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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 08:38

lemurseffaceQue peuvent les mots face au fracas du vide ? Quand le feu enlace la plaine, quand la détresse lape nos mains comme une vieille chienne silencieuse. Comment coucher sur le papier ces mots pleins encore de salive sans en faire des pachas désséchés ? Ces questions sont légitimes. Mais la poésie s'en fout. A quoi sert la poésie ? A rien sans doute, c'est pour cela qu'elle est aussi vitale que le sang dans nos veines, que la rage et le rêve sous nos crânes d'ouragans. Un recueil qui ne soit pas un cercueil de mots ineptes. Pas facile. Prétentieux. Alors juste dealer ces rimes comme on fourgue des fleurs, à l'embrasure des tours. Passer quelques sensations, des mots en contrebande et puis après ça te regarde, ça nous regarde. A nous d'écrire la suite et surtout de la vivre... Le mur s'efface est un florilège de textes épars écrit du bout des lèvres entre 2001 et 2007. Du slam si on veut. De la poésie un peu aussi. Parce qu'un poème n'est jamais complètement perdu. Ca parle de luttes, de mémoire, d'espoirs, d'amour de corps qui ressentent et qui résistent.

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercie Libfly et L’Agitée pour ce partenariat.

Le mur s’efface est un recueil de poésie contemporaine. L’auteur les aura clamé à voix haute à différentes occasions de 2001 à 2007. Julien Delmaire un poète actuel, qui slame ses textes.

Dans Le mur s’efface, ce qui ressort le plus est la colère sourde de l’auteur. Les sujets évoqués ici sont assez difficiles puisqu’il s’agit de souffrance en prison, de prostitution, de junkies… Julien Delmaire s’accapare une idée, une émotion et de ce travail intime en sort un texte brut, violent et agressif.

Si les textes avaient été écrits sur une courte période, nous aurions pu imaginer un passage difficile dans son existence, mais pendant six longues années, il a travaillé à des textes d’une rare énergie sur des sujets qui pourtant lui sont très éloignés comme celui se situant pendant la seconde guerre mondiale ou sur celui encore de la prostituée. Ce n’est plus une période de sa vie qui est difficile mais toute sa vie… Alors pourquoi tant de colère ? Je lui souhaite de trouver le bonheur et de nous proposer un jour des textes un peu plus gais.

Malgré tout, les illustrations sont assez belles et représentatives du mal-être psychologique, de la déréliction de l’être, et la couverture est particulièrement réussie. Je regrette autant de colère dans si peu de pages. Un peu d’espoir, bordel…

Et pour clore cette chronique, je me suis essayé au slam, voici quelques lignes sans prétention.

 

a nous enfoncer des mots à coup de trique

il devrait s'essayer à la politique

avec ses faux airs anarchistes

s'inscrire à la gauche extrémiste

 

Je remercie Libfly et L'Agitée pour ce partenariat.

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Published by Skritt - dans Poésie
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