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Polar et Thriller

Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 19:11

LeprojetMorgenstern Berlin 1942. Le chef de la Gestapo, Reinhard Heydrich, charge un colonel SS d'éliminer un enfant au centre du plus important projet du 3ème Reich.

Pologne, 1943. Un groupe de résistants hérite bien malgré lui d'un adolescent, évadé du camp de Stutthof. Très vite, le fugitif déploie des qualités exceptionnelles au combat.

Irak, 2003. Une unité de reconnaissance des Marines, tombées dans une embuscade, est récupérée par l'armée américaine.

États unis, de nos jours. Jérémy Corbin et Jacqueline Walls mènent une vie tranquille en compagnie de leur fille dans une petite ville du New Jersey. Mais un jour, tout bascule.

De Londres à Tel-Aviv, des forêts polonaises aux gratte-ciel de Manhattan, un homme se bat pour protéger ses amis de la malédiction qui le poursuit obstinément. Entre complots, luttes de pouvoirs et dérives scientifiques passées et actuelles, Eytan Morgenstern s'apprête à livrer son ultime combat.

 

Troisième tome des aventures de l'agent du Mossad, Eytan Morgenstern, dont le succès du premier épisode aura fait de notre héros, une légende. Rappelons un peu les faits... Eytan est un jeune enfant juif polonais pendant la seconde guerre mondiale et qui subit des expériences douloureuses dans un camp, entre les mains du professeur Bleiberg. Ces expérimentations lui permettent aujourd'hui de récupérer plus vite que la normale et de vieillir moins vite, en somme, Eytan est devenu un surhomme sur le plan physique. Après la guerre, il intègre les services secrets britanniques puis israéliens. Il devient un chasseur de criminel de guerre.

Dans ce dernier opus, Eytan se retrouve confronté, auprès de ses amis, au Consortium qui mutile des soldats pour leur greffer des prothèses aux technologies étonnantes, dans le but de réaliser une armée imbattable, c'est la partie visible de l'iceberg bien sûr.

Le projet Morgenstern ne déroge pas à la règle. L'auteur, David S. Khara, propose un récit très cinématique. Alliant parfaitement réflexion et action, il nous propulse dans l'univers du tueur avec aisance, le tout agrémenté de réminiscences en noir et blanc sur le passé du grand chauve. Là où s'enliserait un texte habituel, l'auteur sait distiller le suspens afin de nous obliger à avancer. L'écriture est indéniablement et extrêmement efficace.

Le récit, quant à lui, est fidèle aux deux premiers épisodes. La quête du tueur pour venger un peuple opprimé utilise toujours la même trame. Mais l'histoire diffère quelque peu. Nous découvrons un héros plus humain, avec des sentiments, alors que Bleiberg nous le montrait presque comme un homme au sang-froid. Les parties historiques et générales nous présentent désormais un passé douloureux fait de fuite, de peur et d'amour envers des combattants épris d'un seul mot : liberté.

Le début du roman patine malgré les qualités de l'histoire et du style, mais à la fin du premier tiers, le récit prend sa vitesse de croisière pour ne plus la quitter jusqu'à la dernière page. Ce commencement un peu fastidieux vient certainement des périodes évoquées par chaque chapitre qui en l'espace de quelques pages vous font perdre un peu les pédales.

Hormis ce petit défaut, Morgenstern est un roman d'action intéressant, d'un bon niveau, même s'il reste inférieur aux deux tomes précédents, mais avouons que Bleiberg et Shiro avaient mis la barre très haute.

Le seul regret que nous pourrions avoir est de perdre un héros tel que Morg. De plus, les recherches de l'auteur nous permettent de nous informer et de nous documenter sur des périodes difficiles et dont l'histoire efface parfois certains pans un peu trop facilement.

En espérant pouvoir lire cette plume énergique rapidement.

Je remercie les éditions Critic pour m'avoir fait parvenir un exemplaire et David S. Khara qui n'oublie pas ses premiers lecteurs.

