l'ai trouvé intense ; c'est lorsque Mick et Louise offre la montre.

En somme, Cyril Massarotto nous offre un magnifique roman comme il sait si bien les écrire, bourré d'émotions, de rires, de larmes, et aussi de candeur, de naïveté, et beaucoup d'amour.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Jeudi 8 novembre 2012 4 08 /11 /Nov /2012 08:09

lepremieroublie Le cinquième roman de Cyril Massarotto, tout en pudeur, nous emporte avec humour et délicatesse aux frontières de la mémoire, des souvenirs et de l’amour filial.
Depuis quelques mois déjà, Madeleine oublie. Oh, des petites choses, rien de bien inquiétant. Jusqu’au jour où elle s’aperçoit qu’elle a oublié le nom de son mari. C’est Thomas, son fils, qui lui apprend que son époux est mort, il y a près d’un an.
Le diagnostic tombe : sa mère est atteinte d’Alzheimer.
Entre tendresse et amertume, Le Premier Oublié est un roman à deux voix, celles d’une mère et de son fils, confrontés à l’implacable avancée de la terrible maladie.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et XO Editions pour ce partenariat.

Thomas est écrivain, sa mère Madeleine, est atteinte d’une grave maladie incurable, Alzheimer. Ce récit décrit la maladie vu par Thomas qui assiste sa mère au quotidien mais aussi dans la tête de la sexagénaire.

Le roman est assez court et se lit en à peine deux heures. Mais il est écrit d’un style très fluide. Avec les mots de tous les jours, l’auteur nous fait ressentir la maladie, non pas au quotidien ou sur le temps, mais par rapport à des détails qui peuvent paraître anodin et qui pourtant sont difficiles. Le premier oublié signifie donc que Thomas est la personne que sa mère oublie en premier, son propre fils qu’elle ne reconnaît. La douleur est déchirante, la souffrance est profonde pour cet homme qui quitte tout pour s’occuper de sa mère et ce, jusqu’à la fin, presque la dernière minute. On apprend comment la maladie évolue et les sentiments que tout le monde peut avoir, que tout le monde se demande si c’est bien ou mal de penser ceci ou cela. Il n’y a pas de réponse, mais un combat perdu d’avance.

On appréciera le passage sur les détails sordides de la maladie et de ne retenir que l’essentiel, qu’elle fait souffrit autant le malade que ceux qui y assistent impuissants.

Nous avons été deux à le lire, et nos avis divergent à ma femme et moi. Elle y a vu beaucoup de sentiments et d’émotions tout le long du récit alors que j’y ai vu la difficulté dans le temps pour Thomas et sa mère. Pour ma part, l’émotion est dans l’avant-dernier chapitre. Cette mère pense à ses enfants, pas maintenant, pas avant, mais pour l’après, quand elle ne sera plus là. Elle comprend la maladie, sait que ses moyens vont disparaître petit à petit, alors dans un état de lucidité, elle le rend un hommage vibrant. Ces dernières lignes sont la plus belle chose qu’elle pouvait leur léguer.

Ce roman nous fait connaître une maladie difficile, tant médiatisée mais si peu connue. Une reconnaissance pour ces gens qui accompagnent au quotidien les malades jusqu’à leur dernier souffle. Cyril Massarotto est un auteur talentueux qui mérite son succès. Avec des thèmes originaux, une écriture qui se lit avec plaisir, il nous remplit d’émotions à chacun de ses romans.

Je remercie Livraddict et XO Editions pour ce partenariat.

---

logo liv


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Fiction
Vendredi 19 octobre 2012 5 19 /10 /Oct /2012 08:26

le-gyrovagueNos discours se déploient comme de longues étoffes agitées par le vent et se joignent pour former un dôme au-dessus de nos têtes. Ces voiles nous protègent de l’éclat du soleil et du regard de Dieu. S’il est bon que Dieu nous tienne sous sa garde, il n’est pas mauvais non plus que nous sachions nous réfugier un peu à l’écart de sa toute puissance. Il est bon d’habiter ainsi - n’est-ce pas ? - une intimité familière. Comme des enfants qui s’amusent dans un coin du domaine, hors de la vue du maître de maison, soustraits momentanément à son attention, à son autorité, mais certains de n’être pas oubliés lorsqu’on s’approchera du feu pour la nuit. Certains de trouver leur place désignée et de prendre part au banquet. Car ils sont les héritiers des promesses tenues et destinés à en témoigner devant les hommes du lointain.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les Éditions Kyklos pour ce partenariat.

