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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 15:24

gatsby« S’il faut dire la vérité, Jay Gatsby, de West Egg, Long Island, naquit de la conception platonicienne qu’il avait de lui-même. Il était fils de Dieu — expression qui ne signifie peut être rien d’autre que cela — et il lui incombait de s’occuper des affaires de son Père, de servir une beauté immense, vulgaire, clinquante. Aussi inventa-t-il la seule sorte de Jay Gatsby qu’un garçon de dix-sept ans était susceptible d’inventer, et il demeura fidèle à cette conception jusqu’à la fin. »

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercie Livraddict et les éditions Folio.

Gastby le magnifique est un roman à la première personne, Nick Carraway, qui habite la maison voisine à celle de Jay Gastby. Dans les années aux Etats-Unis, où les fortunes se font et se défont, Nick essayent de s’insérer sans beaucoup de conviction dans les milieux aisés de la banlieue New-Yorkaise. Il se lie d’amitié avec Gatbsy qui organise de fastueuses soirées et tente de retrouver son premier amour.

Ce roman traite de l’insouciance de gens riches à cette époque où aux Etats-Unis. Le personnage de Nick est très peu approfondi, laissant la part belle aux autres personnages qui orbitent autour de son ami Jay Gatsby. Des secrets enfouis, des rumeurs font de cet homme un mystère pour toute la jet-set de l’époque.

L’auteur prouve encore une fois quel talent il avait grâce à son écriture légère et… insouciante, nous faisant ressentir encore plus intensément le caractère si particulier et l’ambiance débauchée de cette époque dans ce milieu de jeunes riches à qui tout réussit. Ce roman est presque comme un témoignage des Etats-Unis des années 20 et 30 et j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire et à retrouver des similitudes avec De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen.

L’auteur nous raconte aussi le rêve américain grâce à ce Jay Gatsby qui démarre de rien et arrive à devenir un homme influent au point d’arriver à truquer le championnat de base-ball. Ce rêve que tous les résidents de ce grand pays ont mais que peu parviennent à réaliser, et cette jalousie aussi des nantis nés avec une cuillère en argent dans la bouche.

Un beau roman sur la société américaine qui se lira facilement, rapidement et avec beaucoup de plaisir.

Un auteur qui ne déçoit jamais et qui dans cette traduction inédite nous permettra de le retrouver avec un nouvel intérêt.

Je remercie Livraddict et Folio pour ce partenariat.

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commentaires

jerome 04/03/2012 07:47

Un classique que j'ai beaucoup aimé découvrir. Mon avis ici : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/03/gatsby-le-magnifique.html

Valériane 14/02/2012 20:22

Étonnant de lire votre article enthousiaste sur Gatsby, roman que j'ai adoré, mais qui traite d'un contexte entre deux guerre, assez proche de celui de "Parce que la vie est un risque", que vous
semblez avoir détesté. Je ne l'ai pas lu mais connaissant bien la vie de la journaliste écrivain Annemarie Schwarzenbach, (existence tragique, sinisée par sa propre mère qui a été jusqu'à détruire
tous les articles et écrits de sa fille), et dont semble s'être inspirée l'auteur, Laure Danglade, le même sceau marque ces deux romans : le désenchantement... et "l’insouciance de gens riches à
cette époque". Je pense que l'éditeur n'a pas cherché à masquer cela si je me réfère à sa 4e de couv. : "Des années 30 au début de la Seconde Guerre Mondiale, une jeune femme écrit, voyage, souffre
et se bat. Moins contre un ennemi extérieur, le fascisme galopant, qu’aux fins d’ordonner son propre chaos.

« Journal non intime » : la formule de l’écrivain suisse Annemarie Schwarzenbach pourrait qualifier ce récit à la première personne, d’autant plus qu’elle ne lui est pas étrangère. Sa silhouette
costumée se devine dans ces pages, mais se devine seulement.

Car, bel et bien, il s’agit d’une fiction, de libertés prises avec la justesse biographique ; d’un être considéré comme archétype d’une jeunesse consciente, de ce fait souffrante, lequel, à ce
titre, se déploie au-delà de lui-même, jusqu’à nous permettre de humer l’air d’une époque."

En ces temps où l'on revient à des valeurs pseudo judéo-chrétiennes qui ont tant fait de mal par le passé, un ouvrage consacré à une femme homosexuelle qui par ses écrits a combattu le fascisme à
sa manière, quitte à s'exiler, quitte à ce que sa famille l'efface totalement des mémoires, je pense qu'une seconde lecture après avoir parcouru la vie de cette femme "libre" devenue égérie dans le
milieu homosexuel, qui nous replace dans un contexte assez actuel, devrait s'imposer naturellement à l'auteur de ce blog.

On ne choisit pas là où l'on nait, on ne choisit pas qui l'on est ! mais l’honnêteté intellectuelle de cette époque devrait nous faire rougir à l'heure où nous ne savons plus ce que cela veut dire
!

Skritt 15/02/2012 19:17



J'ai moins apprécié Parce que la vie est un risque parce que le personnage est égoïste, dépressif et pathétique, alors que dans Gatsby, le personnage Carraway est en retrait pour faire
briller les autres...



Enigma 12/02/2012 18:06

J'ai lu ce roman l'année dernière et j'avais bien aimé, mais sans plus. Je pense tout de même découvrir d'autres romans de cet auteur. =)

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