 

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Vendredi 8 février 2013 5 08 /02 /Fév /2013 08:46

cheindebrouillard.jpg "Immobile et prêt ; mon agresseur derrière moi.
"Valéria, je t'aime !".
J'entendis un premier "pop" plutôt lointain et sentis un éclat liquide m'atteindre au-dessus de la nuque. Il avait dû viser la bosse des maths et venait d'atteindre le vide caractéristique de ceux qui avaient laissé leur amour de l'arithmétique au fond d'un cartable au collège.
Aucune douleur. Toute ma lucidité. Trop facile la mort finalement !
Un second "pop" puis un "paf" plus lourd, plus proche.
Encore du liquide et toujours aucune défaillance.
Je m'étonnai, me retournai pour l'engueuler, lui dire qu'il pourrait au moins s'appliquer ! Il s'agissait tout de même de ma mort ! J'avais droit à ce qu'elle soit réussie !
Il n'était plus là, en tout cas, pas là où mes yeux s'étaient attendus à le trouver.
Il était plus bas dans mon champ de vision, sur le sol, gisant dans une flaque rouge."
Second volet des aventures de Victor et Valéria, Les chiens de brouillard nous plonge au cœur d'un jeu de perception dans une Biélorussie en proie à un passé traumatisé. La catastrophe de Tchernobyl reste tapie dans l'ombre de ce nouveau thriller rythmé, chargé de poésie et de références rock, parfois déjanté et auquel il est difficile de mettre une seule étiquette. C'est un peu comme si les Monty Python déboulaient au Tapioca Bar pour siroter un bourbon avec Quentin Tarantino et Tim Burton.

 

Les chiens de brouillard nous fait retrouver Victor et Valéria dans le froid Ukrainien près de Minsk. Un groupe ayant subi la souffrance à cause de la catastrophe de Tchernobyl refuse que leur terre accueille les déchets radioactifs d'autres pays, et donc de la France. Le frère de Valéria et Victor se retrouve sur un site de stockage pour de la manutention lorsque ce groupe dérobe des fûts radioactif et prend en otage Victor.

Ce roman de Stéphane Gravier est original dans sa construction, les parties pouvant être lues séparément, dans l'ordre que vous souhaitez. Pour ma part, je l'ai lu normalement, comme un roman habituel.

Les chiens de brouillard poursuit les aventures de Victor démarrées dans Bloody Valéria, et loin de la France, ce français un peu perdu dans le froid, mais réchauffé par les yeux de l'amour de sa vie.

L'histoire est bourrée de rebondissements en tout genre, alliant action et enquête, réflexion et situation dangereuse, le lecteur se sent ainsi pris dans le tourbillon que Victor subit avant de redescendre calmement à la dernière page, lors du dénouement.

Les personnages sont un poil caricaturés et attachants, même les truands finalement, et les quelques apparitions de Valéria ne vous laisseront pas indifférent.

L'écriture est similaire au premier volet, toujours aussi fluide et prenante. Nous oscillons entre un style rapide, qui suit le fil des pensées avec un genre plus soutenu.

L'ennui ne fait pas partie de la lecture d'un roman de Stéphane Gravier. Un nouveau roman qui plaira même si vous n'avez pas lu Bloody Valéria, bien que je vous le conseille.

Je remercie Stéphane Gravier d'avoir pu lire ce roman bien avant sa publication.


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Jeudi 27 décembre 2012 4 27 /12 /Déc /2012 08:36

filleautatouage La nuit de la Saint-Jean, une jeune fille est agressée et violée. Malgré ses cris, personne n’est venu à son secours… Quinze ans plus tard, un pasteur et sa femme sont retrouvés morts : les Alhbin se seraient suicidés en apprenant le décès par overdose de leur fille aînée. L’affaire est confiée à l’équipe de Fredrika Bergman. Épuisée par sa grossesse mais déterminée à découvrir la vérité, celle-ci ne tarde pas à mettre au jour un sordide réseau de trafic humain exploitant la détresse des réfugiés clandestins. À l’autre bout du monde, Johanna, la fille cadette du couple Alhbin, travaille en Thaïlande sur un dossier sensible. Si sensible que quelqu’un cherche manifestement à mettre un terme définitif à ses recherches : son téléphone ne marche plus, son billet d’avion est annulé, et on glisse de la drogue dans sa valise… Alors que le piège menace de se refermer, les enquêtes de Fredrika et de Johanna semblent peu à peu converger vers une révélation terrible et stupéfiante.