Le gyrovague et autres récits est un recueil de nouvelles. Ces différentes nouvelles n'ont pas de lien entre elles que ce soit au niveau des personnages, de l'époque ou de l'histoire. Ces récits sont d'un niveau assez différent. La plupart de ces récits nous paraît être sans fin. Les nouvelles semblent donc ne pas être finie. C'est assez déroutant et un sentiment de bâclé apparaît. Mais si vous vous contentez seulement de les lire simplement, c'est certain que vous ne verrez pas ce que l'auteur aura voulu faire passez comme message. Entre les lignes, entre les mots, sans être franc, il pousse le lecteur à s'interroger sur la philosophie des personnages. Les fins disparaissent pour vous en inventer une, se poser les questions, les bonnes ou les mauvaises.

Personnellement, j'ai trouvé qu'il laissait le lecteur se débrouiller trop tout seul. Ayant l'esprit de contradiction, j'aurais souhaité un avis plus franc, une idée bien exposée, pour m'y accorder ou m'y opposer plus certainement. C'est ce manque de prise de position qui est perturbant. Il aura laissé le lecteur seul, perdu.

De ces nouvelles, il y en a une qui sort du lot, l'avant-dernière, Le gyrovague. Plus longue, nous nous imprégnons mieux du personnage et de ses aspirations, nous permettant une réflexion plus approfondie. La dernière relate la situation du lecteur, la sensation qu'il pourra se faire de ce recueil. On vous présente un bout de vérité et on vous interdit d'y accéder complètement. A vous d'imaginer la suite.

L'écriture est soignée, sans lourdeur, facile. Des nouvelles sont intéressantes, d'autres moins, peut-être n'ai-je pas trouvé le fil philosophique du récit. Je finis donc ces récits avec un sentiment mitigé. Ai-je bien tout compris, suis-je passé à côté de quelque chose, pourquoi n'ait-il pas allé au bout de l'histoire, quel dénouement accorder. Autant de questions, peut-être plus, que vous vous poserez en les lisant. Au moins, ce recueil aura le mérite de se poser en vecteur de réflexion. A vous d'y réfléchir.

Je remercie les Editions Kyklos pour ce partenariat.

---

Kyblos


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Mardi 9 octobre 2012 2 09 /10 /Oct /2012 08:59

adieu-la-vie-adieu-l-amourMathieu de Chaudenac est un jeune aristocrate que tout prépare à une vie de hobereau dans son Périgord natal et, en 1914, à un engagement aveugle d’officier patriote.
Confronté aux mutins lors de circonstances particulièrement dramatiques, un choix cornélien va s’imposer à lui.
Va-t-il accepter de dire au revoir à la vie ? À l’amour de la femme qu’il aime ?

 

Avant de commencer ce partenariat, je tiens à remercier les Editions Kyklos pour ce partenariat.

Début du siècle dernier, dans le Périgord, Mathieu, Baron, tombe amoureux d'une jeune fille, Maria, d'origine espagnole. La guerre éclate, la grande guerre, celle des tranchées, celle des poilus. Mathieu est envoyé au front. Maria avorte dans la clandestinité.

Le roman nous conte les sentiments les plus honnêtes, les plus profonds. Mais l'homme, dans sa bêtise la plus crasse, essaye de briser cet amour par la condition sociale, la nationalité, la religion et la guerre.

On y voit un amour de jeunes gens, prêts à tout pour vivre ensemble, mais aussi un amour fraternelle entre deux soldats, l'un officier, l'autre simple fantassin, et l'amour familial, entre un père et sa fille, un Baron et un jeune garçon qu'il considère presque comme son fils.

C'est aussi la guerre, la der des der. La guerre qui devait durer trois mois, qui se traîne pendant quatre ans et tue des millions de gens. La guerre dans toutes sa bêtise avec ses charges absurdes, ses exécutions, ses rivalités.

L'histoire est poignante, les personnages sont attachants. A aucun moment, nous n'avons de la haine envers l'un d'eux, même si les actes ne sont pas compréhensibles, mais les circonstances sont atténuantes. Mathieu est réel, complexe, vivant.

L'écriture est fluide, facile à lire, mais en même temps l'auteur utilise un langage suffisamment soutenu.

