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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 09:20

belamiLe monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules. La réussite, les honneurs, les femmes et le pouvoir : le monde n'a guère changé. On rencontre toujours - moins les moustaches - dans les salles de rédaction ou ailleurs, de ces jeunes aventuriers de l'arrivisme et du sexe.

Comme Flaubert, mais en riant, Maupassant disait de son personnage, l'odieux Duroy : «Bel-Ami, c'est moi.» Et pour le cynisme, la fureur sensuelle, l'athéisme, la peur de la mort, ils se ressemblaient assez. Mais Bel-Ami ne savait pas écrire, et devenait l'amant et le négrier d'une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain. Universel, déjà, mais par son réalisme, ses obsessions et ses névroses, encore vivant aujourd'hui.

 

Que dire ? C'est un chef-d'oeuvre. Ce roman se lit très facilement et avec beaucoup de plaisir. L'écriture est très fluide. L'histoire de ce Georges Duroy, un opportuniste dans le travail, avec les femmes, dans les relations sociales, est magnifiquement bien menée. Sa vie est d'un réalisme poignant et tantôt, on l'aime, tantôt, on le déteste. Si vous n'êtes pas habitués à lire des romans classiques, ou que vous n'aimez pas les lire, la nostalgie des cours de français au lycée vous obligeant à changer de rayon dans votre librairie, je vous conseille tout de même très fortement de vous procurer un exemplaire de Bel-Ami et de le dévorer. Vous commencerez tranquillement la lecture et très vite, vous l'engloutirez.

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