 

La fille au tatouage est un thriller suédois. Un prêtre tue sa femme et se suicide. La police commence à enquêter, doute et découvre que le suicide n'est pas aussi crédible qu'il n'y paraît. Le prêtre, engagé dans une cause humanitaire dangereuse, s'est fait des ennemis et ces derniers tentent de régler le problèmes par un nettoyage.

C'est la première fois que je lis un roman suédois et dans des biens des critères il m'a paru dès les premières pages assez différent. L'écriture est simple, un peu trop efficace, et finalement paraît un peu froide. Les personnages sont décrits autant physiquement que psychologiquement avec beaucoup trop de recul, sans beaucoup de conviction. C'est normalement une deuxième enquête pour l'un des personnages, Fredrika Bergam, elle apparaît comme l'un des personnages principaux, sans être mise en avant, ni en retrait par rapport aux autres, elle fait tout simplement partie de l'équipe, avec quelques chapitres qui lui sont consacrés. Cette profusion de personnages nous fait un peu perdre pied, et la mise en place nous semble fastidieuse. Le premier tiers du roman est long, avec le sentiment que nous tournons autour du pot sans comprendre ni les tenants ni les aboutissants. Il faut attendre une bonne centaine de pages pour que l'histoire finisse par se décanter et qu'apparaît une trame. Cette manière de romancer par petits chapitres focalisant tantôt sur l'un tantôt sur l'autre ne fournit pas d'avantage à l'histoire qui donne l'impression d'être décousue. Ces points négatifs restent, pour ma part, liés à l'auteure, car l'histoire est intéressante et malheureusement, il reste un sentiment mitigé, comme si nous passions à côté d'un bon thriller, mais dont certains détails restent gênants.

Je remercie Livraddict et Michel Lafon pour ce partenariat.

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Mardi 23 octobre 2012 2 23 /10 /Oct /2012 08:29

brioche « Il paraît que tu n'es pas très beau. Tout le monde me le dit et c'est sans doute un fait. Je le vois. Je le sais. Tu transpires un peu. Et j'ai rarement vu quelqu'un d'aussi mal fagoté. Quand tu marches, tu te dandines. Tes jambes sont arquées. Ta silhouette est un peu voûtée comme si ta tête était trop grosse, trop lourde pour le reste de ton corps. Tu as largement dix kilos de trop. J'ai bien vu tout ça. Mieux que personne. Mais j'aime chacun de tes défauts. Comme je suis seule à les chérir, tes faiblesses n'appartiennent qu'à moi.
 Et puis, un jour, j'ai appris que tu étais marié. C'est là que j'aurais dû poser les armes, mais je ne l'ai pas fait parce qu'on ne change pas les rayures d'un zèbre. »

Elle croise à longueur de journée des stars de cinéma, enchaîne les voyages exotiques, est mariée à un homme formidable qui lui a donné un petit garçon modèle. Bien sûr, elle s’ennuie. 
Jusqu’au jour où elle le rencontre, au hasard d’une interview. Avant lui, elle ne savait rien de l’amour. 
On ne soupçonne jamais les folies qui sommeillent en nous.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et JC Lattès pour ce partenariat.

Brioche est l'histoire d'une femme, la trentaine, critique de cinéma, marié, en enfant, et qui tombe éperdument amoureuse d'un acteur de cinéma lors d'un entretien. Roman raconté à la première personne nous permet d'avoir une vue non feinte, sans cachotterie, sur ce qu'elle pense, désire et fait.

Cette jeune critique de cinéma, finalement sans talent particulier, qui a une vie tout à fait banale, devient progressivement une psychopathe en puissance. D'un coup de cœur pour une célébrité, elle finit par en tomber amoureuse, puis par cristalliser cette personne, une personne un peu comme toutes les autres, ni plus belle, ni plus moche, mais certainement parce que c'est une célébrité qu'elle peut s'approprier, car loin des canons de beauté, d'intelligence ou d'humour.

Brioche est le récit de cette descente dans la folie la plus pure, la plus géniale peut-être. Cette femme qui ne se contente que difficilement de sa vie monotone, qui choisit son métier par flemmardise, s'engage dans une relation unilatérale dangereuse, sans avenir, jusqu'au bout, avec beaucoup d'énergie, mais faut le reconnaître assez facile, puisque son amour ne souffre pas de contestation de la part de l’autre.

Le style est léger et très facile à lire, j'ai beaucoup aimé cette écriture honnête. N’y voyez pas un constat péjoratif, mais plutôt un atout que l’auteur a su mettre en avant. Son histoire est assez décalée et peut déranger mais son style convient parfaitement et nous immerge encore plus dans la tête de cette femme.

Quelle aura été l'inspiration de ce roman, je n'espère pas que c'est sa propre expérience, pour arriver à nous décrire ce cas de folie égoïste ? Le passage des différentes phases de l'attirance initiale jusqu'à l'acte final de possession se déroulent de manière très fluide, tout en douceur, l'auteur nous mène jusqu'au dénouement sans accroc, sans obstacle, tout naturellement.

Ce premier roman de Caroline Vié est réussi avec cette histoire originale et une écriture aussi aisée. Mais je me pose quand même une dernière question. Qui est cet acteur ?

Je remercier Livraddict et JC Lattès pour ce partenariat.

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Jeudi 16 août 2012 4 16 /08 /Août /2012 08:26

darlinglilly Grand chercheur en matière d'ordinateurs moléculaires, Henry Pierce est en train de se séparer de sa petite amie, Nicole. Il prend un nouvel appartement et un nouveau numéro de téléphone, mais les premiers coups de fil qu'il reçoit sont étranges. Tous émanent d'hommes qui veulent parler à Lilly, une hôtesse d'accompagnement répertoriée sur un site web à caractère pornographique. Intrigué, Henry Pierce commence à enquêter, mais ne peut entrer en contact avec cette Lilly qui lui cause tant d'ennuis.
L'affaire prend un vilain tour lorsqu'il est soudain agressé et laissé pour mort par deux voyous. Qui est derrière cette histoire qui le replonge dans un passé qu'il a tout fait pour oublier? Et surtout... pourquoi?

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Livraddict et Points pour ce partenariat.

Darling Lilly est un polar qui se déroule sur la côte est des Etats-Unis. Henry Pierce est un chimiste qui est sur le point de déposer des brevets sur des recherches destinés à révolutionner le monde. Suite à une rupture avec sa compagne, il déménage et se retrouve avec un numéro de téléphone appartenant à une call-girl ayant une page sur Internet. Pour éviter de changer de numéro, il fait des recherches pour lui demander de modifier sa page mais se rend très vite compte que cette jeune femme a tout simplement disparu. Il se retrouve malheureusement et très rapidement au milieu d'une sordide affaire de prostitution et de meurtre.

Darling Lilly est un roman dont la trame est vraiment bien travaillée. Vous commencez tranquillement puis au fur et à mesure, vous prenez de la vitesse, et les derniers chapitres vous les avalez pour aller jusqu'au bout. D'un fait anodin, l'attribution d'un ancien numéro, le personnage principal se découvre une âme d'enquêteur et se retrouve au milieu d'une drôle d'affaire. Bien que Henry Pierce ait des circonstances atténuantes pour se mettre à la recherche d'une prostituée, son engouement à la retrouver ne me paraît pas crédible. Alors qu'il est un homme intelligent, scientifique, cartésien, il s'emballe et perd tous ses moyens de jugements, à en devenir une proie facile et déboussolée.

A partir du deuxième tiers, vous commencez à imaginer la fin mais celle-ci est assez surprenante, même si une nouvelle, elle ne me paraît pas très crédible.

L’écriture de l’auteur est facile à lire, sans fioriture ni lourdeur, elle vous permettra d’entrer dans l’histoire avec aisance.

En somme, ce roman n’est pas une perle, mais l’auteur vous emmènera jusqu’au bout grâce à des atouts, une histoire bien menée et une plume entraînante et rythmée.

Je remercie Livraddict et Points pour ce partenariat.

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Lundi 2 juillet 2012 1 02 /07 /Juil /2012 20:34

viva-la-muerteJeu de pistes aux confins du mal absolu, ¡ Viva la muerte ! pioche dans l'histoire du franquisme, exhumant ses victimes avec une rage viscérale.
Cordoue, novembre 2008.
De respectables vieillards se font massacrer selon des méthodes héritées de l’Inquisition. Pour élucider ces crimes, l’inspecteur-chef Manuel El Gordo va devoir se replonger dans les arcanes du franquisme ainsi que dans son passé familial. À l’heure où les idées les plus réactionnaires resurgissent, ¡ Viva la muerte ! ravive utilement la mémoires sur le rôle pervers et coupable des grands piliers de la dictature du généralissime Francisco Franco.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Kyklos.
Viva la muerte ! est un polar qui se déroule en Espagne.  Un meurtre horrible est perpétré sur une personnalité religieuse. Le crime est digne des pires tortures moyenâgeuse. L'enquête est confiée à un policier expérimenté. Celui-ci va découvrir que cet homme avait eu une vie bien remplie. Mais quelques jours plus tard, un deuxième meurtre est commis et ressemble dans l'atrocité de l'acte étrangement au premier. Est-ce une coincidence ?
Ce polar propose une enquête originale dans la peau d'un policier dépressif en proie à des doutes. Avec ses manières une peu trop franches, il bouscule les témoins pour connaître une vérité qui au fur et à mesure de la lecture se dessine comme étant hors des sentiers battus.
L'écriture est fluide, rapide, et les rebondissements sont disséminés correctement pour tenir le lecteur en haleine. J'ai apprécié le fait que l'auteur n'entre pas dans les descriptions sordides que d'autres auteurs de polar n'hésitent pas à faire pour appater le grand public. L'histoire est complexe, intéressante et instructive, il n'y a nullement la place à des détails répugnants, et j'ai trouvé ce choix comme un atout indispensable pour éviter de tomber dans des travers dégoutants.
L'auteur nous propose un polar d'un niveau très honorable et qui devrait ravir n'importe quel lecteur qui souhaite participer à une enquête intelligente et complexe.
Je remercie Kyklos pour ce partenariat.
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Kyblos

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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 16:33

symetrieVous avez des projets pour l'Apocalypse ? Non ?
Alors sachez que, selon les prophètes Nostra et Damus, c'est prévu pour Dimanche en huit... Autant vous dire qu'il va falloir se retrousser les manches !
La Symétrie des Souffles - théorie qui transcende nos prophètes en herbe - tente de prouver l'existence des aliens, du kebab, de Dieu et de l'équilibre entre la Chance et la Poisse. Le tout, en s'appuyant sur une équipe d'énergumènes cinglés en quête de grille-pains intergalactiques et toujours à l'affût de la moindre gaffe.
La finalité de tout ça ? Sauver le Monde, pardi !
Et si vous n'y comprenez rien, soyez rassuré, eux non plus.
Le père Joris, Anne-Gaëlle, Lou, le professeur Collogues, Monsieur Kiki et bien d'autres vont être aspirés dans le délire des nouveaux prophètes du millénaire. Et si leur quête semble insolite au départ, ils sont bien loin de s'imaginer qu'ils vont tutoyer les sommets de l'Etat et faire des roulés-boulés avec la météo.
Prenez donc vos aises et parcourez avec craintes les pages de ce qui sera : "LE DERNIER ROMAN AVANT LA FIN DU MONDE"!
Vous voilà averti.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Vendredi Lecture et Alexandre Jarry pour ce partenariat.

Deux prophètes un peu fou prêchent la fin du monde. Une étudiante qui a la poisse, une criminelle qui a la veine. Un curé qui fonde une secte. Rien ne les relie, sauf peut-être un souffle d'air. Les premiers ont une théorie, un peu fumeuse, qui se vérifie lorsque l'étudiante et la criminelle se retrouvent ensemble dans la même pièce. Au milieu, un curé qui tente de tirer son épingle du jeu.

L'entrée dans le vif du sujet m'a paru un peu longue. Il faut attendre presque le tiers du roman pour commencer à comprendre la place des personnages dans cette histoire et en surtout en quoi consiste cette histoire. Mais ce premier tiers un peu fastidieux passé, le roman prend de la vitesse et de situations rocambolesques en rebondissements inattendus, les personnages se voyant même sauvés le monde, l'auteur nous emmène dans un récit haut en couleur.

Les personnages sont extrêmement réalistes et attachants et les nous avons le plaisir d'avoir quelques clins d'oeil bien placés et qui feront sourire le lecteur. L'écriture est efficace, rythmée et entraînante. Un histoire entraînante, agrémentée d’un peu de suspense, beaucoup d’humour, le mélange est idéal pour vous faire passer un très bon moment.

Alexandre Jarry nous propose un roman aux accents surnaturels très chauvin mais qui fait mouche.

Je remercie Vendredi Lecture et Alexandre Jarry pour ce partenariat.

Ce roman a été lu au format numérique sur le Cybook Odyssey de Virgin.

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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 20:35

wiggins ANGLETERRE, 1894. Trois années ont passé depuis que Sherlock Holmes a disparu dans les chutes de Reichenbach après une lutte sans merci contre l’infâme Moriarty. Inconsolable, Wiggins est plus que jamais déterminé à se montrer digne du grand détective. Lorsqu’il est appelé au collège de Midhurst pour veiller sur le jeune Lowell Summerfield dont le père, un juge connu et redouté, a reçu des lettres de menaces, il voit là l’occasion de gagner enfin ses galons de détective-consultant.
À Midhurst, il découvre un monde surprenant qui vit replié sur lui-même. Derrière la façade austère, les règles strictes et le code de l’honneur, la violence rôde. La nuit, de mystérieuses réunions se tiennent dans la chapelle, et il arrive que des pas résonnent dans le grenier. Les grands, chargés de faire respecter la discipline parmi les plus jeunes, ont parfois une conception bien curieuse de l’autorité, et même les professeurs semblent avoir leurs petits secrets. Quel mystère Param le jeune Indien cherche-t-il à percer dans la bibliothèque ? De qui Ashley Lawrence a-t-il si peur ? Et pourquoi Sarah, la jeune fille qui travaille à la lingerie et dont Wiggins est tombé amoureux, est-elle aussi lunatique ? Les forces du mal sont à l’œuvre. Dans un tel panier de crabes où on ne peut faire confiance à personne, Wiggins parviendra-t-il à empêcher qu’il arrive malheur à Lowell Summerfield ?

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Libfly et Gulf Stream Éditeur pour ce partenariat.

Wiggins et la nuit de l’éclipse est un roman de littérature jeunesse, idéal pour les adolescents. Le format, bien que roman, vous permet d'avoir une lecture aisée à un coût vraiment intéressant moins de 14, dans la collection Courant Noir.

Fin du XIXème siècle en Angleterre, Wiggins est un jeune londonien vivant à Withechapel de vingt ans qui essaye de se créer une réputation de détective tel que celle de Sherlock Holmes. Il a côtoyé le fameux personnage de Sir Conan Doyle, mais dans un affrontement avec son pire ennemi, il est mort en tombant d'un précipice. Wiggins est un personnage un peu rustre, spontané, mais intelligent.

Un magistrat puissant qui doit condamné à mort un malheureux reçoit des lettres de menaces visant son fils. Le directeur de l'école dans lequel il est pensionnaire souhaite faire appel à une personne de l'extérieur pour le surveiller, et c'est le Docteur Watson qui leur conseille Wiggins. A son arrivée, il commence à mener son enquête, de la manière la plus discrète. Mais un drame arrive, le voisin de chambre du fils du magistrat est enlevé au milieu de la nuit alors que les garçons avaient échangé leur lit.

Avec un vocabulaire simple mais riche, l'auteur nous fait découvrir un jeune enquêteur au passé douloureux, qui doute, et qui est pourvu de faiblesses. Wiggins est le parfait héros qui possède des défauts et des qualités auquel chaque jeune lecteur pourra s'identifier facilement.

L'auteur sait doser savamment les différentes parties de son roman afin de tenir en haleine le lecteur. Les moments d'action font place au questionnement, puis à la vie quotidienne de ce pensionnat, laissant ainsi le temps de digérer les informations, de s'attacher ou non à tel personnage. L'enquête nous laisse le temps de faire nos suppositions, mais l'auteur sait créer des rebondissements nous prenant par surprise, et la surprise est de taille.