Ce roman est beau, il offre un hommage à ces hommes morts pour la patrie et qui parsèment de leur nom les monuments des petites et grandes places. Il est un hommage aussi à l'amour, quel qu'il soit. Ce roman mérite de rencontrer le succès. C'est un magnifique moment de lecture et d'émotions.

Je remercie les Editions Kyklos pour ce partenariat.

---

Kyblos


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 19:12

" encasdebonheur Personne ne savait que faire en cas de bonheur. On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protégera du bonheur ? Jean-Jacques venait de comprendre que ce bonheur, en devenant si fort, était la pire chose qui pût lui arriver. "

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et J'ai lu pour ce partenariat.

Ce roman de David Foenkinos traite de la relation amoureuse dans un couple. Ce couple, c'est Claire et Jean-Jacques. La routine s'installe, les efforts des premiers instants son aujourd'hui inexistants. C'est un couple qui vieillit comme beaucoup de couples. Jean-Jacques, persuadé que sa femme a des aventures, décide de reconquérir sa vie amoureuse, un peu laissée à l'écart par ses années de couple. Claire est dans le doute et le fait suivre par un détective privé. Elle apprend la tromperie et le quitte.

Le thème est assez basique, sans originalité, jusqu'aux prénoms des personnages. Ce n'est pas de ce que ce roman traite mais plutôt la manière dont il le traite qui est intéressant. La sensation qui s'en dégage à la lecture est la même que si vous regardiez une émission télévisée : un couple qui s'ennuie, se trompe, se quitte et se remet ensemble, emmenant tout sur son passage. L'auteur traite de l'évolution des sentiments de ce couple en perdition, des proches qui les entourent et qui payent les pots cassés. Parce que finalement, le grand vainqueur, c'est l'amour, celui que l'on ne voit pas, qui se fait par de petits efforts au quotidien. Mais à vouloir savoir si l'herbe est plus verte chez le voisin, on risque d'en perdre sa maison.

L'écriture est légère, le roman se lit facilement et assez rapidement. Ce roman offre une petite bouffée d'oxygène et de légèreté, comme une plume dans un souffle d'air.

Je remercie Livraddict et J'ai lu pour ce partenariat.

---

logo liv


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction
Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 08:40

coleredupresent Depuis la fin du Moyen-Age, le Festival Colères du présent réunit tous ceux qui sont énervés, fâchés, ou en colère. C'est fait d'expression populaire mâtinée de critique sociale. C'est à Arras, tous les ans, même heure, même endroit.

Et cette année-là, ça dérape...

Bon anniversaire !

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et Baleine pour ce partenariat.
Arras, ville du Nord, aujourd'hui, 1er mai. Suite à un groupement de socialistes-anarchistes-marginaux totalement pacifistes, le festival dégénère. Ils décident de prendre en otage la ville pour en faire la première ville libre. L'armée arrive sur les lieux, les négociations peuvent commencer.
Le sujet est sérieux, mais la forme prise par l'auteur est comique. Dans les pensées du Général qui est aux commandes de l'unité en place, nous sommes face à un homme rigide d'apparence qui détend l'atmosphère à coup de blagues graveleuses. L'humour est de mise dans ce roman aux accents de critiques. La critique est là en effet, mais de quel côté. L'armée, qui sous son aspect rugueux, nous propose des personnages haut en couleur, taciturne mais jovial. Les résistants, qui sous leur aspect fêtard, s'organisent d'une manière très militarisée pour créer une liberté utopique. Doivent-ils en passer par les armes pour être libre, être policé pour choisir ?
L'écriture est rapide et présente une fluidité de lecture intéressante. Les phrases assassines, comiques, fusent à tout bout de champ faisant de ce récit un vrai moment de plaisir de lecture malgré le sujet un peu épineux.
Je remercie Libfly et Baleine pour ce partenariat.

---

logo-libflybis


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Fiction

Les lectures du moment

Zombie Story 3. Zombie Planet

David Wellington

zombieplanet.jpg

 

Sienna tome 1

Desberg, Filmore et Chetville

sienna1.jpg

Les prochaines lectures

Elric des Dragons

Michael Moorcock

elricdesdragons.jpg

 

Dark 2. L'éveil du démon

Max, Mercier et Seiter

leveildudemon.jpg

Les sites à visiter

logo-libflybis

Kyblos

logo liv

babelio

Derniers Commentaires

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés