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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:11

algracedeshommes

Dans le nord de l'Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l'agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l'idée d'héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Alors que les mois passent, contraints de partager le quotidien, de travailler côte à côte cette terre gelée et hostile, le fermier et les siens se laissent peu à peu apprivoiser par la condamnée. Encouragée par le pasteur, Agnes livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n'est pas forcément celle que tous pensaient connaître. Inspiré de la véritable histoire d'Agnes Magnúsdóttir, la dernière femme condamnée à mort en Islande, A la grâce des hommesest un roman sur la vérité, celle que nous croyons savoir et celle à laquelle nous voulons croire.

 

A la grâce des hommes est le premier roman de Hannah Kent. Il se déroule dans l'Islande du XIXème siècle et raconte les derniers mois d'une femme, Agnes, condamnée à mort, et vouée à vivre auprès de fermiers pendant sa détention.
Ce récit est un témoignage romancé de la dernière personne à avoir été mise à mort en Islande. Une femme accusée du meurtre d'un homme et qui doit, faute de moyen, vivre avec une famille qui ne l'aime pas, la craint et la repousse.
Au fil des pages, Agnes se révèle être une personne extrêmement attachante, qui raconte sa vie et les faits simplement, auprès du révérend et de la maîtresse de maison. Le récit est touchant. Au delà du roman, l'auteur nous décrit les conditions de vie des Islandais et particulièrement les fermiers du XIXème siècle. La vie est rude et les hivers difficiles. La mort est omniprésente et pourtant la vie est belle, magnifique.
La vie de tous les jours se fait dans la promiscuité avec les habitants de la ferme, le couple mais aussi leurs filles. Il apparaît que les Islandais sont accueillants, travailleurs et heureux, malgré la misère. En revanche, il est choquant de découvrir l'appartenance d'une servante à son maître, qui a le droit de s'opposer à son mariage par exemple. L'époque permettait certainement ce genre de réaction, que nous retrouvons malgré tout de nos jours dans d'autres régions du monde. Mais dans l'ensemble, les Islandais ont l'air d'être des gens très respectueux des autres, et la condition féminine avait l'air d'être en avance sur son temps.
Les différents personnages qui gravitent autour d'Agnes sont les membres de la famille et le révérend. Il est facile d'arriver à se les représenter autant physiquement que sur le plan psychologique.
Enfin, l'écriture de l'auteur est fluide sans lourdeur.
C'est une très belle histoire qui se raconte dans ses pages, bien qu'elle finisse de manière tragique, c'est un bel hommage à la dernière condamnée à mort en Islande.
Je remercie Babelio et Presses de la cité pour ce partenariat.

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babelio

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