Les personnages sont assez caricaturaux ou du moins, ils ont suffisamment de différences entre eux pour bien les différencier et ne pas se perdre. L'environnement est sommairement décrit mais suffit largement à se l'imaginer. L'auteur laisse la place aussi au sentiment. Ce jeune Wiggins est un être humain et son attirance pour une joli demoiselle ou ses jugements parfois trop hâtifs dessinent un personnage complet et très sympathique.

En tant qu'adulte, j'ai lu assez rapidement ce roman et j'ai pris du plaisir à découvrir un jeune homme qui adulait Sherlock Holmes pour essayer de devenir aussi bon professionnellement que lui.

Ce roman est une manière d'introduire l'auteur classique qu'est Sir Conan Doyle à des jeunes afin de leur faire connaître quelques œuvres qui auront tant inspiré par la suite. A peine terminé, je l'ai proposé à mon fils de dix ans qui finira certainement par me demander de compléter sa nouvelle collection des Wiggins.

Je remercie Libly  et Gulf Stream Éditeur.

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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 08:44

silence Glasgow, de nos jours. Deux jeunes voyous blancs masqués font irruption dans la maison cossue d’une famille pakistanaise de la banlieue résidentielle en réclamant « Bob ». Quelques hurlements plus loin, le pater familias (un commerçant estimé et aisé) est embarqué par les jeunes voyous, ligoté et bâillonné. Arrivée sur les lieux, l’inspectrice Alex Morrow - qui cherche à se faire une place au soleil de la brigade malgré les rebuffades machistes de ses collègues - sent que quelque chose cloche. D’abord, il n’y a pas de Bob en la demeure, et l’on pourrait croire à une erreur si certains regards et certaines attitudes ne l’incitaient à penser que quelqu’un ment ; en tout cas, tout le monde a quelque chose à cacher. Elle la première… 
Etude du racisme ordinaire en milieu écossais, Le silence de minuit rejoint la tradition des romans policiers d’action où du nouveau surgit à chaque page, jusqu’au dénouement final, totalement imprévu.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier News Book et Le Masque pour ce partenariat.

Une famille de Glasgow, d’origine étrangère, en pleine nuit est prise en otage par deux hommes cagoulés. Ils recherchent Bob. Ils s’enfuient en emportant avec eux le père, un vieux monsieur, commerçant sans histoire, pratiquant. Ils le libèreront en contrepartie d’une rançon.

Alex Morrow est sergent dans la police mais à son grand désarroi c’est à son collègue qu’est confiée l’affaire. L’enquête commence de manière étrange, pourquoi une famille sans problème est concernée par une affaire aussi grave de grand banditisme.

Le roman est agencé en deux parties. Un chapitre suit les preneurs d’otage, un chapitre suit le sergent Morrow dans son enquête. Ainsi, de cette manière, le lecteur lit l’histoire du point de vue de chaque partie. La fin de chaque chapitre amorce une suite surprenante, et le lecteur se retrouve dans le chapitre suivant focalisant sur un autre personnage, et ainsi de suite. L’enquête avance, paisiblement, amenant ses contradictions, ses certitudes, donnant au lecteur de découvrir en même temps, sans aller trop vite, sans perdre une miette, son dénouement.

Denise Mina écrit avec une grande fluidité, de manière très descriptive de l’environnement pour s’imprégner de manière complète dans ce roman. Les personnages sont décrits aussi bien physiquement que psychologiquement, avec beaucoup de profondeur et de réalisme. Ils sont parfois très contradictoires et l’atout de ce roman réside dans ces personnages de tous les jours, aussi bons que mauvais, avec leurs émotions positives ou négatives. Elle prête aussi énormément d’attention au comportement des individus, même anodin le clignement des yeux, donnant toujours plus d’authenticité au texte.

Le dénouement perturbe, il est différent, et encore un fois, les personnages nous étonnent. Un roman très intéressant et travaillé. A lire...

Je remercie News Book et Le Masque pour ce partenariat.

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newsbook

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Citation :

 

Main contre main, il fit glisser son poignet pour le placer sur le sien, leva son petit doigt d'un millimètre pour tapoter le sien. Et soudain leurs doigts se trouvèrent, se mêlèrent, se parlèrent dans la langue des amoureux, se racontèrent des choses indicibles.

 

Vous avez aimé Le silence de minuit,

Vous aimerez peut-être,

 

Bloody Valéria de Stéphane Gravier

Viandes et légumes de Guillaume Gonzales

Les Leçons du Mal de Thomas H. Cook


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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 09:50

promessetenebres New York. Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle de souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct.
Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, dans le sillage de Rubis, femme envoûtante, plonge dans l’enfer. Celui de la Promesse des Ténèbres.

 

Je suis assis à mon poste, au travail, et un bouquin atterrit sur mon bureau. « Lis-le », me lance Eric en me serrant la main pour me saluer. Je lui rétorque que j’ai déjà lu du Chattam et qu’à chaque fois, j’ai trouvé ça moyen, mais il me réponds de le lire, parce qu’il est différent. Il avoue avoir mis quelques jours à s’en remettre tellement c’est glauque. Alors voilà, je l’ai lu et je vous fais part de mon ressenti.

Brady est un journaliste indépendant qui vend ses reportages à la presse spécialisée et sérieuse. Mais depuis quelques temps, il est à la recherche de quelque chose de différent. Son ami français lui conseille d’appeler Rubis, une jeune fille travaillant dans la pornographie. Ils se rencontrent, et se suicide d’une balle dans la tête devant lui. Pourquoi ? Pourquoi s’est-elle suicidée, pourquoi l’a-t-elle fait devant lui ? Brady commence son enquête qui va le mener dans les endroits les plus sordides, et le faire rencontrer des gens aux mœurs les plus sombres.

Dès les premières pages, vous entrez dans le vif du sujet. L’auteur n’attend pas la moitié du livre pour commencer à vouloir vous surprendre. Et j’avoue avoir été entraîné le premier tiers. Mais il faut admettre que l’histoire se tasse, l’enquête se déroulant relativement facilement, je me suis demandé même avec quelle facilité elle était menée. La dernière partie du livre, quant à elle, reste plus classique. Nous sommes loin des détails répugnants du début, et l’auteur laisse une plus grande ampleur à l’enquête, qui paraît beaucoup plus plausible.

Le personnage principal comme Brady, ou les personnages secondaires, sont décrit assez sommairement physiquement et psychologiquement aussi, ne me permettant pas de m’attacher à l’un ou à l’autre, et encore moins de comprendre, approuver ou juger quoique ce soit concernant leur comportement. Brady m’a même paru antipathique, sous cet aspect journalistique, qui se cherche lui-même, qui entreprend une enquête pour se retrouver ne permet pas de justifier jusqu’à quel point il la mène. Mais l’auteur sait manier sa plume de manière magistrale. Vous ne trouverez aucune lourdeur dans le récit et l’écriture reste fluide du début jusqu’à la fin.

Quant à l’ambiance du roman, elle est réellement glauque et sombre. C’est répugnant au point d’en être franchement dégoûté. C’est un livre à ne pas mettre entre les mains d’une âme sensible, certains passages sont littéralement à vomir. Mais j’imagine assez facilement que la fiction n’est malheureusement qu’un avant-goût amer de la triste réalité, et je suppose que l’auteur, comme tout bon auteur qui se renseigne sur le sujet avant d’écrire, pourra nous le confirmer.

Je remercie Eric pour m’avoir fait découvrir une autre facette de Maxime Chattam, entre des romans moyens et des romans dégueulasses je vous laisse faire votre choix, pour ma part c’est un auteur que je ne compte plus lire d’ici la fin du siècle.

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Citation :

 

C’est par la violence que nous nous sommes hissés au sommet, c’est par elle que nous nous sommes structurés, elle est la pièce maîtresse de notre évolution, de notre suprématie, et maintenant on veut croire qu’on la contrôle, qu’on la maîtrise. Connerie. La haine, l’agressivité sont le cancer que nous portons en nous, et le paradoxe est cruel : sans lui nous aurions disparu quelque part dans la préhistoire, et pourtant il nous ronge, il a besoin de toujours plus d’espace, c’est la raison d’être de la violence : bouillonner, croître, exploser. On propage ce cancer de génération en génération, on le transmet à nos enfants.

 

Vous avez aimé La promesse des ténèbres,

Vous aimerez peut-être,

 

La Conspiration du Temple de Steve Barry

Maléfices de Maxime Chattam

Dans la peau d'un autre de Xavier Müller


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